Être retraité ne suffit pas pour échapper à la taxe foncière. En 2026, l’exonération dépend de l’âge, d’une allocation et parfois du revenu fiscal de référence. Les propriétaires de plus de 75 ans peuvent obtenir une exonération complète sous plafond. Les bénéficiaires de l’AAH suivent la même règle de revenus. En revanche, les propriétaires de 66 à 75 ans ne reçoivent pas l’exonération complète. Ils obtiennent seulement un dégrèvement de 100 euros. Les titulaires de l’ASPA ou de l’ASI profitent d’un régime distinct. Enfin, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères reste due. Voici les contrôles à effectuer avant l’arrivée des avis.
| Le point essentiel Le BOFiP fixe en métropole un plafond de 12 793 euros pour une part en 2026. Il ajoute 3 416 euros par demi-part. Le bénéficiaire doit vérifier le RFR calculé sur ses revenus de 2025 et inscrit sur son avis d’impôt 2026. |
Un retraité ne reçoit pas automatiquement une exonération

D’abord, la retraite n’ouvre, à elle seule, aucun avantage général. Ensuite, la DGFiP regarde la situation du propriétaire au 1er janvier 2026. Elle contrôle l’âge, l’allocation reçue et les revenus.
Ainsi, une personne âgée de 64 ans reste imposable, même avec une petite pension. Cependant, elle peut demander un plafonnement si la taxe dépasse 50 % de ses revenus. Elle doit aussi remplir les autres conditions.
À l’inverse, une personne de plus de 75 ans peut obtenir l’exonération complète. Son revenu fiscal de référence doit néanmoins rester sous le seuil officiel.
Qui peut bénéficier d’un allègement en 2026 ?
| Profil du propriétaire | Avantage principal | Condition de revenus |
| Titulaire de l’ASPA | Exonération de taxe foncière | Pas de plafond spécifique lié à l’article 1417 |
| Titulaire de l’ASI | Exonération de taxe foncière | Pas de plafond spécifique lié à l’article 1417 |
| Titulaire de l’AAH | Exonération de taxe foncière | RFR inférieur au plafond 2026 |
| Plus de 75 ans au 1er janvier | Exonération de taxe foncière | RFR inférieur au plafond 2026 |
| Plus de 65 ans et 75 ans au plus | Dégrèvement de 100 euros | RFR inférieur au plafond 2026 |
La fiche officielle de la DGFiP confirme ces catégories. Ainsi, elle précise que l’administration applique le dégrèvement de 100 euros sans démarche préalable.
Quels plafonds de revenus s’appliquent en 2026 ?
D’abord, le BOFiP a actualisé les seuils le 30 juin 2026. Pour la taxe foncière 2026, il retient les revenus perçus en 2025. Le contribuable doit donc lire le revenu fiscal de référence inscrit sur son avis d’impôt 2026.
| Nombre de parts | Plafond en métropole |
| 1 part | 12 793 euros |
| 1,25 part | 14 501 euros |
| 1,5 part | 16 209 euros |
| 1,75 part | 17 917 euros |
| 2 parts | 19 625 euros |
Au-delà de deux parts, le plafond augmente de 3 416 euros par demi-part. Une hausse de 1 708 euros s’applique par quart de part.
Par ailleurs, les départements d’outre-mer utilisent des limites plus élevées. Le barème fiscal publié le 30 juin 2026 détaille les montants pour chaque territoire.
AAH : trois conditions doivent se cumuler

