La CGT et la FSU veulent franchir une nouvelle étape dans leur rapprochement. Depuis plusieurs mois, les deux organisations travaillent à la construction d’une « maison commune » du syndicalisme de lutte et de transformation sociale. L’expression peut sembler technique, presque interne au monde syndical. Elle traduit pourtant une évolution importante : face à la fragmentation syndicale, à la progression de l’extrême droite, aux tensions sociales et aux difficultés de mobilisation, une partie du mouvement syndical veut réfléchir à une structure plus unifiée, plus lisible et plus efficace.

Cette « maison commune » ne signifie pas immédiatement une fusion complète entre la CGT et la FSU. Elle désigne plutôt une démarche progressive : travailler davantage ensemble, construire des formations communes, élaborer des campagnes partagées, rapprocher les équipes militantes, coordonner les revendications et imaginer, à moyen terme, un nouvel outil syndical. La FSU a inscrit cette orientation dans ses mandats, en lien avec la CGT et Solidaires, tout en affirmant que le processus doit rester ouvert à d’autres forces syndicales.

Le sujet compte au-delà des appareils syndicaux. Il concerne les salariés du privé, les agents publics, les enseignants, les personnels territoriaux, les hospitaliers, les retraités, les précaires et les collectivités employeuses. Si un rapprochement CGT-FSU se concrétise, il pourrait modifier les équilibres syndicaux dans plusieurs secteurs, notamment dans la fonction publique, l’éducation, les collectivités territoriales et les mobilisations sociales nationales.

Derrière cette démarche, il y a une question simple : les syndicats peuvent-ils peser davantage s’ils travaillent moins séparément ?

Une démarche née d’un contexte social tendu

Le rapprochement entre la CGT et la FSU n’apparaît pas dans le vide. Il s’inscrit dans un contexte marqué par la réforme des retraites, les mobilisations sociales, les inquiétudes sur les services publics, la crise du pouvoir d’achat et la montée de l’extrême droite. La CGT et la FSU expliquent que leur travail commun a été réactualisé en 2023, après la mobilisation contre la réforme des retraites et dans un contexte de progression préoccupante de l’extrême droite.

La réforme des retraites a joué un rôle central. Pendant plusieurs mois, l’intersyndicale a réussi à rassembler des organisations très différentes autour d’un refus commun. Cette séquence a montré que l’unité syndicale pouvait donner une force importante aux mobilisations. Mais elle a aussi montré les limites d’une unité ponctuelle : une fois la mobilisation terminée, les organisations reprennent souvent leurs propres agendas.

La « maison commune » cherche à dépasser cette logique ponctuelle. L’idée n’est pas seulement de faire front ensemble lors d’une réforme contestée. Elle est de construire des habitudes, des outils, des formations et des espaces communs capables de durer.

La montée de l’extrême droite est l’autre élément structurant. Pour la FSU comme pour la CGT, le syndicalisme doit être capable de répondre à une crise sociale qui nourrit les votes de rupture, les discours anti-immigration, la défiance envers les institutions et la fragmentation du monde du travail. Leur stratégie repose sur une idée : un syndicalisme plus uni peut proposer une réponse sociale plus visible face aux discours de division.

Pourquoi la FSU pousse cette orientation

La FSU, très implantée dans l’éducation nationale et la fonction publique, a fait de cette « maison commune » un axe stratégique. Lors de son congrès national de 2025, l’orientation en faveur d’une maison commune associant notamment la FSU, la CGT et Solidaires a été largement approuvée. Plusieurs sources syndicales indiquent que cette orientation a recueilli un soutien très majoritaire au sein de la fédération.

Pour la FSU, l’enjeu est double. D’un côté, elle veut préserver son identité : un syndicalisme très lié à l’éducation, aux services publics, aux personnels de l’État et à une culture fédérale spécifique. De l’autre, elle sait que son poids peut être renforcé si elle s’inscrit dans une dynamique plus large avec la CGT et Solidaires.

