La plateforme PHAROS aide à détecter les contenus illicites sur Internet

Plateforme PHAROS : un outil actif de signalement

16321

Plateforme PHAROS : un système perfectible

 

Derrière ce nom qui suggère la lumière, la plateforme PHAROS constitue en fait un outil informatique de signalement. Ainsi, elle est censée être une Plateforme d’Harmonisation, d’Analyse, de Recoupement et d’Orientation des Signalements. Plus simplement, PHAROS peut notamment aider la police à réprimer la haine en ligne.

 

Des résultats à améliorer

La plateforme PHAROS permet de signaler en ligne les messages relevant de la cybercriminalité

La plateforme PHAROS permet de signaler en ligne les messages relevant de la cybercriminalité

Depuis sa création en 2009, PHAROS a déjà reçu plus d’un million et demi de signalements. Soit, parfois plus de 4.000 par semaine. Ainsi, grâce à cet outil, les internautes qui découvrent des contenus qu’ils jugent illicites peuvent avertir les services dédiés à cette recherche. En priorité, concernant des messages qui font l’apologie du terrorisme. Ou encore ceux qui contiennent des incitations à la pédocriminalité. De fait, PHAROS peut fournir de la matière aux policiers qui dépendent de l’Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l’Information et de la Communication. Ensuite, ces derniers analysent les contenus signalés. Puis, s’ils l’estiment nécessaire, ils peuvent décider de les transmettre à un service plus spécialisé. Comme, en matière de terrorisme, la Direction Générale de la Sécurité Intérieure.

Ne pas fermer les comptes fautifs

Contrairement à une croyance répandue, fermer un compte qui diffuse des messages illicites n’est pas une décision efficace. Au contraire, les spécialistes de ces repérages, surtout dans la lutte antiterroriste, savent qu’un tel blocage est à éviter. Car il entraînera forcément une nouvelle traque. Afin de trouver les nouveaux comptes que le délinquant ne manquera pas d’ouvrir. Ainsi, faire clôturer un compte revient à se priver d’une source d’informations. Déjà identifiée, et donc très pratique. Néanmoins, cela ne signifie pas que les grands réseaux sociaux doivent s’abstenir de supprimer des messages scandaleux. D’ailleurs, certains, comme Twitter, ont encore beaucoup de progrès à faire. Sa récente lenteur à retirer l’ignoble photo du meurtre de l’enseignant Samuel Paty l’a prouvé. Aujourd’hui, cette insuffisance face à des situations d’extrême urgence pénalise aussi l’efficacité de PHAROS. Qui va devoir rapidement s’améliorer dans ce domaine. A terme, pour que cette plateforme remplisse mieux sa mission.