Marché automobile : un retour attendu des acheteurs
Ce mois-ci, le marché automobile a redémarré plus vite que prévu. Une embellie saluée par Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie. Celui-ci s’est déclaré très satisfait de ce « redressement spectaculaire » du secteur, jusqu’alors sinistré.
Un marché qui renaît
Clairement, dans l’Hexagone, le marché automobile a été l’un des plus touchés par la crise du coronavirus. De fait, au cours de ces derniers mois, les ventes de véhicules neufs se sont littéralement effondrées. En avril dernier, on estimait que les commandes de voitures atteignaient à peine 10 % de ce qu’elles totalisaient l’année dernière, au même moment. En mai, les ventes n’étaient parvenues environ qu’à la moitié de leur niveau normal. Mais désormais, le sourire des concessionnaires est en train de revenir. Car ce mois de juin enregistre actuellement une très nette hausse. Avec des carnets de commandes à nouveau remplis. Par conséquent, les derniers bilans révèlent que les livraisons de véhicules ne cessent de progresser. Cela, depuis le 11 mai. De quoi rassurer durablement ce secteur, plus qu’inquiet ces derniers temps.
Des primes efficaces
Le retour de la clientèle sur le marché automobile s’explique beaucoup par les primes incitatives généreusement accordées par le Gouvernement. Cela a permis un redressement très rapide de la situation de la filière, juste en quelques semaines. Indéniablement, le large dispositif d’aides à l’achat a atteint son but. Ainsi, la prime accordée pour l’acquisition d’un véhicule électrique, d’un montant de 7.000 euros, a motivé de nouveaux clients. De même, celle octroyée pour l’achat d‘un véhicule hybride rechargeable, de 2.000 euros, a également été appréciée. Enfin, la prime à la conversion des vieux véhicules diesel a aussi joué un rôle favorable.
Une intention d’achat stable
Selon une récente étude Ipsos, publiée fin mai et baptisée Navigator, plus de la moitié des Français avait l’intention d’acheter une nouvelle voiture avant la crise sanitaire. Or, maintenant que le pic de la crise est passé, 24 % d’entre eux n’ont toujours pas renoncé à ce projet. De fait, ces acheteurs potentiels ont déclaré qu’ils voulaient acquérir une voiture dans les 18 prochains mois. Mieux, pour près de 30 % des sondés, l’envie d’achat s’est même renforcée à cause de la crise. Notamment, parce que la voiture facilite la distanciation physique, compromise dans les transports en commun. Parmi ces futurs clients, 20 % espèrent bientôt pouvoir bénéficier d’aides de l’Etat, avant de se décider. Cette attente a parfaitement été comprise par les professionnels du marché automobile. Ils sauront être patients.
Un parc automobile régénéré
Les aides accordées par l’exécutif au marché automobile n’ont pas pour seul objectif de relancer la consommation. En plus, elles sont prévues pour inciter les Français à acquérir des véhicules moins polluants. En clair, qui produisent moins de CO2. Entre autres, cela explique l’aide accordée si l’on accepte de remplacer un ancien véhicule diesel par un autre, plus récent. Dit « de critère 2 ». De fait, ce type de véhicule émet beaucoup moins de particules fines. En moyenne, il est six fois moins polluant. Ainsi, le marché automobile pourrait évoluer vers des pratiques plus favorables pour notre environnement. Toutefois, les aides gouvernementales ne dureront que jusqu’en décembre. Ensuite, en 2021, les conditions d’achat redeviendront normales. Donc, pour acheter les 200.000 véhicules en réserve, bénéficiant d’une prime à la conversion, les Français ne devront pas attendre trop longtemps.
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