Depuis le 1er septembre 2026, MaPrimeRénov’ ne finance plus plusieurs familles de travaux dans son parcours « par geste ». Les demandes déposées à partir de cette date ne peuvent plus obtenir les anciens forfaits pour l’isolation, la ventilation, certains équipements au bois, les chauffe-eau thermodynamiques et plusieurs solutions solaires. La date importante n’est pas seulement celle du devis : l’arrêté du 25 août vise la date de dépôt de la demande de prime. Les propriétaires qui avaient préparé un chantier sans déposer leur dossier avant le 1er septembre doivent donc revoir leur plan de financement avant de commencer les travaux.

Les nouvelles exclusions s’appliquent aux demandes déposées depuis le 1er septembre
Le texte publié au Journal officiel le 27 août 2026 précise la règle transitoire. Les suppressions s’appliquent aux demandes de primes déposées à compter du 1er septembre 2026.
Un devis obtenu ou même signé avant cette date ne suffit donc pas à conserver automatiquement l’ancien régime. À l’inverse, un dossier effectivement déposé avant le 1er septembre doit être examiné selon les règles qui lui étaient applicables, sous réserve de sa recevabilité et des autres conditions.
L’isolation sort du parcours MaPrimeRénov’ par geste
Les travaux d’isolation thermique ne bénéficient plus du parcours par geste pour les nouvelles demandes. Service-Public, mise à jour le 27 août 2026, cite notamment l’isolation des rampants de toiture, des plafonds de combles et des toitures-terrasses.
La suppression couvre plus largement les forfaits d’isolation retirés par l’arrêté. Un propriétaire qui comptait financer séparément ses murs, ses combles ou une autre paroi ne doit donc pas reprendre un ancien barème trouvé en ligne.
L’isolation peut rester intégrée à un projet de rénovation d’ampleur lorsque les conditions de ce parcours sont remplies. Il faut alors vérifier le gain énergétique, l’accompagnement requis et l’ensemble du programme de travaux.
Les systèmes de ventilation ne sont plus financés seuls
Les systèmes de ventilation font aussi partie des dépenses retirées. Cette exclusion peut surprendre les ménages qui prévoyaient une VMC parallèlement à un geste d’isolation ou pour améliorer la qualité de l’air.
Le fait qu’une ventilation reste techniquement utile ne signifie pas qu’elle conserve un forfait MaPrimeRénov’ par geste. Son coût doit être réintégré au reste à charge ou examiné dans un projet global avec un conseiller France Rénov’.

Les équipements au bois et autres biomasses sont concernés
Le parcours par geste ne finance plus l’installation d’équipements indépendants de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire fonctionnant au bois ou avec d’autres biomasses.
Cette formulation recouvre les forfaits supprimés par le nouvel arrêté. Elle ne signifie pas que l’équipement devient interdit. Elle signifie que le ménage ne peut plus compter sur ce financement précis pour une demande déposée depuis le 1er septembre.
Avant toute commande, demandez à l’entreprise RGE un devis distinguant clairement l’équipement, la pose et les travaux induits. Cette ventilation permet de recalculer le budget sans intégrer une aide devenue inapplicable.
Les chauffe-eau thermodynamiques sont retirés du parcours
Les pompes à chaleur dédiées à la seule production d’eau chaude sanitaire sortent également du parcours par geste. Il s’agit notamment du principe utilisé par un chauffe-eau thermodynamique.
Cette exclusion ne doit pas être confondue avec les pompes à chaleur destinées au chauffage du logement. Selon la fiche de Bercy actualisée le 28 août 2026, les pompes à chaleur air/eau, géothermiques ou solarothermiques restent parmi les gestes éligibles en métropole, sous conditions.
Plusieurs équipements solaires thermiques disparaissent aussi
Le retrait concerne les équipements de chauffage fonctionnant à l’énergie solaire thermique ou avec des capteurs solaires hybrides. Les équipements indépendants de fourniture d’eau chaude reposant sur ces technologies sont également exclus en métropole.
Une exception subsiste pour certains équipements de production d’eau chaude solaire dans les territoires d’outre-mer. Le périmètre et les montants y diffèrent. Il faut consulter le barème correspondant au lieu du logement, sans appliquer automatiquement les règles métropolitaines.
Quels gestes restent financés en métropole ?
La liste s’est fortement réduite. Bercy mentionne encore le raccordement à un réseau de chaleur ou de froid, les pompes à chaleur air/eau, les pompes à chaleur géothermiques ou solarothermiques, ainsi que la dépose ou le comblement d’une cuve à fioul.
L’audit énergétique reste possible lorsqu’il accompagne au moins un geste de travaux éligible. Les montants dépendent de la catégorie de ressources et du type d’opération. Le recours à un professionnel RGE demeure obligatoire dans la plupart des cas.

Les logements F et G conservent temporairement l’accès au parcours
La réforme retire des gestes, mais elle prolonge une autre règle. En France métropolitaine, les logements classés F ou G peuvent encore accéder au parcours par geste jusqu’au 31 décembre 2027.
À partir du 1er janvier 2028, les maisons individuelles classées F ou G devront en principe s’orienter vers la rénovation d’ampleur. L’obligation de fournir un diagnostic de performance énergétique pour les gestes restants est également reportée à cette date.
Cette prolongation ne rétablit pas les travaux supprimés au 1er septembre. Un logement F ou G peut rester admis dans le parcours, mais seulement pour les opérations qui figurent encore dans la liste éligible.
Devis signé, travaux commencés : quelle date faut-il vérifier ?
L’arrêté rattache les exclusions aux demandes de prime déposées depuis le 1er septembre. Le propriétaire doit donc retrouver l’accusé de réception de son dossier et vérifier sa date, pas seulement celle du devis.
Par ailleurs, une demande doit normalement être déposée avant le début des travaux. Des exceptions existent pour une panne de chauffage en période hivernale ou une panne de chauffe-eau, selon les conditions officielles. L’accusé de réception ne vaut pas décision d’octroi.
Si le dossier a été commencé en ligne mais non transmis, considérez qu’il reste à vérifier. Un conseiller France Rénov’ ou l’Anah peut confirmer le statut administratif exact avant tout engagement financier.
Ce sujet ne modifie pas les mêmes règles que les autres changements de septembre
Le retrait de ces travaux concerne le parcours par geste. Il se distingue de la règle sur le maintien d’une chaudière au gaz après une rénovation d’ampleur.
Il ne faut pas davantage le confondre avec la liste des pompes à chaleur agréées pour le Coup de pouce chauffage. MaPrimeRénov’ et les certificats d’économies d’énergie obéissent à des textes et démarches différents.
Que faire avant de lancer les travaux ?
Reprenez le devis ligne par ligne et identifiez chaque geste. Vérifiez ensuite la date de dépôt de votre demande et la liste officielle en vigueur. Recalculez le reste à charge sans les forfaits supprimés.
Si le budget ne tient plus, examinez avec France Rénov’ une rénovation d’ampleur, les certificats d’économies d’énergie, l’éco-prêt à taux zéro ou les aides locales réellement ouvertes. Ne signez pas un nouveau financement sur la seule promesse orale d’un artisan.
Depuis le 1er septembre 2026, la question centrale est simple : votre dossier a-t-il été déposé avant le changement et vos travaux figurent-ils encore dans la liste ? Sans ces deux vérifications, une simulation ancienne peut surestimer fortement l’aide attendue.
