Faux pass sanitaires : un marché qui s’étend sur le Dark Web

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Sur le Dark Web, l’offre pour se procurer de faux pass sanitaires est en pleine expansion. En effet, de multiples délinquants très organisés répondent désormais à la demande des personnes qui refusent radicalement de se faire vacciner.

Une opportunité pour les délinquants

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Obtenir de façon illicite un faux certificat de vaccination anti-Covid est devenu très simple lorsqu’on se rend sur le Dark Web. Cette possibilité a surgi rapidement, dès l’annonce d’une prochaine vague très probable d’infections, due au variant Omicron. En effet, celle-ci est une opportunité parfaite pour les délinquants qui sont spécialisés dans le trafic de faux certificats. Aujourd’hui, il est clair que les craintes sanitaires qui concernent des millions d’Européens sont une excellente occasion d’écouler de faux pass sanitaires. En tous cas, pour satisfaire tous ceux qui souhaitent conserver leur liberté de se déplacer mais qui redoutent les vaccins.

De nombreuses enquêtes ouvertes pour usage de faux pass sanitaires

En France, l’ampleur du phénomène des faux pass sanitaires commence à préoccuper l’exécutif. Pour preuve, le ministère de l’Intérieur a récemment admis qu’environ 110.000 de ces certificats contrefaits circuleraient à ce jour sur le territoire. Ce chiffre élevé s’expliquant en partie par la complicité de certains professionnels de santé. Pour le moment, la police a déjà ouvert quatre-cents enquêtes concernant ce délit. Et une centaine de personnes a déjà été arrêtée. Sur le Dark Web, les fournisseurs de faux pass sont aussi très actifs. Ainsi, les spécialistes qui luttent pour limiter ces fraudes estiment que les offres dans ce domaine ont déjà presque quadruplé au cours des deux derniers mois.

De futurs blocages au niveau européen ?

Actuellement, on sait que les faux QR codes en circulation sont surtout issus d’un usage illicite de codes d’identification ou de vols d’identités. Ce qui montre qu’ils ne proviennent pas de défaillances techniques du système européen à l’origine des certificats numériques légaux. Cependant, l’ampleur exacte de ces fraudes reste difficile à évaluer avec précision. Face à ce flou, les autorités qui tentent d’endiguer ce phénomène frauduleux. Elles pourraient bientôt choisir de révoquer les faux certificats identifiés dans toute l’Union européenne. Cela, au lieu de se limiter au blocage actuel qui reste national.



Né à Paris le 12 Décembre 1981, Pierre Baron est un journaliste français. En 1999, à tout juste 19 ans, il débute une carrière de journaliste à News-York sur la chaîne spécialisée en économie Bloomberg TV. Il rejoint BFM TV dès son lancement en 2005 et anime des émissions sur la chaîne d'info en continu de 2005 à 2010. On le voit ensuite sur iTélé, entre 2011 et 2017 date à laquelle il intègre la rédaction du Bulletin des Communes qui lui confie la rubrique NTIC.