Les avis de CFE 2026 sont disponibles depuis le 2 novembre dans l’espace professionnel du site impots.gouv.fr. Les entreprises ont jusqu’au 15 décembre 2026 inclus pour payer cette cotisation foncière, uniquement par voie dématérialisée. Aucun avis papier n’est envoyé.
La cotisation foncière des entreprises (CFE) est un impôt local. Elle finance les communes et les intercommunalités. Voici les dates à retenir, les modes de paiement et les cas d’exonération.
Qui doit payer la CFE 2026 ?
La CFE concerne en principe toute entreprise ou personne qui exerce une activité professionnelle non salariée de façon habituelle. Cela inclut les sociétés, les commerçants, les artisans et les professions libérales. De plus, les micro-entrepreneurs la paient aussi, sauf exonération.
En pratique, l’entreprise la doit dans chaque commune où elle dispose de locaux ou de terrains. Son montant dépend de la valeur locative de ces biens et du taux voté par la commune ou l’intercommunalité.

Où trouver son avis de CFE 2026 ?
L’avis se consulte uniquement en ligne, dans l’espace professionnel du site impots.gouv.fr. L’administration fiscale a annoncé sa mise en ligne le 2 novembre 2026.
Pour y accéder, il faut d’abord avoir créé son espace professionnel. Le code d’activation arrive ensuite par courrier, ce qui prend quelques jours. Il est donc conseillé de ne pas attendre la dernière semaine pour s’en occuper.
Comment payer avant le 15 décembre ?
Le paiement doit se faire de façon dématérialisée. Concrètement, trois solutions existent :
- le prélèvement mensuel, pour les entreprises qui l’ont déjà choisi ;
- le prélèvement à l’échéance, prélevé après la date limite ;
- le paiement direct en ligne, avec le bouton « Payer » de l’espace professionnel.
Pour le prélèvement à l’échéance, l’adhésion reste possible jusqu’au 30 novembre 2026 inclus. On peut s’inscrire en ligne ou par téléphone au 0 806 807 807, du lundi au vendredi de 8 h 30 à 18 h.
Par ailleurs, les entreprises déjà mensualisées ou prélevées à l’échéance n’ont rien à faire si leur situation n’a pas changé. Il suffit alors de vérifier le montant de l’avis.
Que se passe-t-il en cas de retard ?
Passé le 15 décembre, une majoration de 5 % s’applique sur les sommes impayées, selon la documentation de la DGFiP. Un paiement par un autre moyen que les modes dématérialisés peut aussi entraîner une pénalité.
Par exemple, pour une CFE de 600 euros réglée en retard, la majoration atteint 30 euros. C’est pourquoi il vaut mieux programmer le paiement dès la réception de l’avis.

Quelles exonérations pour la CFE 2026 ?
Plusieurs situations permettent de ne pas payer la CFE, ou de payer moins. Selon la fiche officielle de Service-Public.fr, vérifiée le 2 avril 2026 :
- l’entreprise est exonérée l’année de sa création ;
- l’année suivante, elle bénéficie d’une base d’imposition réduite de moitié ;
- l’entreprise est exonérée si son chiffre d’affaires hors taxes de l’avant-dernière année ne dépasse pas 5 000 euros.
Ainsi, un micro-entrepreneur qui a réalisé au plus 5 000 euros de chiffre d’affaires en 2024 ne paie pas de CFE en 2026. Toutefois, il doit rester attentif à l’avis : en cas d’erreur, une réclamation auprès du service des impôts des entreprises s’impose.
Comment fonctionne la cotisation minimum ?
Lorsque les locaux ont une faible valeur locative, ou en l’absence de local, l’entreprise paie une cotisation minimum. En effet, la commune fixe sa base dans une fourchette qui dépend du chiffre d’affaires de l’avant-dernière année.
| Chiffre d’affaires HT (N-2) | Base minimum 2026 |
|---|---|
| jusqu’à 10 000 € | de 250 à 597 € |
| de 10 001 à 32 600 € | de 250 à 1 194 € |
| de 32 601 à 100 000 € | de 250 à 2 509 € |
| de 100 001 à 250 000 € | de 250 à 4 183 € |
| de 250 001 à 500 000 € | de 250 à 5 974 € |
| plus de 500 000 € | de 250 à 7 769 € |
Attention toutefois, il s’agit d’une base et non du montant à payer. Le taux voté par la collectivité s’applique ensuite à cette base.
Faut-il verser un acompte ?
Oui, mais seulement pour les plus grosses cotisations. Lorsque la CFE de l’année précédente dépassait 3 000 euros, l’entreprise a dû verser un acompte de 50 % en juin. Elle règle donc le solde au 15 décembre.

Quelles erreurs vérifier sur son avis de CFE 2026 ?
Avant de payer, il est utile de relire l’avis. D’abord, vérifiez l’adresse des locaux imposés. En effet, un local fermé ou cédé peut encore apparaître si le changement n’a pas été signalé.
Ensuite, contrôlez la surface et l’usage déclarés. Une erreur sur ces éléments modifie la valeur locative, donc le montant. Enfin, assurez-vous que l’exonération de création ou celle liée au faible chiffre d’affaires a bien été appliquée.
En cas d’erreur, la réclamation se fait depuis la messagerie de l’espace professionnel. Toutefois, une réclamation ne suspend pas automatiquement le paiement. Il faut donc demander expressément un sursis de paiement si l’on conteste le montant.
Que faire en cas de difficulté pour payer ?
Une entreprise en difficulté peut contacter son service des impôts des entreprises avant la date limite. Celui-ci peut, au cas par cas, accorder des délais de paiement. Mieux vaut donc anticiper plutôt que laisser passer l’échéance du 15 décembre.
Côté collectivités
La CFE reste une recette fiscale importante pour les communes et les intercommunalités, surtout depuis la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales. Ce sont elles qui votent le taux et la base minimum.
Les élus peuvent aussi décider de certaines exonérations, par délibération, dans les conditions fixées par la loi. Ces choix pèsent sur l’attractivité locale pour les artisans et commerçants. Notre article sur l’investissement des communes montre l’importance de ces ressources, tout comme celui sur la taxe d’habitation des résidences secondaires.
CFE 2026 : ce qu’il faut retenir
- avis en ligne depuis le 2 novembre 2026, dans l’espace professionnel ;
- paiement au plus tard le 15 décembre 2026, uniquement de façon dématérialisée ;
- adhésion au prélèvement à l’échéance possible jusqu’au 30 novembre 2026 ;
- majoration de 5 % en cas de retard ;
- exonération si le chiffre d’affaires de l’avant-dernière année ne dépasse pas 5 000 euros ;
- exonération l’année de création, puis base réduite de moitié l’année suivante.
Sources : impots.gouv.fr, actualité du 2 novembre 2026 ; Service-Public.fr Entreprendre, actualité A19130 du 5 novembre 2026 ; Service-Public.fr Entreprendre, fiche F23547 ; impots.gouv.fr, prélèvement de la CFE, consultés le 6 novembre 2026. Photos : StellrWeb, Jakub Żerdzicki, Mehdi Mirzaie, Ömer Haktan Bulut / Unsplash.
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