La FSU défend donc une formule souple. Elle ne parle pas d’une absorption par la CGT. Elle parle d’un outil à imaginer ensemble, construit à partir des secteurs, des territoires et des équipes militantes. Cette prudence est logique. Une fusion brutale pourrait susciter des résistances internes, notamment chez les militants attachés à l’histoire et au fonctionnement de la FSU.

La notion de « maison commune » permet de garder plusieurs portes ouvertes. Elle permet d’avancer sans trancher immédiatement toutes les questions : nom, statuts, finances, représentativité, fédérations, champs professionnels, élections professionnelles, place de Solidaires, organisation territoriale, rapport aux partis politiques, stratégie dans les mobilisations.

En clair, la FSU veut construire une unité renforcée, mais sans disparaître dans une structure déjà existante.

Ce que cherche la CGT

Pour la CGT, l’enjeu est lui aussi stratégique. La confédération a modifié ses mandats lors de son 53e congrès en 2023, en confirmant une orientation d’unité et d’unification du syndicalisme. Les discussions avec la FSU s’inscrivent dans cette ligne.

La CGT reste l’une des principales organisations syndicales françaises. Mais elle évolue dans un paysage très fragmenté : CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, Solidaires, FSU, syndicats autonomes, organisations catégorielles. Cette dispersion peut affaiblir la lisibilité du syndicalisme pour les salariés. Elle complique aussi la construction de rapports de force durables.

Un rapprochement avec la FSU aurait plusieurs intérêts pour la CGT. Il renforcerait son implantation dans certains secteurs publics, notamment l’éducation. Il donnerait plus de cohérence à un syndicalisme de transformation sociale. Il permettrait aussi de créer des campagnes communes sur des sujets transversaux : salaires, services publics, retraites, conditions de travail, égalité femmes-hommes, transition écologique, lutte contre l’extrême droite.

Mais la CGT doit aussi tenir compte de ses propres équilibres internes. Une partie de ses militants peut vouloir accélérer l’unification. D’autres peuvent craindre une dilution, des compromis ou des débats organisationnels interminables. Construire une maison commune suppose donc de convaincre aussi à l’intérieur de la CGT.

Solidaires dans l’équation

Même si le titre met l’accent sur la CGT et la FSU, Solidaires est souvent mentionné dans cette dynamique. La FSU parle d’une maison commune avec deux partenaires identifiés, la CGT et Solidaires, tout en laissant la démarche ouverte à d’autres.

La présence de Solidaires est importante. Cette union syndicale est implantée dans plusieurs secteurs, avec une culture militante combative, notamment dans certains services publics, entreprises et mouvements sociaux. Elle partage avec la CGT et la FSU une partie des positions sur les retraites, les salaires, les services publics, les libertés syndicales, l’antifascisme ou l’écologie sociale.

Mais intégrer Solidaires dans une maison commune n’est pas simple. Chaque organisation a son histoire, ses structures, ses fédérations, ses syndicats de base et ses pratiques. Solidaires est attachée à un fonctionnement très horizontal et à une forte autonomie des syndicats membres. Une structure trop centralisée pourrait être difficile à accepter.

La maison commune devra donc trouver une forme qui respecte les cultures syndicales. C’est tout l’enjeu : unir sans uniformiser.

Une réponse à la crise de la représentativité syndicale

Le syndicalisme français a une influence réelle dans les négociations et les mobilisations, mais il souffre d’un problème de syndicalisation. Le taux d’adhésion syndicale reste faible en France par rapport à d’autres pays européens. Beaucoup de salariés voient les syndicats comme utiles lors des conflits, mais ne franchissent pas le pas de l’adhésion.

La multiplication des sigles renforce parfois cette distance. Pour un salarié peu politisé, comprendre les différences entre toutes les organisations peut être difficile. Dans une petite entreprise, l’absence de syndicat est fréquente. Dans certains secteurs précaires, l’organisation collective reste faible.

