Depuis le 1er octobre 2026, certains propriétaires modestes ou très modestes peuvent accéder à une nouvelle offre intégrée pour remplacer leur chauffage au gaz ou au fioul par une pompe à chaleur air/eau. Le dispositif ne correspond pas à un chèque automatique de 9 800 euros : le Gouvernement annonce ce montant comme une aide moyenne par ménage. L’offre réunit installation, maintenance, financement du reste à charge et, selon les opérateurs, fourniture d’électricité. Elle vise surtout à éviter que la mensualité globale liée au chauffage augmente après les travaux. Attention : elle n’est pas cumulable avec MaPrimeRénov’ pour les mêmes travaux.
Une nouvelle offre opérationnelle depuis le 1er octobre
Service-Public a présenté le 7 octobre 2026 l’« offre intégrée pour les pompes à chaleur », entrée en vigueur le 1er octobre.
Son objectif est de faciliter le remplacement d’un chauffage fonctionnant avec une énergie fossile, notamment le gaz ou le fioul, par une pompe à chaleur air/eau.
Le dispositif est présenté comme une solution « clé en main ».
Le ménage ne sollicite donc pas seulement une prime isolée : l’offre peut regrouper l’installation de la pompe à chaleur, son financement, son entretien et plusieurs services associés.
Que comprend concrètement l’offre ?
Service-Public énumère plusieurs composantes obligatoires.
La pompe à chaleur doit être fabriquée en France ou en Europe et dimensionnée en fonction des besoins du logement.
L’offre comprend aussi un contrat de maintenance d’au moins trois ans, ainsi qu’un système de pilotage destiné à faire fonctionner l’équipement aux périodes où l’électricité est davantage disponible et moins chère.
Une offre d’électricité à prix fixe pendant trois ans est également proposée, même si le bénéficiaire n’est pas obligé d’y souscrire.
Le dispositif doit en outre intégrer les démarches nécessaires pour mobiliser les aides disponibles et une solution permettant de mensualiser le reste à charge.

Qui peut bénéficier du dispositif ?
L’aide ne vise pas tous les propriétaires.
Elle est réservée aux propriétaires d’une maison individuelle appartenant aux catégories de revenus modestes ou très modestes selon les barèmes de l’Anah.
Les plafonds varient selon deux critères principaux :
- la composition du foyer ;
- la localisation du logement, notamment en Île-de-France ou hors Île-de-France.
Service-Public donne par exemple le cas d’un foyer de trois personnes situé hors Île-de-France ou en outre-mer : le revenu fiscal de référence doit être inférieur ou égal à 39 148 euros.
Ce chiffre n’est donc pas un plafond universel.
Chaque ménage doit vérifier le barème correspondant précisément à sa situation.
D’où viennent les 9 800 € annoncés ?
Le dispositif repose notamment sur un soutien financier lié aux certificats d’économies d’énergie.
Selon le Gouvernement, le montant moyen de l’aide apportée à chaque ménage doit atteindre 9 800 euros.
Le mot « moyenne » est essentiel.
Un propriétaire ne doit donc pas construire son budget en considérant qu’il recevra obligatoirement exactement 9 800 euros.
Le montant réel dépendra notamment du logement, du coût de l’installation et de l’offre retenue.
Le reste à charge peut-il être financé ?
Oui.
L’une des particularités du dispositif consiste à proposer une solution de financement du montant restant après déduction des aides.
Dans la majorité des offres, ce reste à charge doit pouvoir être remboursé en trois ans.
Service-Public précise toutefois que la durée maximale prévue ne peut pas dépasser cinq ans.
L’objectif est de rendre l’investissement accessible sans imposer un effort financier brutal au ménage.
Vos dépenses mensuelles doivent-elles vraiment rester stables ?

Le principe du dispositif est particulièrement intéressant sur ce point.
Après les travaux, la mensualité globale comprenant :
le remboursement du reste à charge ;
la facture d’électricité liée à la pompe à chaleur ;
et le contrat de maintenance
doit être inférieure ou égale aux dépenses énergétiques mensuelles supportées avant les travaux.
Une étude préalable doit vérifier que l’installation d’une pompe à chaleur est adaptée au logement.
Cette condition évite, en théorie, de proposer la même solution à toutes les maisons sans tenir compte de leurs caractéristiques.
Peut-on cumuler cette aide avec MaPrimeRénov’ ?
Non, pour les mêmes travaux.
Service-Public indique clairement que l’offre intégrée pour les pompes à chaleur n’est pas cumulable avec MaPrimeRénov’.
Un ménage ayant déjà déposé une demande auprès de l’Anah pour les mêmes travaux ne peut pas utiliser parallèlement le nouveau dispositif.
C’est un point à vérifier avant de signer une offre.
Renoncer à un dispositif déjà engagé sans avoir comparé les montants pourrait être défavorable.
Qui propose ces nouvelles offres ?
Six consortiums ont été sélectionnés dans le cadre d’un appel à projets.
Ils regroupent notamment des fournisseurs d’électricité, des fabricants et des distributeurs de pompes à chaleur.
Ils doivent respecter un socle commun, mais leurs offres peuvent différer.
Le prix de la pompe à chaleur, les modèles disponibles ou les services proposés ne sont donc pas nécessairement identiques.

Le ménage conserve un intérêt réel à comparer plusieurs propositions avant de s’engager.
Peut-on garder son fournisseur d’électricité ?
Oui.
Même si le consortium propose une fourniture d’électricité associée à son offre, le propriétaire n’est pas obligé de l’accepter.
Il peut également changer ultérieurement de fournisseur sans remettre en cause le financement ni le contrat d’entretien de la pompe à chaleur.
Cette liberté doit être prise en compte lors de la comparaison du coût global.
Ce qu’il faut retenir
Depuis le 1er octobre 2026, les propriétaires de maisons individuelles modestes ou très modestes peuvent accéder à une nouvelle offre intégrée pour remplacer un chauffage fossile par une pompe à chaleur.
Le Gouvernement annonce une aide moyenne de 9 800 euros par ménage, sans garantir ce montant individuellement.
Le dispositif comprend également une solution de financement et au moins trois années de maintenance.
Mais il n’est pas cumulable avec MaPrimeRénov’ pour les mêmes travaux.
Avant toute signature, il faut donc vérifier son plafond de ressources, comparer les offres et calculer précisément le reste à charge.
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