En France, la colère des soignants ne s'apaise pas.

Colère des soignants : un puissant sentiment d’injustice

13953

Colère des soignants : un ras-le-bol qui s’intensifie

 

Hier, alors que le Ségur de la Santé a été lancé le 25 mai dernier, la colère des soignants s’est exprimée dans la rue. Car ces professionnels estiment qu’aucune amélioration de leur situation n’a eu lieu. Ainsi, pour que le Gouvernement entende leurs revendications, des manifestations ont été organisées dans plusieurs villes de France. Elles réclamaient plus de moyens pour l’hôpital public.

 

Une grande journée d’action

Cette journée d’action nationale des soignants a été lancée par les principaux syndicats de la fonction publique hospitalière et plusieurs collectifs du secteur. Notamment Inter-Hôpitaux et Inter-Urgences, fortement mobilisés depuis déjà plus d’un an. Ces manifestations portées par la colère des soignants ont rassemblé aussi bien des infirmières que des médecins. Et même des professeurs de médecine. Tous réclamaient des moyens supplémentaires pour les hôpitaux publics. Ainsi que des augmentations de salaires. D’un minimum de 300 euros nets, pour l’ensemble des agents hospitaliers.

De nouveaux postes à créer

Par ailleurs, les slogans des manifestants demandaient à l’exécutif de déclencher un vaste Plan de recrutement. De plus, ils exigeaient l’arrêt des fermetures d’établissements et de certains services ainsi que le maintien du nombre de lits disponibles. Enfin, ces défilés ont montré que des actes concrets devaient maintenant se produire. De fait, ils apaiseraient les tensions exprimées dans la rue. Plus que l’hommage aux soignants, planifié le 14 juillet prochain.

La colère des soignants, un mouvement qui s’étend

La colère des soignants s'est exprimée dans les rues de nombreuses villes.

La colère des soignants s’est exprimée dans les rues de nombreuses villes.

Actuellement, la crise du secteur médical est en train d’enfler. Après les professionnels du domaine public, ce mouvement commence à s’étendre aux soignants du privé. Pour preuve, les préavis de grève déjà déposés. De fait, ils pourraient mettre à l’arrêt de nombreux réanimateurs, anesthésistes et urgentistes. Car tous sont excédés de constater des revalorisations prévues pour le secteur public et non pour eux. Alors qu’ils se sont profondément investis dans les soins apportés aux malades touchés par la Covid-19. Par conséquent, leurs revendications devraient aussi intégrer les débats menés lors du Ségur de la Santé.

Une ampleur nationale

Hier, la colère des soignants exaspérés, en crise depuis des mois, s’est exprimée dans de nombreuses villes. Outre la Capitale, d’importants défilés ont eu lieu à Bordeaux, Caen, Dunkerque, Nancy, Perpignan et Toulon. Souvent devant des préfectures, des établissements de santé, ou encore face au ministère de la Santé. Cependant, c’est à Paris que la mobilisation a été la plus forte. Globalement, ce mouvement des soignants réclame que les grands établissements publics, comme l’AP-HP, cessent d’être gérés comme de simples entreprises commerciales.

L’arrêt de la tarification à l’acte

Parmi les revendications les plus fréquentes, les hôpitaux publics refusent de maintenir la tarification pour chaque acte réalisé, dite « T2A ». En effet, elle pousse à multiplier les actes médicaux, sans se préoccuper de leur qualité. Ainsi, ce système entraîne une forme de rente pour les hôpitaux qui ont une activité réduite. En parallèle, ce principe financier empêche les grands établissements de se développer. Par conséquent, une profonde réforme est devenue impérative. Cela, afin d’améliorer la gestion des dépenses publiques et faire retomber la colère des soignants.




Laisser un commentaire