Le secteur du spectacle vivant subit la crise du coronavirus.

Secteur du spectacle vivant : des craintes qui s’étendent

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Secteur du spectacle vivant : un début d’appel à l’aide

L’évolution de l’épidémie de coronavirus, et les mesures de protection qu’elle impose, inquiète beaucoup les professionnels du secteur du spectacle vivant. En effet, les annulations de concerts, et les interdictions qui touchent de nombreux rassemblements publics, jusqu’au 31 mai, empêchent de multiples événements.

Un bouleversement croissant

Actuellement, les activités culturelles françaises, en particulier le secteur du spectacle vivant, sont bouleversées en profondeur. Ainsi, les annulations de festivals, les sorties de films décalées, et les fermetures temporaires de lieux emblématiques, tel que le musée du Louvre (9,6 millions de visiteurs l’an dernier) s’additionnent. Cet ensemble négatif plombe fortement le tourisme. Pour l’instant, les grandes salles de concerts, comme l’AccorHotels Arena de Paris, et les endroits qui peuvent contenir plus de 1.000 personnes sont à l’arrêt. De fait, de nombreux concerts populaires (Gims, M. Pokora, Tryo, Andrea Bocelli…) ont été repoussés. Mais jusqu’à quand ? A un moment, reporter les événements ne sera plus possible.

Des décisions floues

Au milieu de cette hécatombe de spectacles, quelques exceptions surnagent. Comme le festival des Arts Martiaux, qui devrait malgré tout se dérouler le samedi 21 mars. Dans une logiques pas toujours très claire. En effet, selon un arrêté du 5 mars, annoncé par Olivier Véran, le ministre de la Santé, les rassemblements importants en milieu clos sont désormais interdits. Ce, au-delà de 1.000 participants. Ainsi, au total sur le territoire, plus d’une centaine de salles de spectacles est bloquée. Parmi elles, les Zéniths.

De nombreuses professions sous pression

Le secteur du spectacle vivant est actuellement sous pression, à cause de l'épidémie de coronavirus.

Le secteur du spectacle vivant est actuellement sous pression, à cause de l’épidémie de coronavirus.

En fonction de la durée de l’épidémie, d’autres manifestations majeures pourraient aussi subir des interdictions. Entre autres, le Printemps de Bourges, du 21 au 26 avril, ou encore la FIAC, la Foire Internationale d’Art Contemporain. Tout dépendra de l’évolution future de la contamination. Très inquiet, le PRODISS, le Syndicat national qui représente les professions touchées, est conscient de la fragilité actuelle du secteur du spectacle vivant. D’après lui, si les restrictions en cours duraient deux mois, elles pourraient engendrer des pertes pouvant atteindre 250 millions d’euros. Pour exemple, les ventes de billets des spectacles musicaux ont aujourd’hui chuté de moitié. Ce syndicat rappelle que, chaque année, la centaine de salles françaises d’une capacité de plus de 5.000 personnes accueille 65.000 représentations. Auxquelles assistent environ 30 millions de spectateurs. Or, cette activité emploie près de 120.000 personnes.

Le cinéma aussi

L’affluence attendue autour de certaines sorties majeures, initialement programmées en mars, a forcé des sociétés comme MGM et Universal à bouleverser leurs plannings. Comme celui du nouveau James Bond, Mourir peut attendre. Parfois, ces reports feront attendre le public jusqu’en novembre prochain. En tous cas, ils dureront au moins plusieurs semaines. Ce sera le cas du Pinocchio, de Matteo Garrone, ou du film de Jean-Paul Salomé, La Daronne. De toute évidence, les retombées de l’épidémie de coronavirus laisseront des traces profondes dans le secteur du spectacle vivant.