L’Alsace a perdu 6 700 ha de terres agricoles au profit de l’urbanisation en 12 ans.

Village d'Alsace

Village d’Alsace

Face à ce constat, le gouvernement a lancé début juillet son plan Biodiversité, dans lequel l’objectif « Zéro artificialisation nette » est en ligne de mire. L’Alsace n’échappe pas au diagnostic, selon les chiffres du réseau Cigal ,devenu Geo Grand Est avec la fusion des régions. 

L’Alsace bétonne : L’équivalent de Strasbourg bétonné en 12 ans

Entre 2000 et 2012, dernier millésime disponible , plus de 7 300 ha de zones naturelles ou de champs ont été artificialisés dans notre région. « J’ai perdu 10 ha sur 60 à cause de la pression foncière , déplore la trentenaire, qui doit faucher de plus en plus loin de son exploitation. »

Le schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires du Grand Est, en cours d’élaboration, ne fait pas l’impasse sur cet enjeu. Parmi ses 40 objectifs, le n° 29 prévoit de « réduire la consommation du foncier naturel et agricole » , mais sans chiffres, ni délais. Dans ce cas, en 2030, la consommation foncière devra avoir baissé de moitié par rapport à la tendance actuelle. Là aussi, les moyens pour y parvenir restent flous, si ce n’est de « consommer l’espace plus intelligemment » grâce à un « nouveau modèle de vie sur les territoires ».

L’Alsace bétonne : Continuer à se développer 

« L’objectif final, c’est de continuer à se développer». Les dents creuses, nouvel eldorado Alsace Nature pointe aussi du doigt les projets routiers, contournement de Châtenois et GCO en tête. À l’heure des choix, « il faut accepter de faire des mécontents » prévient le président de l’association.