En pratique, le versement de l’AAH ne suffit pas, à lui seul, pour supprimer la taxe. D’abord, le bénéficiaire doit être propriétaire ou usufruitier du logement concerné.
Ensuite, le logement doit constituer son habitation principale. Enfin, le revenu fiscal de référence doit rester sous la limite adaptée au nombre de parts.
Concrètement, un titulaire de l’AAH avec une part peut respecter le plafond en métropole. Avec un RFR de 12 500 euros, il remplit la condition. Avec 13 100 euros, il dépasse le seuil de 12 793 euros.
Par ailleurs, le foyer doit vérifier qui possède le logement. Lorsque le bien appartient seulement à un conjoint non éligible, l’exonération peut ne pas s’appliquer.
Plus de 65 ans : exonération ou réduction de 100 euros ?
Concrètement, deux tranches d’âge coexistent. Les propriétaires de plus de 75 ans au 1er janvier peuvent obtenir l’exonération complète. Ils doivent respecter le plafond de revenus.
En revanche, les propriétaires de 66 à 75 ans ne reçoivent pas l’exonération complète. Ils obtiennent un dégrèvement de 100 euros. La DGFiP applique la même limite de revenu fiscal.
Si la taxe hors ordures ménagères reste inférieure à 100 euros, le dégrèvement couvre seulement la somme due. Il ne crée donc aucun remboursement supérieur à l’impôt.
Maison de retraite : l’ancien logement peut rester exonéré
Ainsi, une entrée durable en maison de retraite ne supprime pas toujours l’avantage. Le propriétaire peut conserver l’exonération sur son ancienne résidence principale.
Cependant, le logement doit rester libre de toute occupation. Une location ou une mise à disposition exclusive d’un tiers peut fermer le droit.
Cette règle protège aussi certaines personnes âgées ou handicapées qui quittent leur domicile pour recevoir des soins de longue durée.
Pourquoi un avis peut-il encore arriver malgré l’exonération ?
En pratique, l’exonération ne couvre pas la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Le propriétaire peut donc recevoir un avis avec la seule TEOM à payer.
La DGFiP rappelle ce point dans sa réponse « Je suis exonéré, pourquoi ai-je reçu un avis ? ». Ainsi, la présence d’un montant ne prouve pas forcément un refus d’exonération.
Notre calendrier sur les avis et les dates de paiement de la taxe foncière 2026 présente les échéances officielles. De plus, il aide à anticiper la réception du document.
Que faire si l’avis ne tient pas compte de votre situation ?
D’abord, vérifiez le RFR, le nombre de parts, l’âge au 1er janvier et le nom du propriétaire. Ensuite, contrôlez la ligne consacrée à la TEOM.
1. Ouvrez la messagerie sécurisée de votre espace Finances publiques.
2. Choisissez le thème relatif aux impôts locaux et à la taxe foncière.
3. Joignez l’avis, le justificatif d’AAH, d’ASPA ou d’ASI, si nécessaire.
4. Ajoutez l’avis d’impôt qui indique le revenu fiscal de référence.
5. Demandez une réponse écrite avant de modifier votre paiement.
Par ailleurs, les personnes qui perdent une exonération peuvent bénéficier d’une sortie progressive. Le dispositif maintient d’abord l’avantage pendant deux ans, puis réduit la base pendant deux années supplémentaires.
Quel rôle jouent la commune et le CCAS ?

Concrètement, la commune vote son taux de taxe foncière. L’intercommunalité peut aussi appliquer son propre taux. En revanche, la DGFiP décide de l’exonération liée à l’âge, à l’AAH ou aux revenus.
Les services municipaux doivent donc orienter l’habitant vers le service fiscal compétent. Notre article sur les nouveaux seuils que les communes doivent expliquer distingue clairement ces responsabilités.
Un CCAS peut toutefois aider une personne isolée à réunir les pièces ou à contacter France Services. Il ne peut ni accorder l’exonération ni corriger l’avis.
Enfin, les propriétaires peuvent consulter notre décryptage sur la hausse attendue selon leur commune. Ce décryptage distingue le taux local de l’avantage fiscal national.
Vérifier le RFR évite de payer une somme non due
En 2026, trois profils ouvrent surtout l’exonération. Il s’agit d’abord des titulaires de l’ASPA ou de l’ASI. S’ajoutent les bénéficiaires de l’AAH sous plafond et les propriétaires de plus de 75 ans aux revenus modestes.
Les propriétaires plus jeunes ne doivent pas confondre exonération et réduction de 100 euros. De plus, la TEOM reste payable dans tous ces cas.
Une lecture attentive de l’avis, du RFR et du statut du logement permet donc d’agir vite. En cas d’écart, le service des impôts fonciers reste l’interlocuteur qui peut corriger l’imposition.
