Remplacement de Nicolas Hulot : une place vacante

Une demission embarrassante
Le remplacement imposé par la décision soudaine de Nicolas Hulot de démissionner, mardi dernier, a beaucoup surpris. Ce départ pose aujourd’hui un problème au Gouvernement. D’autant plus que Daniel Cohn-Bendit, qui a rencontré hier soir Emmanuel Macron, ne lui succèdera pas. Cette décision finalise un accord commun, conclu avec le Président.
Remplacement de Nicolas Hulot : quels candidats possibles ?
Pour l’instant, aucun remplacement n’a été vraiment décidé. Cependant, différents noms circulent pour occuper bientôt la place laissée vacante. Être ministre en charge de l’Écologie est un poste élevé dans la hiérarchie gouvernementale. Parmi les personnalités susceptibles d’être nommées, on cite différents noms. Ceux de Pascal Canfin et de Laurence Tubiana reviennent souvent. Le premier, ancien ministre, est actuellement directeur général de WWF France. La seconde a été la chef négociatrice de la France lors de la COP21. En dehors des compétences requises pour remplacer Nicolas Hulot, il serait souhaitable de trouver une personnalité déjà populaire. Cependant, cela complique les choix possibles. Idéalement, cette composante d’une notoriété établie doit permettre de mieux incarner la fonction. À ce jour, aucune décision officielle n’est encore prise.
Remplacement de Nicolas Hulot : une fausse bonne idée

Daniel Cohn Bendit
Nommer Daniel Cohn-Bendit à la place de Nicolas Hulot comporte une certaine logique. En effet, l’ancien leader contestataire de 1968 a effectivement été tenté par la proposition. Mais après réflexion, Daniel Cohn-Bendit a finalement refusé le poste. Sa décision s’appuie surtout sur le fait, exposé clairement à Emmanuel Macron, qu’il craint de perdre ainsi sa liberté de parole. Bien que très sensible à la cause écologiste, monsieur Cohn-Bendit ne deviendra donc pas ministre au sein de l’exécutif en place.
Remplacement de Nicolas Hulot : une succession difficile
Le poste à pourvoir, de première importance, a de quoi faire réfléchir. Incontestablement, il est connu pour son extrême difficulté. Preuve de son âpreté, il a déjà mobilisé une quinzaine de ministres au cours des vingt dernières années. Par ailleurs, l’aveu d’échec qui motive le départ de Nicolas Hulot souligne encore son aspect éprouvant. À l’évidence, cette fonction nécessite de grands talents de négociateur et une pugnacité hors norme. Des qualités dures à trouver dans une seule personne, connue de surcroît.
Remplacement de Nicolas Hulot : une fonction éprouvante
L’ancien ministre n’a pas caché, au moment de l’annonce de son départ sur France Inter, son amertume. Pour motif de son choix, il n’a pas réussi à concilier ses convictions personnelles avec ses responsabilités. Notamment, il a évoqué les bras de fer constants qu’il a dû endurer avec les lobbys en place. Il est vrai que leurs intérêts vont rarement dans le même sens que la cause écologique. Quant à la protection de l’environnement… Cela remet directement en cause toute politique active qui s’oriente dans cette direction. Dans ce contexte dur, mener des stratégies efficaces en faveur de la protection environnementale relève souvent de l’exploit. En définitive, le départ de Nicolas Hulot rappelle que la cause écologique touche directement les fondements démocratiques de notre pays.
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