Les vacances restent un moment attendu, mais elles deviennent de plus en plus difficiles à financer. En 2026, l’envie de partir existe toujours, pourtant beaucoup de ménages font leurs comptes et constatent qu’un séjour d’été n’est plus forcément possible.

Le départ en vacances n’est plus une évidence

Pendant longtemps, les vacances d’été ont été perçues comme une parenthèse presque naturelle. Aujourd’hui, elles sont devenues un arbitrage budgétaire. Le logement, l’alimentation, l’énergie, les assurances et les transports absorbent une part importante des revenus. Dans ce contexte, un séjour d’une semaine peut représenter un effort impossible pour des familles qui n’ont plus de marge à la fin du mois.

Un Français sur quatre ou presque face au renoncement

Les données récentes montrent une réalité lourde : une part importante des Français ne part pas ou hésite fortement à partir. En 2025, une enquête relayée par Boursier.com évoquait déjà 23 % de Français certains de ne pas partir. Pour 2026, l’enquête menée pour Alliance France Tourisme confirme la fragilité du départ : seuls 37 % des Français se disent certains de partir, tandis que beaucoup réduisent leur budget ou attendent avant de réserver. On est donc bien dans un climat où le non-départ, ou le départ incertain, devient un fait social majeur.

Les ménages modestes en première ligne

Les familles modestes, les jeunes actifs, les parents seuls et les habitants des territoires ruraux sont souvent les plus exposés. Pour eux, le coût du transport pèse immédiatement. Partir en voiture suppose de payer le carburant, les péages et parfois le stationnement. Prendre le train à plusieurs peut devenir très cher si les billets ne sont pas réservés tôt. Quant à l’hébergement, il absorbe souvent la plus grosse part du budget.

Une conséquence sociale discrète mais profonde

Renoncer aux vacances n’est pas seulement renoncer à un loisir. C’est parfois priver les enfants d’un changement d’air, limiter les moments familiaux et accentuer le sentiment d’inégalité. Dans une société où les réseaux sociaux exposent en permanence les départs des autres, le non-départ peut aussi être vécu comme une mise à l’écart. Ce sujet mérite donc d’être traité comme une question de pouvoir d’achat, mais aussi comme une question de cohésion sociale.