Le calendrier est désormais fixé. À partir du 1er octobre 2026, certaines coupes et culottes menstruelles pourront être remboursées par l’Assurance maladie. Le dispositif vise deux publics : les personnes assurées de moins de 26 ans, sans condition de ressources, et les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire, sans condition d’âge. La prise en charge ne concernera toutefois pas n’importe quel produit acheté dans n’importe quel magasin. Seules les références répondant aux critères officiels et distribuées en pharmacie entreront dans le dispositif. Le nombre de produits pris en charge sera également limité à deux par période annuelle. Service-Public
Le remboursement commencera bien le 1er octobre 2026

La mesure avait été votée dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2024.
Il manquait toutefois le cadre opérationnel permettant sa mise en œuvre.
L’arrêté du 6 août 2026 fixe désormais le démarrage au 1er octobre 2026. Légifrance
Le décryptage actualisé de Service-Public confirme cette date.
Il ne s’agit donc plus d’une annonce politique ou d’un projet.
Le dispositif dispose de textes réglementaires publiés.
Cette distinction compte pour les acheteuses qui souhaitent anticiper leurs dépenses en septembre.
Un achat effectué avant l’entrée en vigueur ne doit pas être présenté comme automatiquement remboursable au titre du nouveau régime.
Moins de 26 ans : aucune condition de revenus
Premier public concerné : les personnes assurées âgées de moins de 26 ans.
Aucun plafond de ressources n’est prévu pour ce critère d’âge. Service-Public
Une étudiante rattachée à un foyer fiscal aux revenus élevés peut donc être concernée si elle remplit les autres conditions du dispositif.
L’éligibilité ne repose pas sur le statut d’étudiant.
Une jeune femme de 24 ans qui travaille peut également entrer dans le dispositif.
À l’inverse, avoir 26 ans ou davantage fait perdre ce critère d’accès lié à l’âge.
Il faut alors vérifier l’autre voie d’éligibilité : la Complémentaire santé solidaire.
Avec la C2S, il n’y a pas de limite d’âge
Les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire peuvent profiter du dispositif sans condition d’âge.
Une personne de 35 ou 45 ans couverte par la C2S peut donc être concernée.
BDC a déjà expliqué qui peut bénéficier de la Complémentaire santé solidaire.
La différence financière est importante.
Pour les personnes éligibles grâce à leur âge, l’Assurance maladie couvrira entre 55 % et 65 % du tarif pris en charge selon les modalités applicables. La complémentaire pourra éventuellement couvrir le reste.
Pour une bénéficiaire de la C2S, Service-Public annonce une prise en charge à 100 %. Service-Public
Il faut donc distinguer « produit remboursable » et « produit intégralement remboursé ».
Les deux expressions ne signifient pas la même chose.
Deux produits seulement par période annuelle

Le remboursement n’est pas illimité.
Chaque personne éligible pourra bénéficier de la prise en charge de deux produits par an.
Le dispositif prévoit une période annuelle calculée à partir de la première délivrance.
Prenons un exemple.
Une première délivrance intervient le 20 octobre 2026.
La période annuelle ne correspond pas forcément à l’année civile se terminant le 31 décembre. Elle suit la date de départ prévue par le dispositif.
Cette règle mérite d’être connue avant d’acheter plusieurs produits en pensant que le compteur sera automatiquement remis à zéro au 1er janvier.
Toutes les protections menstruelles ne sont pas concernées
Le texte vise deux catégories réutilisables :
- les culottes menstruelles ;
- les coupes menstruelles.
Les protections jetables classiques ne basculent pas automatiquement dans ce dispositif.
De plus, même parmi les produits réutilisables, seuls ceux inscrits sur la liste prévue par la réglementation pourront bénéficier d’une prise en charge.
L’arrêté fixe des critères de sécurité, de composition, de certification et de performance. Légifrance
Pour les culottes menstruelles, des exigences de certification sont notamment prévues.
Les coupes doivent également répondre aux critères techniques définis.
Une mention commerciale comme « écologique » ou « réutilisable » ne suffit donc pas à rendre un produit remboursable.
L’achat doit passer par une pharmacie
Autre condition déterminante : la distribution.
Pour être référencés et pris en charge dans le cadre actuel, les produits doivent être distribués par le réseau des pharmacies. Légifrance
Une culotte menstruelle achetée dans un magasin de vêtements ou sur un site marchand classique ne doit donc pas être considérée comme automatiquement remboursable.
Avant de payer, demandez au pharmacien si la référence figure bien parmi les produits pris en charge.
Cette vérification sera particulièrement importante au lancement du dispositif.
Toutes les pharmacies ne disposeront pas nécessairement des mêmes références immédiatement.
Combien restera-t-il réellement à payer ?
Le reste à charge dépendra du profil de la personne et du produit.
Pour les assurées éligibles grâce à leur âge, Service-Public annonce un remboursement de l’Assurance maladie compris entre 55 % et 65 %.
Une complémentaire santé pourra éventuellement intervenir pour la différence. Service-Public
Avant l’achat, il faudra donc vérifier le niveau de remboursement appliqué à la référence choisie.
Pour les bénéficiaires de la C2S, la prise en charge annoncée atteint 100 % dans le cadre du dispositif.
Cette différence peut représenter une économie non négligeable sur une année, notamment pour les ménages aux revenus modestes.
Les bons réflexes à partir du 1er octobre

Ne vous contentez pas de vérifier votre âge.
Regardez d’abord si vous relevez du critère des moins de 26 ans ou de la C2S.
Ensuite, choisissez une pharmacie et demandez une référence officiellement prise en charge.
Enfin, gardez à l’esprit la limite de deux produits pendant la période annuelle.
Le remboursement des protections réutilisables vise à réduire une dépense régulière tout en encourageant des produits pouvant servir plusieurs fois.
Son intérêt dépendra toutefois de la bonne compréhension des règles.
À partir du 1er octobre, le piège principal sera simple : acheter un produit présenté comme « menstruel réutilisable » sans vérifier qu’il figure réellement dans le circuit ouvrant droit au remboursement.