La maison commune cherche à répondre à cette difficulté. En rapprochant les forces, les syndicats espèrent devenir plus visibles, plus accessibles et plus efficaces. Un salarié pourrait identifier plus facilement un pôle syndical de lutte, capable de porter des revendications cohérentes dans plusieurs secteurs.

Mais le risque existe aussi. Une construction trop interne, trop centrée sur les appareils, pourrait rester incompréhensible pour les salariés. Pour réussir, la maison commune devra produire des effets concrets : permanences communes, campagnes visibles, formations, actions locales, outils pour les salariés isolés, présence dans les petites entreprises et les services publics.

Ce que cela peut changer dans les services publics

Les services publics sont au cœur du rapprochement CGT-FSU. La FSU est très présente dans l’éducation. La CGT est implantée dans de nombreux secteurs publics, parapublics et privés : collectivités, hôpitaux, énergie, transports, culture, finances publiques, industrie, commerce, services.

Une coordination plus forte pourrait peser dans les mobilisations sur :

  • les moyens de l’école ;
  • les salaires des fonctionnaires ;
  • les conditions de travail ;
  • les suppressions de postes ;
  • la crise de l’hôpital ;
  • les services publics de proximité ;
  • la fonction publique territoriale ;
  • la transition écologique dans les politiques publiques ;
  • la précarité des agents contractuels.

Pour les collectivités, le sujet mérite attention. Dans les mairies, départements, régions et intercommunalités, la CGT est déjà présente. La FSU l’est aussi dans certains champs, notamment éducatifs, territoriaux ou sociaux. Une maison commune pourrait renforcer les coordinations locales, notamment autour des écoles, du périscolaire, des politiques éducatives, des agents territoriaux spécialisés, de la restauration scolaire ou de la santé au travail.

Cela peut modifier les rapports sociaux locaux. Les employeurs publics pourraient faire face à des revendications plus coordonnées, à des campagnes communes et à des alliances plus durables entre syndicats.

Pourquoi le contexte politique pèse autant

La démarche CGT-FSU n’est pas seulement sociale. Elle est aussi politique au sens large, même si elle ne signifie pas un alignement sur un parti. Les syndicats concernés se définissent par un syndicalisme de transformation sociale. Ils veulent peser contre les politiques d’austérité, les reculs sociaux, les privatisations, les inégalités et la progression de l’extrême droite.

Cette dimension politique peut susciter des critiques. Certains adversaires diront que la maison commune risque de politiser davantage le syndicalisme. Les organisations concernées répondront que le syndicalisme a toujours porté une vision de société : salaires, droits, services publics, protection sociale, retraite, égalité, démocratie au travail.

La progression de l’extrême droite est un point particulièrement sensible. La CGT, la FSU et Solidaires considèrent généralement que le syndicalisme doit combattre les idées d’extrême droite dans le monde du travail. Une formation commune CGT-FSU consacrée à la lutte contre les idées et pratiques de l’extrême droite s’inscrit d’ailleurs dans le cadre du travail initié entre les deux organisations et matérialisé par la maison commune.

Le rapprochement sert donc aussi à construire un front syndical sur les valeurs : égalité, solidarité, antiracisme, défense des droits sociaux, services publics.

Les obstacles à surmonter

Construire une maison commune sera difficile. Les obstacles sont nombreux.

Le premier est organisationnel. Chaque syndicat a ses statuts, ses fédérations, ses finances, ses mandats, ses élections internes, ses responsables et ses cultures. Fusionner ou même coordonner durablement ces structures demande du temps.

Le deuxième est identitaire. Beaucoup de militants sont attachés à leur organisation. La CGT n’est pas la FSU. La FSU n’est pas Solidaires. Chaque histoire compte. Une maison commune ne peut pas être perçue comme une absorption par l’un des partenaires.

