Gestion intelligente du trafic : la révolution Gertrude pour les villes de toutes tailles
Publié le 29/11/2025 à 17:21
Interview téléphonique avec Éric Franceries, Directeur général délégué de GERTRUDE SAEM
Quand on appelle Éric Franceries, on sent tout de suite qu’on ne parle pas seulement de feux tricolores. On parle d’usages, de sécurité, de temps gagné au quotidien, et de communes qui veulent des solutions concrètes sans se ruiner. Gertrude SAEM, acteur français historique des Systèmes de Transport Intelligents, arrive avec deux annonces fortes : I.AM BOX, une plateforme intelligente miniaturisée présentée au Salon des Maires, et un module de gestion de carrefour isolé à moins de 900 €, pensé pour les petites communes. Entretien.
« Aujourd’hui, même une petite commune peut entrer dans la mobilité intelligente »
Monsieur Franceries, pourquoi remettre la question de la circulation au centre du débat local ?
Parce que c’est devenu un sujet quotidien pour tous les maires, pas seulement dans les grandes villes. On parle d’entrées de bourg dangereuses, de carrefours qui saturent à certaines heures, de vitesse excessive, de pollution… La circulation, c’est à la fois de la sécurité, du cadre de vie et de l’attractivité. Et les élus cherchent des solutions qui fonctionnent vite, sans chantier immense et sans exploser le budget.
Gertrude travaille sur ces sujets depuis longtemps…
Oui, plus de 45 ans. Ce qui a changé, c’est l’ampleur du besoin. Avant, les ITS étaient surtout sollicités par les métropoles. Maintenant, une petite commune a aussi besoin d’outils fiables et performants. Notre enjeu, c’est de rendre la gestion intelligente du trafic accessible à toutes les tailles de villes.
I.AM BOX : « une solution rapide qui s’intègre sans tout casser »
Vous venez de présenter I.AM BOX. Qu’est-ce que c’est, concrètement ?
I.AM BOX, c’est une solution miniaturisée, héritée des meilleurs concepts de gestion de la mobilité, idéale pour performer rapidement sur un carrefour. I.AM BOX est capable d’intégrer de l’intelligence artificielle embarquée pour piloter et optimiser la circulation. L’idée, c’est qu’elle s’adapte à ce qui existe déjà. Beaucoup de collectivités ont encore d’anciens contrôleurs français : on les connaît, on sait travailler avec. I.AM BOX se branche dessus, on réutilise l’existant et on évite aux villes de repartir de zéro.
Ça veut dire pas de gros travaux ?
Exactement. C’est une architecture ouverte : 4G, 5G, IoT, LIDAR, C-ITS, FCD… mais aussi compatible avec l’existant. On modernise sans imposer une révolution lourde.
Qu’est-ce que la box permet de faire au quotidien ?
Elle agit sur quatre niveaux :
Surveiller les intersections avec de la télésurveillance avancée,
Piloter localement en temps réel,
Coordonner en donnant la priorité aux transports publics quand il faut,
Harmoniser plusieurs carrefours pour fluidifier un axe entier.
L’effet, c’est moins d’attente, moins de bouchons, et un trafic mieux réparti. Et derrière ça, il y a un vrai gain environnemental et sécuritaire.
Le module « carrefour unique » : moins de 900 € pour sécuriser un village
L’autre annonce forte, c’est cette solution à moins de 900 euros. Pourquoi ce choix ?
Parce qu’on a vu une réalité simple : une énorme partie des communes rurales n’ont pas besoin d’un centre de supervision complet. Elles ont besoin de sécuriser un carrefour, parfois le seul point noir du village. Jusqu’ici, l’offre du marché était souvent trop chère ou trop complexe. On s’est dit : on va faire simple, robuste et accessible.
À ce prix-là, qu’est-ce qui est inclus ?
C’est un équipement, un logiciel, une licence perpétuelle détenue à vie, avec garantie et SAV compris. On ne fait pas une entrée de gamme fragile. On fait une solution fiable, durable, compatible avec l’existant, installable facilement, et opérationnelle rapidement.
Pour quels usages typiques ?
Je pense tout de suite à :
une entrée de bourg où la vitesse pose problème,
un carrefour accidentogène,
une zone scolaire,
un axe départemental qui traverse un village,
ou une commune touristique avec des pics saisonniers.
Là, avec moins de 900 €, un maire peut apaiser la vitesse, réduire les conflits de priorité et sécuriser la traversée. C’est très concret.
Deux offres, une logique : « chacun avance à son rythme »
Comment s’articulent vos deux solutions ?
On ne les oppose pas, elles sont progressives et complémentaires.
Dessous, on inverse l’ordre des 2 notions
• Le module carrefour unique s’adresse aux communes qui veulent une première marche très accessible.
• I.AM BOX s’adresse également aux villes qui ont besoin de coordonner plusieurs carrefours, un réseau, des transports publics… C’est une 2ième marche.
Une commune peut commencer petit, sur un point critique, et évoluer ensuite quand le besoin grandit. C’est une logique progressive. Et dans les deux cas : technologie française, fiabilité, compatibilité, maintenance simple.
« On veut que les élus aient enfin une solution à leur portée »
Quel message vous voulez faire passer aux maires ?
Que la mobilité intelligente n’est plus réservée aux grosses collectivités. On a voulu casser cette barrière. Même avec un budget serré, on peut agir sur la sécurité et la fluidité. Et ça, c’est une vraie avancée pour les territoires.
Conclusion
Avec I.AM BOX, Gertrude SAEM affiche clairement son ambition d’équiper la ville de demain : une circulation plus fluide, plus sûre et plus sobre. Mais c’est surtout l’arrivée du module carrefour isolé à moins de 900 €, licence perpétuelle à vie avec SAV et garantie, qui change la donne : les petites communes ont enfin accès à une solution intelligente et réaliste pour leurs budgets.
Gertrude confirme ainsi sa place de partenaire stratégique des collectivités, en proposant une mobilité intelligente à la portée de tous les territoires, même les plus petits.