Votre nouveau taux de prélèvement à la source peut apparaître sur votre salaire ou votre pension en septembre. Pourtant, certains contribuables verront aussi un prélèvement bancaire le 15 septembre. Il ne s’agit pas nécessairement d’un double paiement.
Le calendrier fiscal de septembre prévoit ce jour-là le neuvième acompte mensuel de prélèvement à la source pour les revenus qui ne disposent pas d’un organisme collecteur. Les travailleurs indépendants, professions libérales et agriculteurs figurent notamment parmi les publics concernés. D’autres revenus, comme les revenus fonciers, suivent également le mécanisme des acomptes contemporains.
Comprendre cette différence évite de confondre retenue mensuelle et prélèvement bancaire.

Le salaire subit une retenue directement sur la fiche de paie
Pour un salarié, l’employeur joue le rôle de collecteur. Il applique le taux transmis par l’administration. Le montant apparaît donc directement sur le bulletin de paie.
Même logique pour une pension versée par une caisse de retraite ou une allocation versée par certains organismes collecteurs. Le contribuable ne voit pas nécessairement un prélèvement fiscal distinct sur son compte bancaire.
Les revenus sans collecteur fonctionnent autrement
Un propriétaire qui perçoit des loyers ne dispose pas d’un employeur chargé de retenir l’impôt sur ces revenus. De même, un indépendant ne reçoit pas son revenu d’un organisme chargé d’appliquer une retenue comparable à celle d’un salaire. L’administration utilise donc un acompte bancaire.
Le montant est prélevé directement sur le compte du contribuable. Bercy fixe au 15 septembre 2026 le neuvième prélèvement mensuel d’acompte pour les revenus sans collecteur.
Pourquoi le montant peut-il changer en septembre ?
Le prélèvement à la source s’actualise après la déclaration annuelle. Les revenus déclarés au printemps servent à recalculer certains éléments applicables à partir de septembre. Un propriétaire dont les revenus locatifs ont progressé peut donc constater une modification de son acompte.
À l’inverse, une baisse déclarée peut réduire le prélèvement. Cependant, l’administration ne connaît pas toujours immédiatement les changements intervenus en cours d’année. Le contribuable peut donc avoir intérêt à actualiser son prélèvement lorsqu’un revenu disparaît ou évolue fortement.

Revenus fonciers : pourquoi le compte est débité
Les loyers perçus par un propriétaire entrent généralement dans les revenus fonciers lorsqu’il s’agit d’une location nue. Ces revenus ne passent pas par un collecteur. L’impôt correspondant prend donc la forme d’acomptes.
Ainsi, voir un prélèvement fiscal sur son compte le 15 septembre n’indique pas nécessairement un retard. Il peut simplement correspondre au fonctionnement normal du prélèvement à la source. Le même foyer peut donc avoir une retenue sur salaire et, parallèlement, un acompte bancaire pour ses loyers.
Pension alimentaire : attention au sens du paiement
Une pension alimentaire peut également entrer dans le mécanisme des acomptes lorsqu’elle constitue un revenu imposable pour le bénéficiaire. Il faut distinguer celui qui verse la pension de celui qui la perçoit. Les conséquences fiscales ne sont pas les mêmes.
Le bénéficiaire imposable peut être soumis à un acompte. Le débiteur peut, sous conditions, bénéficier d’une déduction. Ne comparez donc pas uniquement le montant versé avec le prélèvement observé.
Mensuel ou trimestriel : tous les contribuables ne sont pas prélevés le même jour
Le prélèvement mensuel constitue le fonctionnement courant. Cependant, certains contribuables ont choisi une périodicité trimestrielle. Dans ce cas, les échéances diffèrent.
Avant de considérer qu’un paiement manque ou apparaît en double, consultez la rubrique « Gérer mon prélèvement à la source » dans votre espace Finances publiques. Vous y trouverez les acomptes programmés.

Que faire si vous ne percevez plus le revenu ?
Un propriétaire peut avoir vendu son logement. Un indépendant peut avoir cessé son activité. Une pension alimentaire peut aussi s’interrompre.
Dans ces situations, continuer à subir le même acompte n’a pas toujours de sens. L’administration permet de gérer ou modifier les acomptes depuis l’espace fiscal, lorsque les conditions sont remplies. Ne supprimez toutefois pas un prélèvement bancaire depuis votre banque sans modifier votre situation auprès de la DGFiP.
Vous risqueriez de créer un incident de paiement plutôt qu’une mise à jour fiscale.
Le 15 septembre ne doit pas être confondu avec le solde d’impôt
Septembre comporte plusieurs échéances. Le 15 septembre correspond notamment aux acomptes et à certaines dates fiscales. Le 25 septembre, un autre prélèvement peut intervenir pour le solde de l’impôt sur le revenu.
Si le montant restant dû dépasse 300 euros, Bercy prévoit quatre échéances jusqu’en décembre. Un contribuable peut donc voir plusieurs mouvements fiscaux dans le même mois. Ils ne correspondent pas au même impôt ou à la même période.
Comment vérifier avant le débit ?
Connectez-vous à impots.gouv.fr. Ouvrez votre espace Finances publiques. Consultez la rubrique consacrée au prélèvement à la source.
Regardez le montant et la date de l’acompte. Vérifiez également le compte bancaire enregistré avant le prélèvement du 25 septembre. Si la somme vous paraît incohérente, comparez-la avec vos derniers revenus déclarés.
En cas de doute, utilisez la messagerie sécurisée.
Le prélèvement du 15 septembre n’est donc pas forcément une anomalie
Pour les contribuables concernés, il s’agit d’un prélèvement prévu dans le calendrier. La confusion vient surtout du fait que septembre combine plusieurs mécanismes. Le taux appliqué aux salaires peut changer.
Un acompte bancaire peut être prélevé. Et le solde de l’impôt peut aussi commencer à être débité à partir du 25 septembre. La première vérification doit donc porter sur le libellé du prélèvement et sa nature, pas uniquement sur son montant.
