mercredi , 9 septembre 2026

Livret A : une solution d’épargne toujours en vogue

Livret A : une habitude qui perdure.

Depuis le début de l’année, une étude a montré que les Français ont déposé plus d’argent sur leurs Livrets A qu’ils n’en ont retiré, et que cette tendance s’accentue depuis le mois de février dernier. Pourtant, l’inflation actuelle dépasse le rendement de ce produit d’épargne, auquel les Français restent néanmoins attachés, contre toute attente.

livret-a-solution-epargneSelon des chiffres récents publiés par la Caisse des dépôts et consignations, au cours de ces deux derniers mois, les dépôts cumulés sur l’ensemble des Livrets A et des Livrets Développement Durable et Solidaire (LDDS) représenteraient déjà plus de 40 % de la collecte enregistrée l’année dernière.

Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’épargne, explique cet engouement par une analyse simple : « […] la liquidité et la sécurité l’emportent sur le rendement. » De fait, l’attrait d’un rendement performant ne peut pas être la motivation de cette épargne, puisque son taux a été bloqué à 0,75 % jusqu’au 1er février 2020, et que l’inflation est supérieure à 1 point depuis plusieurs mois.

Les Français placent donc leur argent à perte sur leurs Livrets A. Un choix qui a de quoi surprendre, lorsqu’on sait que des produits concurrents, comme les Société Civile de Placement Immobilier (SCPI), le Plan Épargne Logement (PEL) et l’Assurance-Vie ont un rendement nettement supérieur.

Voir aussi

Pièces et plante symbolisant une épargne liée à la transition écologique

Épargne pour un enfant : le PEAC peut-il rapporter plus qu’un Livret A sans impôt, mais avec un risque de perte ?

Le Livret A et le Plan d’épargne avenir climat affichent un point commun spectaculaire : leurs versements sont plafonnés à 22 950 euros. Ils bénéficient aussi tous les deux d’une fiscalité particulièrement favorable. Pourtant, les comparer uniquement sur ces deux critères serait une erreur. Le Livret A rapporte actuellement 1,7 % et son capital ne fluctue pas avec les marchés. Le PEAC investit, lui, dans des supports financiers liés à la transition écologique. Sa performance peut donc être supérieure sur certaines périodes, mais elle n’est jamais garantie. Le titulaire peut perdre une partie de son capital. L’argent est également bloqué pendant au moins cinq ans et jusqu’à la majorité dans de nombreux cas.