Le troisième est stratégique. Les organisations ne sont pas toujours d’accord sur le rythme des mobilisations, les formes d’action, la place de la négociation, les relations avec les autres syndicats, ou la manière de s’adresser aux salariés.

Le quatrième est sectoriel. Les réalités de l’éducation nationale ne sont pas celles de l’industrie, de la fonction publique territoriale, de la santé, du commerce ou des transports. Une maison commune devra permettre des déclinaisons adaptées.

Le cinquième est électoral. Les syndicats se présentent aux élections professionnelles. La question des listes communes, des sigles, des périmètres et de la représentativité est très délicate. Elle peut créer des tensions si elle est abordée trop vite.

C’est pourquoi le processus est progressif. Les organisations parlent d’espaces communs, de campagnes partagées, de formations, de plateformes revendicatives et d’expérimentations locales.

Ce que cela peut changer pour les salariés

Pour les salariés, la maison commune peut avoir un intérêt si elle produit des effets visibles. Par exemple :

  • un meilleur accès à l’information syndicale ;
  • des permanences communes ;
  • des campagnes plus lisibles ;
  • des mobilisations plus coordonnées ;
  • des formations partagées ;
  • une présence renforcée dans certains secteurs ;
  • une aide plus efficace aux salariés isolés ;
  • des revendications communes sur les salaires ou conditions de travail.

Mais si la démarche reste limitée à des débats internes, elle risque de ne pas changer grand-chose dans le quotidien des salariés. C’est le principal test. Une maison commune ne doit pas seulement rapprocher des directions syndicales. Elle doit renforcer les équipes de terrain.

Les salariés jugeront sur pièces. Est-ce plus simple de contacter un syndicat ? Est-ce que les revendications sont plus claires ? Est-ce que les mobilisations sont plus fortes ? Est-ce que les petites entreprises, les précaires et les jeunes travailleurs sont mieux représentés ? Est-ce que les agents publics voient une défense plus efficace de leurs conditions de travail ?

L’unité syndicale n’a de valeur que si elle améliore la capacité d’action.

Ce que cela peut changer pour les collectivités employeuses

Les collectivités territoriales doivent suivre cette évolution. Elles sont employeuses de nombreux agents : personnels administratifs, techniques, sociaux, médico-sociaux, éducatifs, culturels, sportifs, agents de restauration, ATSEM, policiers municipaux, agents de propreté, animateurs, bibliothécaires, travailleurs sociaux.

Un rapprochement syndical peut renforcer les revendications sur :

  • les salaires et primes ;
  • la santé au travail ;
  • les effectifs ;
  • les horaires ;
  • les conditions de travail ;
  • la précarité contractuelle ;
  • la reconnaissance des métiers ;
  • la gestion des services publics locaux ;
  • les externalisations ;
  • les restructurations.

Cela ne signifie pas automatiquement plus de conflits. Une représentation syndicale mieux coordonnée peut aussi rendre le dialogue social plus structuré. Mais elle peut accroître la pression lorsque les agents estiment que les conditions se dégradent.

Pour les élus locaux et directions générales, le bon réflexe est de ne pas traiter cette évolution comme une menace abstraite. Elle doit être lue comme un signal : les agents demandent de la reconnaissance, de la stabilité, des moyens et une meilleure qualité de vie au travail.

Une stratégie contre l’émiettement syndical

La France a une longue histoire de pluralisme syndical. Ce pluralisme reflète des traditions différentes : réformisme, syndicalisme de lutte, autonomie, syndicalisme catégoriel, fonction publique, secteurs professionnels, confédérations historiques. Il peut être une richesse démocratique. Mais il peut aussi produire de l’émiettement.

La maison commune n’a pas pour objectif affiché de supprimer tout pluralisme. Elle cherche plutôt à regrouper une partie du syndicalisme autour d’une orientation commune : lutte sociale, transformation, services publics, égalité, écologie, antifascisme.

