Le principe : CMG et indemnité du nouveau congé ne se cumulent pas

Congé supplémentaire de naissance

La Caf détaille le nouveau congé supplémentaire de naissance et répond directement à la question du mode de garde. Le complément de libre choix du mode de garde ne se cumule pas avec l’indemnité journalière versée pendant ce congé.

Cette règle s’explique par la logique du dispositif : le parent bénéficie d’un revenu de remplacement pour rester auprès de l’enfant. Dans la situation générale, la Caf ne finance donc pas simultanément le même besoin de garde par le CMG.

Il faut toutefois regarder la date de naissance de l’enfant avant de couper un contrat ou de renoncer à une aide. Par ailleurs, une mesure transitoire modifie la règle pour certaines familles en 2026.

Une exception protège les enfants nés entre janvier et juin 2026

La Caf prévoit une exception pour les enfants nés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026. Elle vise aussi certains enfants nés prématurément avant le 1er janvier. Cela est valable lorsque leur situation entre dans le régime transitoire prévu pour le nouveau congé.

Si la famille perçoit déjà le CMG pour financer une crèche ou une assistante maternelle, elle peut continuer à en bénéficier pendant le congé supplémentaire. Ainsi, elle n’a pas à interrompre un contrat de garde existant.

Cette exception répond à un problème concret : des parents avaient organisé la garde avant l’entrée en vigueur du nouveau congé au 1er juillet. En effet, les obliger à rompre immédiatement le contrat aurait pu créer des frais. Cela aurait pu aussi faire perdre une place en crèche ou fragiliser la relation avec l’assistante maternelle.

L’exception ne doit pas devenir une règle générale

Congé supplémentaire de naissance

Un enfant né après le 30 juin 2026 ne bénéficie pas automatiquement de cette tolérance transitoire. Pour ces familles, le principe de non-cumul retrouve toute sa force.

Il faut donc éviter une formule trop large du type « le CMG continue pendant le congé de naissance ». Elle serait fausse pour la majorité des nouvelles naissances après l’entrée en vigueur du dispositif.

La bonne question est double : quelle est la date de naissance ou d’arrivée de l’enfant, et la famille percevait-elle déjà le CMG pour un mode de garde qu’elle cherche à maintenir ?

Le nouveau congé peut durer un ou deux mois par parent

Chaque parent peut prendre un ou deux mois de congé supplémentaire, en une seule fois ou en deux périodes d’un mois non consécutif. Par ailleurs, pour les salariés, l’Assurance maladie indemnise le premier mois à 70 % du salaire net et le second à 60 %. Ces taux s’appliquent dans les limites prévues par la réglementation.

Le nouveau congé intervient après les congés de maternité, de paternité ou d’adoption. Pour les enfants nés ou arrivés au foyer à partir du 1er juillet 2026, il se prend en principe dans les neuf mois.

BDC a déjà présenté les enjeux d’organisation de ce congé supplémentaire de naissance pour les employeurs et les collectivités. Pour les familles, l’enjeu consiste surtout à articuler calendrier de congé, revenus et solution de garde.

Il faut déclarer les indemnités journalières à la Caf

La Caf demande aux allocataires de déclarer les indemnités journalières liées au congé supplémentaire de naissance. Un oubli peut fausser le calcul d’autres prestations et créer un trop-perçu à rembourser.

Cette déclaration compte même lorsque le parent se concentre sur la question du CMG. Les prestations familiales ne se calculent pas toutes selon la même logique. Une information manquante peut donc produire un effet ailleurs dans le dossier.

Le meilleur réflexe consiste à mettre à jour le dossier dès le début du congé. Ensuite, il faut vérifier les paiements affichés dans l’espace Caf. En cas de maintien transitoire du CMG, conservez les justificatifs du contrat de garde et les échanges utiles.

Faut-il arrêter immédiatement la crèche ou l’assistante maternelle ?

Congé supplémentaire de naissance

Non, pas sans avoir vérifié votre situation. Une famille couverte par l’exception transitoire peut précisément continuer à financer un mode de garde existant avec le CMG. Rompre le contrat trop vite pourrait lui faire perdre une solution de garde difficile à retrouver après le congé.

À l’inverse, une famille qui ne relève pas de l’exception doit intégrer le non-cumul dans son budget. Elle peut conserver une place ou un contrat si elle le souhaite. Toutefois, elle ne doit pas compter sur le CMG de la même façon pendant la période indemnisée.

Avant toute décision, vérifiez la date de naissance, la date du congé, le type de garde et le statut du CMG. Si un doute subsiste, contactez la Caf avec ces quatre informations précises.

Le bon calendrier évite un trop-perçu ou une rupture de garde

Le nouveau congé offre davantage de temps aux parents, mais il exige une vraie coordination avec les aides existantes. Pour les naissances du premier semestre 2026, le régime transitoire protège certains contrats déjà en cours. Pour les naissances suivantes, la règle générale de non-cumul s’applique.

La famille doit comparer l’indemnisation, le coût de la garde et la date de retour au travail. C’est surtout important lorsqu’une place en crèche ou chez une assistante maternelle risque de disparaître.

Le CMG ne disparaît pas définitivement. Son versement pendant le congé dépend du non-cumul. En 2026, il dépend aussi de l’exception transitoire pour certains enfants nés avant juillet.