Crise économique : une première étape de mise à l’arrêt. La décision de réagir très fermement face à la crise du coronavirus, exprimée par Emmanuel Macron ce jeudi soir, vient de prendre un tournant décisif. Ainsi, l’affirmation « Nous ne laisserons pas une crise économique se propager. » va vite pouvoir se vérifier.
Un vrai tournant économique
Désormais, l’annonce d’Edouard Philippe de fermer les bars, les écoles, les universités, les restaurants et les boutiques qui ne sont pas de première nécessité va impacter fortement la vie économique du pays. Pour de très nombreuses entreprises, recourir au chômage partiel devient brutalement obligatoire. Ainsi, l’engagement du chef de l’Etat d’aider « Quoi qu’il en coûte. » va devoir être suivi d’effet.
De fait, la « distanciation sociale » va nettement se renforcer. Et le confinement, vivement recommandé, ainsi que la réduction des contacts humains vont se concrétiser. Ensuite, reste à voir comment l’exécutif va apporter pratiquement son soutien aux entrepreneurs et aux salariés contraints au chômage technique. Car, avec cette crise économique, de très nombreuses fins de mois vont devenir très compliquées. La possibilité de mettre au chômage partiel les salariés, en leur permettant de toucher 84 % de leurs salaires nets, va devoir s’appliquer. Simplement pour éviter des licenciements massifs.
Des exonérations de charges impératives
Emmanuel Macron l’a annoncé. Il est prêt à prendre « […] toutes les mesures nécessaires » pour empêcher, en urgence, une crise économique majeure. Il souhaite donc empêcher une débâcle financière dans le pays. Ainsi, divers reports de charges et d’impôts devraient être accordés dans les prochains jours. Cela de façon simplifiée. Juste en faisant une demande en ligne. Par la suite, les entreprises les plus affaiblies devraient même pouvoir obtenir des exonérations. Dans ce but, Bruno Le Maire a annoncé lundi dernier que La Banque Publique d’Investissement allait garantir jusqu’à 90 % des crédits accordés aux entreprises. De plus, pour couvrir les salaires, l’État pourrait aussi augmenter sa participation forfaitaire. En allant même au-delà du SMIC. L’ensemble de ces mesures est prévu pour ne pas laisser « […] une crise économique et financière se propager. »
Une réorganisation de la production française
A l’avenir, lorsque le pic de la crise sanitaire et ses conséquences seront derrière nous, le chef de l’État promet déjà de prendre des « décisions de rupture ». A savoir, repenser rapidement l’ensemble de la production française. Cela, afin que plus de besoins de première nécessité puissent, à l’avenir, être satisfaits localement. Tout en tenant compte des nouvelles contraintes qu’impose l’écologie. Le manque actuel de masques de protection chirurgicaux en France, dont la production est aujourd’hui centralisée en Chine, est un exemple flagrant de notre fragilité actuelle. Ce qui représente un risque potentiel de crise économique.
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