Application anti-attentats SAIP

L’Application anti-attentats SAIP remplacée !

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Application anti-attentats SAIP : des résultats décevants. Conçue pour prévenir les internautes en cas d’attentat ou de catastrophe naturelle, l’application de proximité SAIT n’a finalement pas tenu ses promesses. Le Gouvernement a donc décidé de ne plus l’utiliser. Mise en service en juin 2016, par le prestataire français Deveryware, elle cessera bientôt d’être accessible.

Au cours des deux dernières années, SAIT a plusieurs fois montré ses limites, se révélant parfois même inefficace. Censée prévenir le public en envoyant aux personnes proches d’un incident grave un message sur leur smartphone, l’application a finalement déçu les services de police et le ministère de l’Intérieur.

Application anti-attentats. L’échec de l’application SAIP

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Dans la lutte contre le terrorisme et la gestion des crises, la technologie joue un rôle crucial. L’application SAIP (Système d’Alerte et d’Information des Populations), lancée par le gouvernement français en 2016, avait pour ambition de devenir un canal direct d’information pour les citoyens en cas de menace imminente.

Conçue pour alerter efficacement la population lors d’attentats ou de catastrophes naturelles, cette solution digitale devait contribuer à la sécurité publique.

Malheureusement, après deux années d’opération marquées par des ratés et une complexité d’utilisation, le verdict est tombé : SAIP sera abandonnée. Un bilan mitigé et des coûts de fonctionnement élevés ont motivé cette décision, poussant l’exécutif à rechercher des alternatives plus fiables pour prévenir les citoyens en cas d’urgence.

Conséquence logique, le ministère a récemment déclaré qu’il ne souhaitait pas maintenir SAIT en activité. Il la considère en effet comme : « […] un outil défaillant ». De plus, le mode de fonctionnement de l’application a été jugé trop compliqué.

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Une autre fois, l’application a envoyé des informations fausses aux forces de l’ordre, ce qui a momentanément créé des moments de confusion inutile. Par ailleurs, SAIT est revenue à 300.000 euros au Gouvernement, ce qui est un coût global trop élevé, comparé à son efficacité.

Afin de trouver une solution de rechange et un dispositif plus fiable, l’exécutif a déjà pensé à travailler avec d’autres prestataires. Pour pouvoir informer les personnes qui se trouveraient près d’un attentat ou d’un événement grave, différentes solutions ont été envisagées.

 Plusieurs entreprises américaines, spécialistes d’Internet, ont été contactées à ce sujet. Des pistes ont aussi été amorcées pour utiliser les services des principaux réseaux sociaux, comme Facebook et Twitter. Ces plateformes peuvent en effet être très utiles pour avertir un public se trouvant proche d’un incident majeur de sécurité.

Application anti-attentats SAIP. Vers de Nouveaux Horizons en Cas d’Urgence

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Le gouvernement français, confronté à l’inefficacité de l’application SAIP, ouvre le chapitre d’une ère nouvelle pour la diffusion des alertes. Avec l’essor des réseaux sociaux et la disponibilité de technologies avancées, l’heure est à l’exploration de plateformes plus performantes et mieux adaptées aux besoins des citoyens.

La collaboration envisagée avec des acteurs majeurs du numérique et des médias traduit une volonté de tirer parti des vastes réseaux d’information existants.

Ce changement de cap, bien que coûteux, est un investissement dans l’avenir de la sécurité civile, avec l’espoir de fournir une réponse rapide et précise en situation de crise, et de renforcer ainsi la résilience collective face aux menaces.

Pour obtenir plus d’informations sur la page de Twitter « Beauvau Alerte » : 



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Né à Paris le 12 Décembre 1981, Pierre Baron est un journaliste français. En 1999, à tout juste 19 ans, il débute une carrière de journaliste à News-York sur la chaîne spécialisée en économie Bloomberg TV. Il rejoint BFM TV dès son lancement en 2005 et anime des émissions sur la chaîne d'info en continu de 2005 à 2010. On le voit ensuite sur iTélé, entre 2011 et 2017 date à laquelle il intègre la rédaction du Bulletin des Communes qui lui confie la rubrique NTIC.