Depuis le 1er janvier, à Lyon, une zone à faibles émissions de carbone interdit l’accès aux véhicules utilitaires qui sont Crit’Air 3. Sur place, cette limitation est la plus sélective de France. De plus, les véhicules Crit’Air 2 devront bientôt respecter cette même contrainte.
Un vrai problème pour de nombreux artisans
A ce jour, en région lyonnaise, la décision de la ville de faire respecter une zone à faibles émissions de carbone pour dépolluer l’air pose problème à de nombreux artisans. En effet, ils sont incapables de respecter cette nouvelle règle écologique. Celle-ci excluant tout véhicule utilitaire Crit’Air 4 et 3. Or, pour l’instant, de nombreuses camionnettes ignorent cette contrainte et continuent de rouler. Soit par ignorance, soit parce que leurs PME ne peuvent pas acheter un nouveau véhicule.
Cependant, bien que ce soit pour travailler, ces entreprises s’exposent à des sanctions. A ce jour, dans le Grand Lyon, une estimation de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat considère qu’environ 8.000 véhicules sont en infraction. Ceux-ci appartiennent à 4.400 entreprises. Principalement, dans les secteurs de l’entretien des parcs, du bâtiment et des livraisons. Ainsi que dans la restauration et par des traiteurs. En plus, malgré ce problème actuel, le Grand Lyon pourrait bientôt interdire aux véhicules Crit’ Air 2 sa zone à faibles émissions.
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Rouler électrique : une solution encore imparfaite
Désormais, il existe des véhicules utilitaires électriques d’une contenance de quatre ou cinq mètres cubes. Cependant, elle est encore insuffisante pour la plupart des usages professionnels. De plus, lorsqu’ils sont lourdement chargés, ces véhicule électriques peinent parfois à rouler. A ce problème, il faut rajouter le prix d’achat, toujours élevé. Ainsi que deux points noirs récurrents : un faible réseau des bornes de recharge, et une autonomie encore limitée.
Zone à faibles émissions de carbone : des aides à la conversion peu utilisées
Actuellement, ces difficultés cumulées pèsent sur les entrepreneurs. Pour preuve, les Lyonnais commencent à avoir du mal à trouver certains réparateurs. Pourtant, aujourd’hui, des aides à la conversion existent pour stimuler les achats de véhicules électriques. Mais elles ne sont accessibles qu’aux entreprises ayant un siège social en métropole. Pour l’instant, ces aides, qui vont de 300 € pour un triporteur électrique jusqu’à 13.000 € pour un poids lourd, n’ont pas beaucoup convaincu. Ainsi, au 1er avril, en région lyonnaise, ce dispositif n’a profité qu’à 52 véhicules électriques. Récemment, pour sortir de cette situation, la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises a demandé que les véhicules diesel utilisant le procédé AdBlue, dépolluant, aient le droit de rouler dans la région. Ainsi, cela pourrait résoudre les difficultés de nombreux entrepreneurs.
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