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La fréquentation touristique 2026 a atteint un niveau record cet été dans les hôtels, campings et résidences de tourisme. Selon l’Insee, ces hébergements ont totalisé 260,5 millions de nuitées entre mai et août, soit 1,1 % de plus qu’en 2025. C’est le plus haut niveau depuis quinze ans. La hausse vient surtout des vacanciers résidant en France, tandis que la clientèle étrangère reste stable. Voici les chiffres clés, territoire par territoire.
La fréquentation touristique 2026 a été mesurée par l’Insee dans une étude parue le 29 septembre 2026. Elle porte sur la saison d’été, de mai à août, dans les hébergements collectifs de tourisme. Les données de juillet et d’août restent toutefois provisoires.
Ainsi, les résultats publiés par l’Insee couvrent les hôtels, les campings et les autres hébergements collectifs, comme les résidences de tourisme. En revanche, les locations entre particuliers sur les plateformes ne sont pas comptées.
Quel est le bilan de la fréquentation touristique 2026 cet été ?
Les hébergements collectifs ont enregistré 260,5 millions de nuitées. C’est 2,8 millions de plus qu’à l’été 2025, qui en comptait 257,8 millions. La progression atteint donc 1,1 %.
Par ailleurs, ce total dépasse nettement celui de 2019, avant la crise sanitaire. Cette année-là, l’Insee comptait 241,4 millions de nuitées sur la même période. Le niveau de 2026 est ainsi le plus élevé depuis quinze ans.
Une nuitée correspond à une nuit passée par une personne. Une famille de quatre qui dort une semaine au camping représente donc 28 nuitées.

Hôtels, campings, résidences : qui progresse le plus ?
Le camping reste le premier mode d’hébergement de l’été. Il a totalisé 126,5 millions de nuitées, en hausse de 1,1 %. Les hôtels progressent un peu plus vite, avec 92,0 millions de nuitées, soit +1,7 %.
En revanche, les autres hébergements collectifs reculent légèrement. Ils passent de 42,2 à 42,0 millions de nuitées, soit -0,4 %. Les résidences de tourisme, qui en font partie, progressent toutefois de 29,1 à 29,6 millions.
Clientèle française ou étrangère : d’où vient la hausse ?
La hausse s’explique entièrement par les touristes résidant en France. Leurs nuitées progressent de 1,6 %. Ils représentent plus de deux nuitées sur trois dans ces hébergements.
De son côté, la clientèle étrangère reste stable sur la saison. Elle recule même en août par rapport à l’an dernier. Sa part dans les nuitées passe de 31,8 % en 2025 à 31,5 % en 2026.
Dans les hôtels, les Américains restent la première clientèle étrangère, avec 5,4 millions de nuitées. Viennent ensuite les Britanniques (4,3 millions), puis les Allemands (3,9 millions). En revanche, la clientèle espagnole recule de 8,5 %, la clientèle chinoise de 9,0 % et la clientèle japonaise de 10,8 %.
Dans les campings, les Néerlandais restent en tête, avec 11,8 millions de nuitées, mais en baisse de 3,1 %. Les Allemands sont les seuls du top cinq à progresser, de 1,3 %.

Fréquentation touristique 2026 : quels territoires gagnent et perdent ?
Le littoral totalise 106,3 millions de nuitées, en hausse de 1,4 %. Cependant, les façades maritimes connaissent des évolutions très différentes.
- Manche Est – mer du Nord : +5,6 %, à 9,4 millions de nuitées ;
- Nord Atlantique – Manche Ouest : +5,0 %, à 26,4 millions ;
- Méditerranée : +0,3 %, à 46,6 millions, avec un mois d’août en baisse ;
- Sud Atlantique : -2,3 %, à 22,4 millions, une baisse que l’Insee relie en partie aux incendies de juillet.
Ensuite, les massifs de montagne progressent de 1,3 %, à 45,0 millions de nuitées. Les espaces ruraux gagnent 3,2 %, soit 3,7 millions de nuitées de plus. À l’inverse, les grandes villes reculent de 3,9 %. L’Insee y voit notamment l’effet des vagues de chaleur.
Enfin, le tourisme d’affaires repart, avec +7,6 % hors campings. Il reste pourtant inférieur de 36 % à son niveau de 2019.

Ce que ces chiffres changent pour les communes
Pour les élus, ces chiffres donnent un repère utile. Une commune rurale ou du littoral de la Manche peut ainsi comparer sa saison à la tendance nationale. Les recettes de taxe de séjour suivent en effet le nombre de nuitées déclarées par les hébergeurs.
De plus, plusieurs territoires publient leur propre bilan. Nos articles sur le bilan touristique de Vichy et sur Saint-Marcellin Vercors montrent comment des offices de tourisme mesurent leurs résultats.
Les grandes villes, elles, devront suivre de près l’effet des fortes chaleurs. La baisse de 7,7 % des nuitées étrangères dans les zones urbaines denses est en effet l’un des signaux faibles de l’été.
Fréquentation touristique 2026 : ce qu’il faut retenir
- 260,5 millions de nuitées entre mai et août 2026, soit +1,1 % sur un an et un record depuis quinze ans.
- La hausse vient des touristes résidant en France (+1,6 %) ; la clientèle étrangère reste stable.
- Hôtels +1,7 %, campings +1,1 %, autres hébergements collectifs -0,4 %.
- Forte hausse sur la Manche et le Nord Atlantique, baisse sur le Sud Atlantique et dans les grandes villes.
- Données de juillet et août encore provisoires ; locations entre particuliers non comptées.
Sources : Insee Focus n° 387, « Saison touristique d’été 2026 », Gilles Valaison, 29 septembre 2026, consulté le 7 novembre 2026. Photo à la une : Luna Wang / Unsplash.
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