Face à la hausse du carburant, le barème des indemnités kilométriques pour les déplacements temporaires des personnels de l’État est majoré de 3,2 % du 1er juin au 31 décembre 2026. La mesure vise notamment les agents qui utilisent leur véhicule personnel pour leur service.

Une majoration temporaire jusqu’à la fin de l’année

La revalorisation temporaire s’applique aux déplacements professionnels effectués entre le 1er juin et le 31 décembre 2026. Elle représente, selon Service-Public, environ 20 centimes d’euro par litre de carburant. Les taux varient selon le véhicule, la puissance fiscale, le kilométrage et le lieu du déplacement.

AESH, remplaçants, agents mobiles : les premiers concernés

Les agents amenés à se déplacer fréquemment avec leur voiture personnelle sont les plus exposés : enseignants remplaçants, AESH, personnels itinérants, services administratifs déconcentrés, agents techniques ou médico-sociaux. Les agents hospitaliers doivent également être concernés, avec un arrêté attendu.

Pourquoi c’est important dans les territoires ruraux

Dans les zones rurales, les distances entre écoles, services publics, établissements de santé ou sites administratifs sont plus importantes. Quand l’agent avance des frais de carburant, l’indemnité kilométrique devient un sujet de pouvoir d’achat. Cette mesure ne supprime pas le coût de la voiture, mais elle limite une partie de la charge.

Ce que les employeurs publics doivent préparer

Les collectivités et services de l’État doivent mettre à jour leurs outils de remboursement, informer les agents et vérifier les ordres de mission. Une erreur de barème peut créer des régularisations ou des tensions.

Ce qu’il faut retenir

Les agents publics qui utilisent leur véhicule personnel pour le service bénéficient d’une majoration temporaire. Elle concerne surtout les métiers mobiles et les territoires où les distances sont importantes.