La carte mobilité inclusion (CMI) ouvre droit au stationnement gratuit, à une priorité dans les files d’attente ou à des avantages fiscaux et de transport. Elle comporte trois mentions, aux conditions différentes. Qui peut l’obtenir, comment la demander, combien de temps elle reste valable : les réponses pratiques.
Carte mobilité inclusion : à quoi sert-elle ?
Ainsi, la carte mobilité inclusion remplace les anciennes cartes d’invalidité, de priorité et de stationnement. Elle est personnelle : elle suit la personne handicapée, et non un véhicule.
De même, elle existe en trois mentions, qui peuvent se cumuler sur deux cartes distinctes. Chaque mention répond à une situation précise.
Quelles sont les trois mentions de la carte ?
| Mention | Avantages principaux | Condition |
|---|---|---|
| Stationnement | Stationnement gratuit, y compris sur les places réservées | Capacité de déplacement à pied très réduite ou besoin d’un accompagnement ; ou GIR 1 ou 2 |
| Priorité | Places assises prioritaires, priorité aux caisses et dans les files d’attente | Taux d’incapacité inférieur à 80 % rendant la station debout pénible |
| Invalidité | Avantages de la mention priorité, plus réductions de transport, avantages culturels, dispositions d’emploi et avantages fiscaux | Taux d’incapacité d’au moins 80 % ou pension d’invalidité de 3e catégorie |
La mention stationnement
Ainsi, elle s’accorde quel que soit le taux d’incapacité. Ce qui compte, c’est la difficulté à se déplacer à pied ou le besoin d’être accompagné. Les personnes classées en GIR 1 ou 2 au sens de la grille Aggir y ont aussi droit.
En outre, la carte se place derrière le pare-brise. Elle vaut pour tout véhicule qui transporte son titulaire.
La mention priorité
Par ailleurs, elle concerne les personnes dont le taux d’incapacité reste sous 80 %, mais pour qui rester debout est pénible. L’accompagnant bénéficie des mêmes avantages.
La mention invalidité
De plus, elle s’adresse aux personnes dont le taux d’incapacité atteint au moins 80 %, ou qui perçoivent une pension d’invalidité de troisième catégorie. Elle peut porter la sous-mention « besoin d’accompagnement » ou « cécité ».
Avec cette mention, la carte priorité devient donc inutile : la mention invalidité en reprend tous les avantages.

Qui peut demander la carte mobilité inclusion ?
En pratique, il faut d’abord remplir l’une des conditions médicales ci-dessus. Il faut ensuite être de nationalité française, ressortissant de l’Espace économique européen ou titulaire d’un titre de séjour valide, et résider dans le département où la demande est déposée.
Comment demander la carte mobilité inclusion ?
Concrètement, la démarche dépend de votre situation.
- Vous demandez ou percevez l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) : la demande passe par les services du département.
- Dans les autres cas : la demande se dépose auprès de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), en ligne ou par courrier, avec le formulaire Cerfa 15692*01.
Joignez un certificat médical récent et les justificatifs demandés par la MDPH. Un dossier complet évite des allers-retours.
Qui décide ?
En pratique, le président du conseil départemental prend la décision. Hors APA, la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) examine d’abord le dossier.
Combien de temps pour recevoir la carte ?
Une fois la décision prise, l’Imprimerie nationale fabrique la carte. Elle arrive en général en une dizaine de jours. Le délai d’instruction par la MDPH, lui, varie selon les départements.

Combien de temps la carte reste-t-elle valable ?
D’abord, la durée d’attribution va en général de 1 à 20 ans. La carte peut être attribuée à titre définitif dans certains cas : par exemple, mention invalidité avec un taux d’au moins 80 % et un handicap qui ne peut pas s’améliorer, ou personnes classées en GIR 1 ou 2 au titre de l’APA.
Pensez à renouveler la demande plusieurs mois avant l’échéance, car l’instruction prend du temps.
Carte perdue ou volée : que faire ?
Une carte perdue ou volée peut être remplacée en ligne. Le remplacement coûte 10 euros.
Que faire en cas de refus ?
Un recours administratif préalable obligatoire doit d’abord être adressé au président du conseil départemental. Celui-ci dispose de deux mois pour répondre.
Ensuite, en cas de nouveau refus, le délai de recours est de deux mois. Le tribunal administratif est compétent pour la mention stationnement ; le tribunal judiciaire l’est pour les mentions priorité et invalidité.

Des changements à venir ?
La loi n° 2026-492 du 12 juin 2026 prévoit des mesures concernant la mention stationnement et l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé. Toutefois, elles ne s’appliqueront qu’après la publication des textes d’application. À ce jour, les règles décrites ci-dessus restent en vigueur.
Carte mobilité inclusion et autres droits
La carte ne remplace pas les autres prestations. Selon la situation, une personne handicapée peut aussi relever d’une pension d’invalidité. Ses proches aidants peuvent, de leur côté, valider des trimestres grâce à l’assurance vieillesse des aidants.
Côté collectivités
Les communes gèrent souvent le stationnement de surface. Les agents de surveillance doivent connaître la règle : un véhicule qui affiche une carte mention stationnement valide peut en principe stationner gratuitement, y compris sur les places réservées. Les CCAS orientent aussi les habitants vers la MDPH pour monter le dossier.
Carte mobilité inclusion : ce qu’il faut retenir
- Trois mentions : stationnement, priorité et invalidité, avec des conditions distinctes.
- Demande auprès de la MDPH (Cerfa 15692*01) ou du département si l’APA est en jeu.
- Fabrication par l’Imprimerie nationale, en général en une dizaine de jours après la décision.
- Validité de 1 à 20 ans, parfois définitive ; remplacement en ligne pour 10 euros.
- Détails sur la fiche officielle de Service-Public.
Sources : Service-Public, fiche « Carte mobilité inclusion (CMI) » (F34049), vérifiée le 28 avril 2026, consultée le 2 novembre 2026 ; loi n° 2026-492 du 12 juin 2026. Photos d’illustration : Jakub Pabis, marianne bos, AbsolutVision, Waldemar Brandt / Unsplash.
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