Des critiques de StopCoviD émanent depuis peu de la CNIL.

Critiques de StopCovid : l’application mobile épinglée par la CNIL

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Critiques de StopCovid : de nouveaux soucis en perspective

 

Actuellement, la population utilise encore trop souvent des versions dépassées de StopCovid. Ainsi, de nouvelles critiques de StopCovid sont apparues. Cela, alors que son usage pour limiter l’épidémie de coronavirus peine à s’imposer. Dernièrement, la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés, la CNIL, a mis en demeure le ministère de la Santé. Suite à des contrôles insatisfaisants sur cette application.

 

Des améliorations urgentes

Deux mois après un lancement controversé, l’application mobile StopCovid continue de poser problème. En effet, la CNIL a décidé de mettre en demeure le ministère de la Santé à son sujet. Afin d’obtenir des améliorations de cette application de traçage. Cela, dans un court délai d’un mois. Pour l’essentiel, ces améliorations concernent la protection jugée défaillante des données médicales. Or, on peut se demander si ces critiques de StopCovid vont maintenant nuire encore plus à son usage. Aujourd’hui, on estime que seulement deux millions d’utilisateurs se servent de StopCovid. Soit environ moins de 3 % de la population française. De fait, un souci existe avec cette application. Actuellement, il s’explique par un nombre excessif de versions existantes.

Depuis son lancement, différentes mises à jour ont déjà eu lieu. Sur Android et sur iOS. Mais en juin, après trois contrôles de la CNIL, la protection de la confidentialité des données sur StopCovid s’est révélée critiquable.

Des procédés d’authentification différents

Après analyse, les méthodes d’authentification pour accéder à l’application sont parfois humaines, parfois automatiques. Ce qui pose un réel problème, qui génère des critiques de StopCovid. Ce souci pourrait disparaître, si tous les Français utilisaient la dernière version de cet outil digital. Mais c’est loin d’être le cas. Par conséquent, pour que tous les usagers de StopCovid profitent d’une version mieux sécurisée, la CNIL veut maintenant qu’ils emploient la version la plus récente. Celle mise au point en Europe, et non aux Etats-Unis. En effet, cette toute dernière mouture a l’avantage de filtrer l’historique des contacts de l’utilisateur. En prenant pour base leur proximité. Ainsi, « seuls les utilisateurs de l’application ayant été en contact à moins d’un mètre pendant au moins 15 minutes » sont conservés.

Un point technique

Des critiques de StopCovid proviennent désormais de la CNIL. Celle-ci lui reproche de mal protéger les données enregistrées.

Des critiques de StopCovid proviennent désormais de la CNIL. Celle-ci lui reproche de mal protéger les données enregistrées.

Auparavant, le filtrage de StopCovid s’effectuait dans son serveur central. Désormais, avec la dernière version, il se fait directement sur les smartphones. Ce qui fait une grosse différence, en terme de piratage éventuel. Selon le ministère de la Santé et des Solidarités, au 10 juillet, l’utilisation de la version 1.1 de l’application, la dernière, ne concernait que 147.000 usagers. Ainsi, on est très loin des deux millions d’utilisateurs censés s’en servir. Une anomalie que la CNIL veut maintenant rapidement corriger, pour atténuer les critiques de StopCovid.

Pousser la population vers la dernière version

Désormais, le ministère de la Santé n’a qu’un mois pour rendre systématique l’usage de la dernière version de StopCovid. Pour cela, Android et iOS ont commencé à encourager leur clientèle à se servir de la mouture actualisée. Notamment, via l’App Store et Google Play. Cependant, pour accélérer l’usage de cette version, des alertes plus directes vont sans doute apparaître bientôt sur les smartphones. Car sans une évolution rapide de la situation, le ministère de la Santé s’exposerait à une sanction pour infraction. Une complication supplémentaire, après les multiples critiques de StopCovid. Dont Olivier Véran n’a certainement pas besoin. Les prochains jours révéleront si la population accepte de jouer le jeu, ou si ces nouvelles mises à jour l’éloignent définitivement de StopCovid.



Journaliste spécialiste des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication. Collaborateur permanent du Bulletin des Communes et chef de rubrique.