L'abandon des gestes barrières est un facteur très aggravant en cas de seconde vague d'épidémie.

Abandon des gestes barrières : les médecins tirent la sonnette d’alarme

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Abandon des gestes barrières : pourtant une pratique essentielle

 

Dernièrement, de nombreux scientifiques et médecins ont observé un net abandon des gestes barrières, au sein de la population. Parmi ces professionnels de santé, Jean-François Delfraissy, Président du Conseil Scientifique. Dans les médias, il a expliqué qu’en négligeant ces précautions élémentaires, les Français s’exposaient à une reprise de l’épidémie de coronavirus sur notre territoire.

 

Un abandon potentiellement dangereux

En cessant de respecter les gestes barrières fondamentaux, pourtant simples à appliquer, les Français risquent de provoquer un rétablissement du confinement. De fait, cette menace est bien réelle. Il suffit d’observer qu’en Europe, l’Espagne et le Portugal ont déjà reconfiné certaines de leurs régions. Cela pour enrayer la diffusion du coronavirus, toujours prêt à déclencher de nouvelles flambées de contamination. Or, cet abandon des gestes barrières s’accentue aujourd’hui en France.

Certes, aucun rebond massif n’est à déplorer, quinze jours après les grands rassemblements de la Fête de la Musique. Cependant, on voit qu’à part dans les transports en commun, où une amende de 135 € peut s’appliquer, les Français ignorent de plus en plus la distanciation physique. Hormis les seniors, qui se sentent plus concernés. Par conséquent, Jean-François Delfraissy tient à rappeler un message simple : l’été pourra bien se passer, à condition que « […] les mesures de distanciation sociale se poursuivent et soient appliquées par l’ensemble de nos concitoyens ».

Une menace présente dans tous les grands rassemblements

abandon des gestes barrières comme se désinfecter les mains

L’abandon des gestes barrières pourrait entraîner une seconde vague épidémique.

Le danger inhérent aux grands rassemblements, si un abandon des gestes barrières s’y manifestait, reste en suspens. En effet, il suffirait que plusieurs supercontaminateurs soient présents dans un vaste événement pour infecter brutalement une centaine de personnes. Comme cela est arrivé à Mulhouse, en février dernier. Ainsi, cette crainte explique les multiples interdictions des grands festivals d’été, décidées par l’exécutif.

Un risque amplifié par l’arrivée de l’automne

Par ailleurs, divers infectiologues estiment qu’un retour du coronavirus serait probable, en octobre ou novembre prochains. Ce nouveau virus se déplaçant naturellement de l’hémisphère Sud vers le Nord. Une crainte malheureusement confirmée en ce moment par la forte expansion observée conjointement en Australie, en Amérique du Sud et en Afrique du Sud. Un abandon des gestes barrières serait alors une donnée très aggravante.