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Tourisme en Île-de-France : 13,3 millions de visiteurs et 7 milliards d’euros dépensés à l’été 2026

Le tourisme en Île-de-France a signé un été 2026 record : 13,3 millions de touristes entre juin et août, en hausse de 3 %. Leurs dépenses atteignent 7 milliards d’euros, soit 6 % de plus qu’en 2025. Ces chiffres ont été publiés le 1er septembre par la Région et son agence Choose Paris Region. Toutefois, la hausse ne profite pas à tous de la même façon. Voici ce que ce bilan change concrètement pour les communes, les professionnels et les visiteurs.

Tourisme en Île-de-France : quels sont les chiffres de l’été 2026 ?

Selon le communiqué régional, la région a accueilli 13,3 millions de touristes de juin à août 2026. Les visiteurs étrangers représentent 7 millions de personnes. Les Français, eux, sont 6,3 millions. Les deux clientèles progressent chacune de 3 % sur un an.

La consommation touristique grimpe plus vite que la fréquentation. En effet, elle atteint 7 milliards d’euros, en hausse de 6 %. Les étrangers dépensent 4,8 milliards d’euros (+5 %). Les Français dépensent 2,2 milliards d’euros, soit une progression de 9 %. Autrement dit, chaque visiteur a dépensé un peu plus qu’en 2025.

Indicateur (été 2026)ValeurÉvolution sur un an
Touristes13,3 millions+3 %
dont internationaux7 millions+3 %
dont Français6,3 millions+3 %
Consommation touristique7 milliards d’euros+6 %
Nuitées (région)—+6 %
Bateau sur la Seine entre des immeubles parisiens, tourisme en Île-de-France
Les croisières sur la Seine restent un passage obligé des visiteurs. Photo : Maxime Gilbert / Unsplash

Quels départements profitent le plus de la hausse des nuitées ?

Les nuitées progressent de 6 % à l’échelle régionale. Cependant, la croissance est plus forte en grande couronne qu’à Paris. Le Val-d’Oise arrive en tête avec +12 %. Le Val-de-Marne suit avec +11 %, puis la Seine-Saint-Denis avec +8 %.

  • Val-d’Oise : +12 %
  • Val-de-Marne : +11 %
  • Seine-Saint-Denis : +8 %
  • Essonne et Seine-et-Marne : +7 % chacune
  • Hauts-de-Seine et Yvelines : +6 % chacune
  • Paris : +5 %

Pour les élus, ce constat compte. Ainsi, les communes de banlieue captent une part croissante des séjours. Elles bénéficient donc davantage de la taxe de séjour. Sur ce point, notre article sur les tarifs de la taxe de séjour 2027 détaille les règles applicables.

D’où viennent les visiteurs étrangers ?

Les États-Unis restent le premier marché, avec environ 1 million de touristes cet été. Le Royaume-Uni et l’Espagne suivent, avec près de 500 000 visiteurs chacun. L’Allemagne et la Belgique complètent le classement.

Les tendances divergent selon les pays. D’un côté, l’Espagne, les Pays-Bas et le Canada progressent. De l’autre, le Royaume-Uni recule. Pour les professionnels, cela invite à diversifier la promotion plutôt qu’à miser sur un seul marché.

Immeuble au bord de la Seine à Paris
Paris reste la première destination, mais sa croissance est plus faible que celle de la grande couronne. Photo : Maximilian Zahn / Unsplash

Quel rôle ont joué les grands événements ?

La Région attribue une partie de ces résultats à un calendrier chargé. Elle cite notamment la finale du Top 14 au Stade de France et l’arrivée du Tour de France sur les Champs-Élysées. Les championnats d’Europe de natation ont aussi réuni plus de 1 100 athlètes.

Par ailleurs, l’Esports World Cup a duré sept semaines. Selon le communiqué, elle a vendu 175 000 billets, soit près du double de l’édition précédente. Elle a aussi généré plus de 2 millions de visites sur ses sites de compétition. De plus, au premier semestre, Roland-Garros a battu un record avec 727 000 spectateurs.

Le tourisme en Île-de-France progresse-t-il aussi sur l’année ?

Oui, mais plus modérément. De janvier à juin 2026, la région a reçu 24,7 millions de touristes, soit +1 % sur un an. Les dépenses ont atteint 11,8 milliards d’euros, en hausse de 4 %. Elles dépassent ainsi de 17 % leur niveau de 2019.

L’hôtellerie a enregistré 34,1 millions de nuitées au premier semestre (+2 %). En juin, le taux d’occupation régional a atteint 89 %. En revanche, les nuitées en meublés de tourisme ont reculé de 5 % entre janvier et juillet. Ce recul intervient alors que les règles se durcissent, comme l’explique notre article sur le numéro d’enregistrement des meublés.

Berges de Seine piétonnes à Paris
Les berges aménagées font partie de l’offre gratuite appréciée des visiteurs. Photo : Alain Rouiller / Unsplash

Que retenir pour la fin d’année 2026 ?

Les perspectives restent orientées à la hausse. D’après la Région, les réservations aériennes pour septembre à décembre progressent de 4 %. Les clientèles d’Asie (+12 %), du Moyen-Orient (+11 %) et d’Asie du Sud-Est (+19 %) sont les plus dynamiques.

Pour les familles, la période des vacances de la Toussaint ouvre la saison d’automne. Il vaut donc mieux réserver tôt les sites les plus demandés. Enfin, les communes peuvent s’appuyer sur ces données pour ajuster leur offre d’accueil hors saison.

Tourisme en Île-de-France : ce qu’il faut retenir

  • 13,3 millions de touristes de juin à août 2026, en hausse de 3 %.
  • 7 milliards d’euros de consommation touristique, soit +6 %.
  • Nuitées en hausse de 6 %, avec un record de +12 % dans le Val-d’Oise.
  • Les États-Unis restent le premier marché, devant le Royaume-Uni et l’Espagne.
  • Les réservations aériennes de fin d’année progressent de 4 %.

Les chiffres cités proviennent du communiqué officiel. Le détail est disponible sur le site de la Région Île-de-France.

Sources : Région Île-de-France et Choose Paris Region, communiqué du 1er septembre 2026 (consulté le 20 octobre 2026). Photo à la une : Joe deSousa / Unsplash.

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