Le prix affiché pour une inscription universitaire ne correspond pas toujours à la somme totale à prévoir. Pour 2026-2027, les droits nationaux atteignent 178 euros en licence, 255 euros en master et 398 euros en doctorat. À ces montants s’ajoute généralement la CVEC de 105 euros. Un étudiant non boursier en licence peut donc devoir prévoir 283 euros pour ces deux postes. En master, le total atteint 360 euros. Toutefois, les boursiers bénéficient d’exonérations. Certains étudiants étrangers relèvent aussi de droits différenciés beaucoup plus élevés. Avant de payer, le statut de l’étudiant doit donc être vérifié précisément. Service-Public
Les droits d’inscription augmentent selon le diplôme préparé

Service-Public a publié les montants 2026-2027 le 21 août.
Dans un établissement public relevant du régime national concerné, une licence coûte 178 euros.
Pour un master, il faut compter 255 euros.
Le doctorat ou l’habilitation à diriger des recherches coûte 398 euros.
Enfin, le tarif général d’un diplôme d’ingénieur atteint 2 620 euros, avec une exception pour certains cursus commencés avant septembre 2018. Service-Public
Le barème officiel rappelle que ces droits évoluent désormais chaque année.
Ils suivent l’indice national des prix à la consommation hors tabac constaté en janvier.
Par conséquent, une famille ne doit pas reprendre automatiquement le montant payé l’année précédente.
La CVEC ajoute généralement 105 euros
Les droits universitaires ne représentent qu’une partie de la facture administrative.
Pour 2026-2027, la contribution de vie étudiante et de campus atteint 105 euros.
BDC a déjà expliqué qui doit réellement payer la CVEC de 105 euros.
Pour un étudiant non exonéré, le calcul devient simple.
Une licence représente 178 euros de droits plus 105 euros de CVEC, soit 283 euros.
En master, le total atteint 360 euros.
Un doctorant redevable de la CVEC arrive à 503 euros.
Pour un diplôme d’ingénieur au tarif général de 2 620 euros, les deux postes atteignent 2 725 euros.
Ces montants ne constituent toutefois pas un « coût de la rentrée » complet.
Ils n’intègrent ni logement, ni transport, ni repas, ni assurance, ni équipement informatique, ni fournitures.
Le budget réel peut donc être beaucoup plus lourd.
Boursier : peut-on ne rien payer ?

Service-Public indique que les étudiants boursiers sont exonérés des droits d’inscription et de la CVEC. Service-Public
Pour eux, le coût des deux postes peut donc tomber à zéro.
Cependant, une exonération de CVEC ne dispense pas nécessairement de la démarche administrative permettant d’obtenir l’attestation requise.
BDC a détaillé cette différence dans son guide consacré à la CVEC 2026-2027 et à l’attestation avant l’inscription.
Une situation peut également évoluer après un paiement.
Par exemple, un étudiant peut avoir réglé la CVEC avant d’obtenir définitivement son statut ouvrant droit à exonération.
Dans ce cas, une procédure de remboursement peut exister. BDC explique déjà comment récupérer les 105 euros payés avant l’obtention d’une bourse.
Le bon réflexe consiste donc à conserver l’attestation et la preuve de paiement.
Une deuxième inscription dans le même établissement coûte moins cher
Un étudiant peut préparer plusieurs diplômes dans le même établissement.
Dans ce cas, Service-Public prévoit un tarif réduit pour les inscriptions supplémentaires.
En 2026-2027, il atteint notamment 118 euros en licence, 167 euros en master et 265 euros en doctorat. Service-Public
Cette règle peut alléger la facture d’un double cursus.
Toutefois, elle suppose bien plusieurs inscriptions dans le même établissement et ne doit pas être appliquée automatiquement à toutes les doubles formations.
Avant de payer deux tarifs pleins, l’étudiant doit donc interroger son service de scolarité.
Certains étudiants étrangers peuvent payer 2 902 ou 3 950 euros
La différence devient beaucoup plus importante pour certains étudiants étrangers.
Pour 2026-2027, les droits différenciés atteignent 2 902 euros en licence et 3 950 euros en master. Service-Public
Ces montants ne concernent pas tous les étudiants non français.
Les ressortissants de l’Union européenne, de l’Espace économique européen, de Suisse ou du Québec figurent notamment parmi les catégories qui peuvent échapper à ce régime différencié.
D’autres exceptions existent.
Par ailleurs, les universités disposent dans certaines situations d’une possibilité d’exonération.
Un étudiant étranger ne doit donc jamais conclure, à partir de sa seule nationalité, qu’il devra automatiquement régler 2 902 ou 3 950 euros.
Il faut vérifier son statut administratif et la politique de l’établissement.
Pour le doctorat, les droits différenciés ne s’appliquent pas selon le barème publié pour 2026-2027.
Le logement peut peser bien davantage que les frais universitaires

Une inscription à 283 ou 360 euros reste une dépense importante.
Pourtant, dans de nombreuses villes universitaires, le logement représente le poste budgétaire principal.
Les familles doivent donc raisonner sur l’ensemble de la rentrée.
Un étudiant qui demande une aide personnelle au logement doit également regarder les conséquences pour son foyer.
BDC a par exemple analysé l’effet possible d’une APL étudiante sur certaines allocations perçues par les parents.
Cette simulation familiale peut parfois compter davantage que quelques dizaines d’euros de différence sur les droits d’inscription.
Avant de payer, vérifiez trois éléments
Commencez par identifier le diplôme préparé et le tarif exact appliqué par l’établissement.
Vérifiez ensuite votre situation au regard de la CVEC.
Enfin, recherchez une éventuelle exonération avant d’effectuer un paiement important.
Les montants officiels permettent désormais aux familles de construire un budget précis pour 2026-2027.
Mais « l’inscription universitaire coûte 178 euros » reste une présentation incomplète.
Pour un étudiant non boursier en licence assujetti à la CVEC, le premier montant réellement utile est 283 euros. Le reste du budget commence seulement ensuite.
