Des risques pour la santé, redoutés par certains, freinent l'arrivée de la 5G.

Risques pour la santé : la 5G continue d’inquiéter

14240

Risques pour la santé : une nouvelle technologie critiquée

 

En théorie, la 5G devrait achever son déploiement sur tout notre territoire d’ici 2030. Cependant, d’éventuels risques pour la santé, liés à cette nouvelle technologie, continuent de planer sur cette cinquième génération de réseaux mobiles.

 

Un déploiement encore timide

Actuellement, à cause du principe de précaution, concernant des effets encore méconnus de la 5G sur l’homme, peut-être néfastes, certains citoyens demeurent hostiles à son exploitation. De fait, ces dernières années, des habitants ont déjà subi des troubles à cause de la 4G. Car leur organisme réagissait parfois mal à ses ondes. De plus, ces craintes de risques pour la santé s’ajoutent à des critiques au niveau environnemental. Qu’expriment certains écologistes inquiets. A l’évidence, tout cela n’accélère pas l’arrivée de la 5G dans notre pays. De fait, celle-ci se fait attendre. Alors que plusieurs pays européens l’utilisent déjà.

Pour l’instant, des interrogations sanitaires continuent de peser sur cette évolution française de la téléphone mobile. Pour preuve, le 21 juin dernier, Elisabeth Borne, ancienne ministre de la Transition écologique, avait révélé qu’elle avait demandé au Premier ministre une évaluation des effets sanitaires de la 5G. Cette étude devant s’effectuer grâce à l’Agence de Sécurité Sanitaire, l’ANSES. Cela, AVANT que tout déploiement sérieux de la 5G ne soit envisagé.

En phase d’attente

Des risques pour la santé, à mieux évaluer, freinent aujourd'hui le déploiement de la 5G en France.

Des risques pour la santé, à mieux évaluer, freinent aujourd’hui le déploiement de la 5G en France.

Pour l’instant, le Gouvernement attend toujours les conclusions de la mission d’étude, chargée d’analyser les effets de la 5G. Pour connaître ses risques potentiels pour la santé. Normalement, ce bilan sera connu à la rentrée. En parallèle, le Conseil d’État se prononcera aussi prochainement sur ce sujet. Car des associations de protection de l’environnement, également inquiètes, ont demandé au Conseil si des effets néfastes étaient à redouter. Enfin, les nouveaux maires écologistes, issus de la dernière vague verte des Municipales, veulent tout autant savoir si la 5G pourrait entraîner des complications sanitaires. Notamment à Bordeaux, où pourtant une plateforme d’expérimentation 5G doit s’ouvrir.

A ce propos, Pierre Hurmic, le nouveau maire, a déclaré aux médias, dès le lendemain de son élection, qu’il voulait « […] ouvrir le débat sur la 5G. » Une formule diplomatique, qui cache en fait de vrais doutes. En effet, Pierre Hurmic a aussi déclaré à propos de la 5G « Je trouve totalement inadmissible qu’on puisse l’imposer sans expliquer, sans discuter, sans voir ce que sont les aspirations des habitants. »

Un moratoire demandé à Bordeaux

Récemment, allant dans un sens identique de prudence, Delphine Batho, députée issue du groupe Écologie, Démocratie, Solidarité, souhaite elle aussi attendre un peu. En obtenant un moratoire. Avant de lancer de façon effective la 5G à Bordeaux. De plus, outre d’éventuels risques pour la santé, l’élue reproche à la 5G d’obliger la ville à augmenter sa consommation d’électricité. D’environ 2 %. Par ailleurs, Delphine Batho regrette que cette nouvelle norme impose à de nombreux consommateurs de changer de smartphones. Alors que de nombreux ménages sont déjà en difficulté. Notamment, à cause de la crise sanitaire. Par conséquent, la députée verte questionne aujourd’hui l’utilité d’un tel changement. Comme on le voit, à Bordeaux, rien n’est encore acquis pour la 5G. Malgré l’aval théorique de l’ARCEP.



Journaliste spécialiste des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication. Collaborateur permanent du Bulletin des Communes et chef de rubrique.