La saison touristique d’été 2026 a battu un record. Selon l’Insee, les hébergements collectifs ont enregistré 260,5 millions de nuitées de mai à août, soit 1,1 % de plus qu’en 2025. C’est le plus haut niveau depuis quinze ans. La hausse vient entièrement de la clientèle résidente, tandis que les visiteurs étrangers sont restés stables. Surtout, les espaces ruraux et le littoral de la Manche progressent, alors que les grandes villes reculent. Voici ce que ces chiffres changent pour les territoires.
Saison touristique d’été 2026 : un record de nuitées
D’après la note publiée le 29 septembre 2026 par l’Insee, les hôtels, campings et autres hébergements collectifs ont totalisé 260,5 millions de nuitées entre mai et août. Cela représente 2,8 millions de nuitées de plus qu’en 2025. Les données de juillet et août restent toutefois provisoires.
Dans le détail, chaque type d’hébergement évolue différemment :
- campings : 126,5 millions de nuitées (+1,1 %) ;
- hôtels : 92,0 millions de nuitées (+1,7 %) ;
- autres hébergements collectifs (villages vacances, résidences) : 42,0 millions (−0,4 %).

Qui sont les touristes de l’été ?
La hausse vient entièrement des résidents, dont les nuitées augmentent de 1,6 %. Ils représentent plus des deux tiers du total. En revanche, la clientèle étrangère reste stable sur la saison, avec un léger recul en août. Sa part passe ainsi de 31,8 % à 31,5 %.
Dans les hôtels, les Américains restent les premiers clients étrangers, avec 5,4 millions de nuitées. Ensuite viennent les Britanniques et les Allemands. À l’inverse, les clientèles espagnole, chinoise et japonaise reculent nettement. Dans les campings, les Néerlandais restent en tête, malgré une baisse de 3,1 %.
Quels territoires ont gagné des visiteurs ?
C’est sans doute l’enseignement le plus utile pour les élus. En effet, les espaces ruraux gagnent 3,7 millions de nuitées (+3,2 %). Les villes intermédiaires progressent aussi de 2,1 %. À l’inverse, les grandes agglomérations perdent environ 2,5 millions de nuitées (−3,9 %).
Sur le littoral, le contraste est fort. Ainsi, la Manche Est et la mer du Nord progressent de 5,6 %, et la Manche Ouest et l’Atlantique Nord de 5,0 %. En revanche, la Méditerranée reste presque stable (+0,3 %), et la côte sud-atlantique recule de 2,3 %. L’Insee relie notamment la forte baisse observée en Gironde aux incendies de l’été. Enfin, la montagne gagne 1,3 %.

Saison touristique d’été 2026 : que retenir pour les communes ?
Pour les collectivités, ces chiffres confirment un déplacement de la demande. D’abord, les vacanciers français choisissent davantage la campagne et les villes moyennes. Ensuite, les côtes de la Manche attirent plus de monde. Par conséquent, les territoires qui investissent dans l’accueil, les sentiers ou le vélo peuvent en profiter.
Ces tendances rejoignent les bilans locaux que nous avons publiés. Par exemple, les retombées du cyclotourisme montrent l’intérêt des véloroutes pour les petites communes. De même, la taxe de séjour, liée au nombre de nuitées, profite directement de cette hausse de fréquentation.
Le tourisme d’affaires reste en retrait
Hors campings, le tourisme d’affaires progresse de 7,6 % sur un an. Toutefois, il reste encore 36 % en dessous de son niveau de 2019. Pour les grandes villes, qui dépendent de cette clientèle, le rattrapage n’est donc pas terminé.

La saison touristique d’été 2026 : ce qu’il faut retenir
- 260,5 millions de nuitées de mai à août 2026, soit +1,1 % : le plus haut niveau depuis quinze ans.
- La hausse vient des résidents (+1,6 %) ; la clientèle étrangère reste stable.
- Espaces ruraux : +3,2 % ; grandes villes : −3,9 %.
- Littoral de la Manche et de la mer du Nord : +5,6 % ; côte sud-atlantique : −2,3 %.
- Les données de juillet et août sont encore provisoires.
Sources : Insee, Insee Focus n° 387, « Saison touristique d’été 2026 », publié le 29 septembre 2026 (consulté le 22 octobre 2026). Photo à la une : Howard Bouchevereau / Unsplash.
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