Cette démarche peut créer un pôle plus identifié. Elle peut aussi pousser les autres organisations à clarifier leurs propres stratégies. Le paysage syndical pourrait alors se recomposer autour de blocs plus lisibles.

Mais cette recomposition prendra du temps. Les habitudes militantes ne changent pas en quelques mois. Les élections professionnelles, les congrès, les rapports de force internes et les mobilisations nationales joueront un rôle décisif.

Pourquoi 2026 peut être une année charnière

Plusieurs sources syndicales évoquent 2026 comme une année importante pour concrétiser la maison commune. Le travail engagé depuis 2023 et 2024 semble entrer dans une phase plus opérationnelle : formations communes, discussions intersyndicales, déclinaisons locales, textes d’orientation, débats internes.

L’année 2026 peut donc servir de test. Les organisations devront montrer que la maison commune existe autrement que dans les textes. Les militants devront voir des outils concrets. Les salariés devront percevoir une différence.

Cette étape sera probablement progressive. On peut imaginer des initiatives communes dans certains secteurs, des formations, des campagnes locales, des réunions partagées, des publications communes, puis éventuellement des réflexions plus avancées sur les structures.

L’avenir dépendra de la capacité à dépasser les méfiances. Une maison commune construite trop vite pourrait fracturer. Une maison commune construite trop lentement pourrait décevoir. Le rythme sera donc un enjeu politique interne.

Ce que les habitants doivent retenir

La « maison commune » CGT-FSU désigne un processus de rapprochement syndical. Elle vise à construire un outil commun du syndicalisme de lutte et de transformation sociale, avec la CGT, la FSU et possiblement Solidaires, tout en restant ouvert à d’autres organisations.

Ce n’est pas encore une fusion complète. C’est une démarche progressive : formations communes, campagnes partagées, plateformes revendicatives, coordination locale, travail militant commun.

Le contexte explique cette dynamique : mobilisation contre la réforme des retraites, inquiétude face à l’extrême droite, crise des services publics, pouvoir d’achat, besoin d’un syndicalisme plus visible.

Les obstacles sont réels : cultures différentes, identités syndicales, statuts, élections professionnelles, stratégie, rythme du rapprochement.

Pour les salariés et agents publics, l’intérêt dépendra des effets concrets : meilleure défense, campagnes plus lisibles, présence renforcée sur le terrain, coordination dans les luttes et accompagnement plus efficace.

Conclusion : une tentative de recomposition syndicale

La maison commune CGT-FSU est plus qu’un slogan interne. Elle traduit une tentative de recomposition du syndicalisme de lutte en France. Les deux organisations partent d’un constat partagé : face aux crises sociales, à la fragmentation du travail, à la faiblesse de la syndicalisation et à la progression de l’extrême droite, les syndicats doivent trouver des formes plus fortes d’unité.

Cette unité ne sera pas simple. La CGT, la FSU et Solidaires n’ont pas la même histoire, les mêmes pratiques ni les mêmes implantations. Une fusion immédiate paraît peu probable. Mais le rapprochement peut déjà changer les habitudes : formations communes, campagnes partagées, revendications coordonnées, actions locales plus solides.

Le test sera celui du terrain. Si la maison commune reste une discussion entre directions syndicales, elle aura peu d’effet. Si elle aide les salariés à mieux se défendre, à mieux s’organiser et à construire des mobilisations plus fortes, elle peut devenir un événement important dans le paysage social français.

Pour les collectivités, les services publics et les employeurs locaux, cette évolution mérite d’être suivie. Elle peut renforcer la coordination syndicale dans les territoires, notamment sur les conditions de travail, les salaires, les effectifs et la défense des services publics.

En 2026, la question n’est donc pas seulement de savoir si la CGT et la FSU veulent se rapprocher. Elle est de savoir si ce rapprochement peut produire un syndicalisme plus utile, plus lisible et plus efficace pour les salariés.