Un récent rapport a fait apparaître que le coût des fraudes dans les transports publics avait globalement augmenté cette année.

Coût des fraudes dans les transports publics : des chiffres en hausse

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Selon un récent rapport de l’Union des Transports Publics et Professionnels, le coût des fraudes dans les transports publics s’élèverait au moins à un milliard d’euros par an. Cela, à cause des multiples incivilités qui s’y produisent. Un constat que confirme la dernière édition de l’Observatoire de la mobilité 2021.

Un sentiment croissant d’insécurité

Un récent rapport a fait apparaître que le coût des fraudes dans les transports publics avait globalement augmenté cette année.

Un récent rapport a fait apparaître que le coût des fraudes dans les transports publics avait globalement augmenté cette année.

Ce chiffre préoccupant provient des diverses incivilités courantes. Ainsi, il s’appuie notamment sur un sondage IFOP auprès de 1.500 personnes majeures. Celles-ci vivant dans des agglomérations de 50.000 habitants ou plus. Parmi les données que révèle ce rapport, il apparaît que le port du masque génère une augmentation des fraudes, ainsi que des agressions.

Au total, dans les transports urbains de province, la fraude dépasserait les 15 %. En parallèle, cette analyse révèle aussi que 96 % des personnes sondées sont favorables à une répression plus soutenue de la délinquance dans les transports publics. De plus, 83 % d’entre elles souhaitent que la fraude entraîne plus de contrôles. De même que la mendicité, pour 78 % des sondés. Sur le coût d’un milliard d’euros annuel, 600 millions proviendraient d’un manque à gagner. Et 195 millions d’euros serviraient à réprimer la fraude. Enfin, un budget de 200 millions d’euros serait investi dans la lutte contre l’insécurité. Globalement, ces chiffres font apparaître un sentiment croissant d’insécurité chez les Français dans les transports publics.

Une sensation de claustration

D’après Claude Faucher, le Délégué général de l’Union des Transports Publics et Professionnels, ce sentiment d’insécurité s’explique par une « sensation de claustration » dans les transports en commun. Un paradoxe, car selon lui, « […] les faits de délinquance sont élucidés beaucoup plus vite dans les transports que dans la rue […]. » Cela provenant du fait que de nombreux dispositifs de surveillance (vidéoprotection, personnels de sécurité) s’y trouvent. Cela, encore plus souvent qu’à l’air libre.

Une délinquance et un coût des fraudes dans les transports publics en hausse

Par ailleurs, il faut observer que depuis 2020 la fréquentation des voyageurs a baissé dans les transports en commun. Par conséquent, en proportion, la délinquance a augmenté. Une évaluation qui porte aujourd’hui sur en moyenne à 1,4 agression pour un million de voyageurs. Ce chiffre étant encore en hausse depuis 2011. L’une des raisons principales qui explique ce pic est la fermeture de nombreux lieux publics pendant les confinements. Cela a fait que la délinquance habituelle qui s’exerçait à l’extérieur, entre autres sur les touristes, « […] s’est déportée dans les transports collectifs ». En tous les cas, ce secteur professionnel constate désormais que le coût des fraudes dans les transports publics a également augmenté.



Né à Blois le 22 novembre 1972, Thierry Dulac est un journaliste français. À tout juste 21 ans, il débute une carrière de journaliste à Londres sur la chaîne spécialisée en économie Bloomberg TV. Il rejoint BFM TV dès son lancement en 2005 et anime des émissions sur la chaîne d'info en continu de 2006 à 2009. On le voit ensuite sur iTélé, ancêtre de CNews, entre 2009 et 2011 date à laquelle il intègre le Bulletin des Communes qui lui confie la rubrique Environnement.