Avec les nouveaux tarifs de fourrière, récupérer une voiture coûtera un peu plus cher à partir du 1er octobre 2026. Un arrêté publié au Journal officiel relève deux des principaux plafonds applicables aux voitures particulières. Ainsi, l’enlèvement passe à 135 euros et la garde journalière à 7,15 euros dans le barème national. Les opérations préalables restent plafonnées à 15,20 euros et l’immobilisation matérielle à 7,60 euros. Il s’agit de montants maximaux. En effet, la facture dépend des opérations réellement effectuées, du nombre de jours passés en fourrière et, dans certaines grandes villes, d’un barème spécifique.

Tarifs fourrière : l’enlèvement passe à 135 euros
L’arrêté du 13 septembre 2026 entre en vigueur le 1er octobre.
Pour une voiture particulière, l’arrêté fixe désormais le plafond national des frais d’enlèvement à 135 euros.
Jusqu’ici, ce montant était de 127,65 euros.
La hausse atteint donc 7,35 euros.
La garde journalière passe à 7,15 euros
Le deuxième changement concerne le temps passé par la voiture à la fourrière.
À partir du 1er octobre, le plafond national de garde journalière atteint 7,15 euros, contre 6,75 euros auparavant.
Le coût final augmente donc progressivement lorsque le propriétaire tarde à récupérer son véhicule.

Tarifs fourrière : quels autres frais peut-on vous réclamer ?
Le barème officiel prévoit plusieurs lignes.
Pour une voiture particulière, les plafonds nationaux comprennent notamment :
- 7,60 euros pour l’immobilisation matérielle ;
- 15,20 euros pour les opérations préalables ;
- 135 euros pour l’enlèvement ;
- 7,15 euros par jour pour la garde ;
- et 100 euros pour la mise en vente lorsqu’elle intervient.
Bien sûr, la fourrière ne facture pas automatiquement toutes ces sommes dans chaque dossier.
En effet, elles dépendent des opérations réellement réalisées sur le véhicule.
Combien peut coûter une récupération rapide ?
Imaginons que la fourrière applique ses tarifs au plafond pour les opérations préalables, l’enlèvement et une journée de garde.
Le calcul donne :
15,20 € + 135 € + 7,15 € = 157,35 euros.
Ce montant ne comprend pas une éventuelle amende liée à l’infraction, par exemple un stationnement interdit près d’un passage piéton, ayant provoqué la mise en fourrière.
Il ne comprend pas non plus d’autres frais susceptibles d’exister selon la situation du véhicule.
L’exemple donne uniquement un ordre de grandeur.
Toutes les villes appliquent-elles exactement les mêmes plafonds ?
Non.
L’arrêté prévoit également un barème particulier pour certaines grandes communes.
Selon Service-Public, ce régime vise Marseille, Lyon et Toulouse. Dans ces villes, l’enlèvement coûte au maximum 135 euros et la garde journalière 10 euros.
De son côté, Paris conserve ses propres plafonds : 150 euros pour l’enlèvement et 29 euros par jour de garde.
Le conducteur doit donc vérifier le barème applicable au lieu de l’enlèvement.

Pourquoi récupérer rapidement sa voiture ?
Parce que la garde se facture par jour.
Une récupération tardive augmente donc mécaniquement la note.
Elle peut également compliquer la procédure lorsque personne ne réclame le véhicule pendant très longtemps.
Le propriétaire qui découvre la disparition de sa voiture doit donc vérifier rapidement si elle se trouve en fourrière avant de déclarer un vol.
Qui fixe les tarifs de la fourrière ?
Il s’agit de plafonds réglementaires nationaux fixés par arrêté.
Le Journal officiel a publié le texte du 13 septembre 2026 le 22 septembre.
Il prévoit également, à terme, un principe d’actualisation régulière des tarifs en fonction notamment des coûts de carburant, de main-d’œuvre, d’assurance et de véhicules.
La disposition organisant cette révision annuelle entrera toutefois en application plus tard que les nouveaux montants d’octobre.
La mairie décide-t-elle du prix ?
Une commune peut intervenir dans l’organisation locale du service de fourrière, comme dans la gestion du stationnement.
Mais l’État encadre au niveau national les tarifs maximaux de la fourrière.
La hausse du 1er octobre résulte donc d’un arrêté de l’État, et non d’un choix libre de chaque mairie.
Cela n’empêche pas les modalités locales de gestion de varier.
Tarifs fourrière : ce qu’il faut retenir
À compter du 1er octobre 2026, les tarifs de la fourrière évoluent : le barème national plafonne l’enlèvement d’une voiture particulière à 135 euros.
La garde journalière passe à 7,15 euros.
Les opérations préalables restent à 15,20 euros et l’immobilisation matérielle à 7,60 euros.
La facture réelle dépend du nombre de jours de garde, des opérations effectuées et du barème applicable localement.
Sources : arrêté du 13 septembre 2026 publié au Journal officiel du 22 septembre 2026 ; actualité Service-Public du 22 septembre 2026.
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