Cropped Le Simple Principe Du Like Pose Aujourdhui Un Vrai Proble Me Aux Re Seaux Sociaux

Le principe du like va sans doute évoluer sur Internet

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Le principe du like pourrait disparaître des réseaux sociaux. Depuis près de 20 ans, le principe du like, utilisé pour approuver un post sur les réseaux sociaux, est devenu une pratique automatique. Pourtant, aujourd’hui, des géants comme Facebook ou Instagram voudraient faire cesser ce système. Déjà, certains ont commencé à cacher le nombre de likes donnés par les internautes.

Ne plus montrer les volumes des likes

Pour les habitués des réseaux sociaux, le principe du like est presque devenu indissociable de leur usage du Net. Ainsi, placer un pouce bleu sur YouTube, un cœur sur Twitter, ou un emoji sur Instagram, permet d’exprimer son approbation. De cette façon, on montre rapidement qu’on aime une vidéo ou un post. Cependant, depuis plusieurs mois, cette pratique solidement ancrée pose un sérieux problème aux réseaux sociaux. Par exemple, pour limiter le poids du principe du like, Facebook a commencé à tester une autre approche des appréciations de contenus. De fait, maintenant, les usagers peuvent continuer à réagir via un emoji, mais ils ne voient plus le nombre des appréciations données. A l’avenir, ce procédé risque fort de se développer.

Les effets pervers des pouces en l’air

Le principe du Like (J'aime-J'aime pas) prend trop d'importance sur le Net.

Le fait de noter des posts en leur attribuant des likes donne à ce principe un poids énorme.

Supprimer radicalement le bouton like n’est pas si simple. En effet, ce mode d’expression est devenu si habituel qu’il a désormais des conséquences plus complexes qu’un simple « J’aime/J’aime pas ». D’abord, parce que les algorithmes des recommandations en tiennent beaucoup compte. Ensuite, cela génère plus ou moins de trafic pour les destinataires des likes. De plus, le nombre de pouces en l’air obtenus a des retombées financières. Notamment parce qu’ils influent beaucoup sur le travail des publicitaires. Moralité, en se démocratisant, ce principe du like, actionnable via un simple bouton, a pris une importance grandissante. De fait, les plateformes sont maintenant contraintes d’admettre son rôle, tout en cherchant à diminuer son impact.

La dure pression des compteurs

Aujourd’hui, la question la plus problématique pour les réseaux sociaux est de trouver comment contrôler les conséquences des compteurs. En effet, le principe du like, utilisé à outrance, peut se transformer en véritable outil de harcèlement. Par exemple, en cas d’excès de pouces en bas, la cible d’un mécontentement général peut se retrouver boycottée. Ainsi, son travail, s’il est montré sur le Net, peut être gravement discrédité. A terme, cela peut priver de revenus la personne ciblée. A ce jour, ces risques sont sérieusement évalués par Instagram, Twitter et Facebook. Ils cherchent tous comment échapper à la dictature des likes. Pour les influenceurs, cet enjeu est énorme. Dans leur cas, le nombre de pouces en l’air accordés conditionne directement les montants qui sont ensuite proposés sur leurs contrats.

Une influence croissante

Alors que le principe des likes est devenu une arme de marketing massive, permettant de se développer, les plateformes sont très embarrassées face à ce pouvoir évident. Après avoir encouragé cette pratique pendant des années, elles voudraient aujourd’hui domestiquer la créature qu’elles ont créée. Car en plus des intérêts financiers qu’ils représentent, les likes modèlent désormais les comportements de millions de personnes. D’ailleurs, certaines sont prêtes à tout pour obtenir plus de pouces levés. Quitte à travestir leur réalité pour séduire les internautes.



Né à Paris le 12 Décembre 1981, Pierre Baron est un journaliste français. En 1999, à tout juste 19 ans, il débute une carrière de journaliste à News-York sur la chaîne spécialisée en économie Bloomberg TV. Il rejoint BFM TV dès son lancement en 2005 et anime des émissions sur la chaîne d'info en continu de 2005 à 2010. On le voit ensuite sur iTélé, entre 2011 et 2017 date à laquelle il intègre la rédaction du Bulletin des Communes qui lui confie la rubrique NTIC.