dimanche , 20 septembre 2026

Exit tax : une taxe qui sera annulée l’année prochaine

Exit tax : sa fin a été annoncée par le président Emmanuel Macron.

La suppression de cette mesure a été confirmée par Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, qui considère que cette taxe : « […] ne rapporte quasiment rien ». Si elle permet à l’État d’encaisser un peu moins de 15 millions d’euros par an, elle exerce en revanche un effet dissuasif sur certains investisseurs et entrepreneurs qui envisagent de travailler dans l’Hexagone.

exit-tax-taxe-annuleeLe ministre de l’Économie approuve cette suppression, car elle devrait « […] inciter les investisseurs à venir ». Par conséquent, elle sera génératrice d’emplois pour l’ensemble des Français. Elle devrait ainsi rendre le pays plus attractif, en ne donnant plus aux entrepreneurs qui souhaiteraient éventuellement travailler à l’étranger l’impression d’être bloqués en France.

L’annonce de la fin de cet impôt, faite par le président au magazine américain Forbes, a pour l’instant suscité diverses critiques de tous bords. Pour la plupart, celles-ci reprochent toujours à Emmanuel Macron de continuer à favoriser une politique économique qui profite d’abord aux plus riches.

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a rétorqué sur France Inter que cette exit tax était effectivement inefficace, car : « […] tous les gens qui sont partis ont créé des entreprises dans la Silicon Valley. J’aurais préféré qu’ils créent ces emplois en France. »

Reste à vérifier si cette décision financière parviendra à inverser une tendance négative dans l’opinion publique. Celle-ci considère en effet que, d’après de nombreux sondages (BFM Business, Challenges, Aviva Assurances), 72 % des Français estiment « injuste » la politique économique d’Emmanuel Macron. Par ailleurs, 58 % des personnes sondées jugeraient cette politique comme étant franchement « mauvaise ».

La polémique sur la suppression dès 2019 de l’exit tax est loin d’être close. Pour l’instant, le président défend l’idée que cet impôt, appliqué à un résident sur ses plus-values dès qu’il quitte la France, véhicule : « […] un message négatif aux entrepreneurs plus qu’aux investisseurs ». En décidant que cette mesure soit abrogée, car elle est souvent interprétée comme pénalisante, Emmanuel Macron a déclaré qu’il souhaitait encourager l’entreprenariat dans le pays.

 

 

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