Le lien entre droits de succession et finances publiques reste parfois mal compris. Cet impôt ne constitue pas la première recette de l’État. Il représente cependant plusieurs milliards d’euros par an. Toute réforme importante entraîne donc des choix budgétaires délicats.

Cet article complète les analyses du pilier droits de succession en 2026 et des scénarios pour l’avenir de cet impôt .

Ce que représentent les droits de succession dans le budget

Les droits de succession pèsent moins que la TVA ou l’impôt sur le revenu. Ils apportent toutefois une ressource non négligeable. Ils s’inscrivent dans la fiscalité du patrimoine au sens large. Ils complètent d’autres prélèvements, par exemple sur les plus-values.

Leur poids exact varie selon les années et les cycles immobiliers.

Impact d’une suppression totale pour les comptes publics

Une suppression entraînerait une perte de recettes immédiate. Il faudrait la compenser par des économies ou d’autres impôts. Chaque solution comporte des effets sociaux et économiques. Les arbitrages dépendraient des priorités politiques du moment.

L’article suppression totale présente la position d’un parti sur ce point.

Effets d’une hausse ciblée sur les plus gros patrimoines

Une hausse sur les super héritages augmenterait certaines recettes. Leur montant dépendrait du seuil choisi pour cette taxation. Cette réforme ne modifierait pas l’imposition des successions modestes. Elle viserait surtout le haut de la distribution patrimoniale.

L’article super héritages détaille cette logique.

Quelles conséquences possibles pour les territoires ?

Les droits de succession alimentent d’abord le budget national. Les décisions prises influencent ensuite les marges de manœuvre budgétaires. Elles pèsent sur les dotations, les investissements ou certaines politiques. Les collectivités ressentent donc indirectement ces évolutions.

Un État plus contraint financièrement peut réduire certains appuis aux territoires. À l’inverse, des recettes préservées maintiennent des capacités d’action.

Conclusion : un impôt modeste, mais stratégique

Le couple droits de succession et finances publiques ne se résume pas à un chiffre brut. L’impôt joue aussi un rôle symbolique et redistributif. Le choix entre suppression, statu quo ou hausse ciblée engage des modèles différents.

Les élus locaux suivent ce débat avec attention. Il conditionne partiellement leurs ressources futures et la qualité des services publics.