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Le Beauvau de la sécurité a entraîné des mesures qui viennent d'être annoncées par Emmanuel Macron

Beauvau de la sécurité : des annonces qui préfigurent les policiers de 2030

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Ce mardi, lors d’un discours à l’Ecole Nationale de Police de Roubaix, Emmanuel Macron a présenté les grandes lignes du Beauvau de la sécurité. Ainsi, les résultats de cette large concertation, amorcée en février dernier, devraient donner naissance à une Loi de Programmation et d’Orientation pour les Sécurités Intérieures. Son but sera de « […] penser la police et la gendarmerie de 2030. » Cette loi fait suite aux nombreux échanges entre les représentants des forces de l’ordre, des magistrats, des élus et des membres de la société civile. Principalement, sur les moyens de prendre en charge l’ascension de la violence dans la société française. Ainsi, le chef de l’Etat a admis qu’une violence latente « […] s’est emparée de notre société. » Désormais, pour y faire face, Emmanuel Macron a annoncé qu’il fallait « [… ] prendre des décisions profondes, peut-être radicales. » Cela, pour s’adapter à une réelle aggravation.

Améliorer les pratiques de police et de gendarmerie

Le Beauvau de la sécurité a entraîné des mesures annoncées par Emmanuel Macron, concernant de futurs changements dans la police.

Le Beauvau de la sécurité a entraîné des mesures annoncées par Emmanuel Macron, concernant de futurs changements dans la police.

Bientôt, une nouvelle Loi de Programmation et d’Orientation pour les Sécurités Intérieures va s’appliquer. Une loi établie par Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur. Cela, afin d’améliorer les pratiques de police et de gendarmerie sur le territoire. Un texte présenté notamment en Conseil des ministres au début de l’année prochaine. Cependant, son vote définitif n’aura pas lieu sous ce quinquennat. Parmi les principales évolutions prévues, on citera la création d’une instance de contrôle parlementaire des forces de l’ordre. De même qu’un doublement de ses effectifs en dix ans.

Des procédures pénales plus rapides

En plus du renforcement des forces de l’ordre, le président a aussi annoncé des procédures pénales plus réduites. Celles-ci devant aboutir à une « simplification drastique » des enquêtes. Notamment, en supprimant les rappels à la loi et en systématisant des amendes forfaitaires pour des infractions courantes. Par exemple, l’occupation abusive des halls d’immeubles. Par ailleurs, toujours pour simplifier les procédures, on pourra porter plainte en ligne dès 2023. D’ici les trois prochains mois, Eric Dupont-Moretti, le garde des Sceaux, devra montrer qu’il a amorcé des évolutions concrètes allant en ce sens.

Beauvau de la sécurité et transparence accrue

Suite aux récentes critiques adressées à l’Inspection Générale de la Police Nationale et à l’Inspection Générale de la Gendarmerie Nationale, Emmanuel Macron a annoncé la création d’une « […] instance de contrôle parlementaire des forces de l’ordre ». Ainsi, son rôle sera notamment de rendre publics les rapports de ces deux institutions, ainsi que d’évaluer leurs actions. Clairement, cette nouvelle approche, plus transparente, a illustré la volonté du chef de l’Etat de « […] tendre à l’irréprochabilité […] ». Pour preuve, le président a ajouté « […] Quand il y a des fautes, elles doivent être sanctionnées […]. » Une allusion directe au passage à tabac subi par le producteur parisien Michel Zecler, survenu en novembre dernier.

Une présence policière renforcée

A nouveau, Emmanuel Macron a redit qu’il souhaitait voir « plus de bleu » dans les rues françaises. Pour garantir une meilleure sécurité aux citoyens. Pour cela, le président a affirmé que les effectifs de police, policiers et gendarmes confondus, seront doublés « […] sous dix ans […] ». De plus, grâce à de nouveaux horaires, cette surveillance renforcée bénéficiera d’un « […] commandement 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. » Enfin, pour encore consolider ces mesures, 30.000 réservistes seront réunis pour apporter leur soutien à la police. Pour mettre en place l’ensemble des réformes du Beauvau de la sécurité, le budget du ministère de l’Intérieur augmentera de 1,5 milliard d’euros dès l’année prochaine.