jeudi , 10 septembre 2026

Heures supplémentaires : un bilan inquiet de la Cour des comptes

Heures supplémentaires : une épée de Damoclès financière

 

Selon une récente étude de la Cour des comptes, le total des heures supplémentaires impayées en 2018, rien que dans la police nationale et l’hôpital public, dépasserait les 41 millions. Pour l’institution financière, ce cumul anormal d’heures supplémentaires démontre des « dysfonctionnements structurels ». A régulariser au plus vite.

 

Un bilan impressionnant

Les heures supplémentaires impayées dans certains secteurs publics, comme la police et l'hôpital, inquiètent la Cour des comptes
Les heures supplémentaires impayées dans certains secteurs publics, comme la police et l’hôpital, inquiètent la Cour des comptes

La Cour des comptes vient d’achever une étude sur les reliquats cumulés en 2018 des heures impayées et non-récupérées, dans certains secteurs professionnels. A savoir, la police nationale, l’hôpital public et la fonction publique. Un bilan impressionnant ! Qui se chiffre à 23 millions d’heures dans la police. Et à 18,5 millions d’heures dans l’hôpital public. Sans oublier 6,2 millions d’heures dans la fonction publique territoriale. Ce mercredi, la Commission des Finances a analysé à l’Assemblée nationale ce rapport préoccupant. Ainsi, cette Commission a pu constater un cumul majeur d’heures toujours impayées. Or, cette anomalie pourrait représenter un coût potentiel de plus d’un milliard d’euros. Et encore, en se basant sur un coût horaire inférieur à celui d’une heure payée normalement. A terme, ce retard pourrait entraîner, au lieu d’une régularisation financière, la mise en place de récupérations. Ainsi qu’une réorganisation urgente des temps de travail demandés.

Des limites à ne pas dépasser

Ce rapport édifiant de la Cour des comptes révèle les limites évidentes d’un système. En apparence viable, mais qui coûte trop cher. Car s’il permet d’assouplir des contraintes de travail, il génère aussi de très fortes dépenses. Qui reviennent, au minimum, au double du prix horaire habituel. Ainsi, pour rétablir progressivement une situation normale, l’institution financière préconise d’alléger le nombre des heures travaillées. Cela, grâce à des horaires plus modulables. Entre autres, pour certains enseignants. Dont les plannings sont trop souvent sous-estimés. Par rapport aux besoins réels.

Des conséquences humaines

Par ailleurs, la tension qu’entraîne l’accumulation d’heures supplémentaires sur les effectifs ne pose pas qu’un problème financier. En effet, cette surcharge de travail peut aussi détériorer fortement les conditions de travail. Par conséquent, la qualité des services fournis. En conclusion, la Cour des comptes recommande de limiter rapidement les heures supplémentaires. En déterminant, dans chaque filière, des plafonds réalistes pour encadrer cette pratique.

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