Une fronde montante parmi les petits commerces montre un rejet du nouveau confinement

Fronde montante : rejet du confinement par les petits commerces

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Fronde montante : de nombreux élus solidaires

 

Depuis l’annonce du nouveau confinement, une fronde montante des commerces jugés « non-essentiels » commence à s’organiser en France. D’ailleurs, certains ouvrent quand même. Malgré l’interdiction gouvernementale. En bravant le risque d’interdiction administrative. Particulièrement, les libraires.

 

Une forte contestation

La fronde montante des petits commerces face au confinement est soutenue par de nombreux élus solidaires

La fronde montante des petits commerces face au confinement est soutenue par de nombreux élus solidaires

Aujourd’hui, dans de nombreuses villes, des commerçants contestataires n’hésitent pas à braver l’interdiction administrative qui les menace. Assortie d’amendes et d’éventuelles poursuites judiciaires. En effet, ces professionnels estiment que l’interdiction de travailler qui les frappe est injuste. Notamment, parce que les aides versées par l’Etat n’ont couvert qu’une infime partie de leurs charges fixes. Parmi ces commerçants, les libraires sont particulièrement remontés contre le nouveau confinement. Car ils sont ulcérés par les grandes surfaces. Qui continuent d’avoir le droit de vendre des livres. De plus, dans plusieurs villes, cette fronde montante est soutenue par certains maires. Qui prennent des arrêtés municipaux en faveur de ces petits commerces. Ainsi, à Lille, Martine Aubry, maire de la ville, a encouragé une pétition en faveur de la réouverture des librairies. Sans laquelle la profession annonce la fermeture prochaine de nombreuses boutiques.

Les grandes surfaces contraintes de fermer certains rayons

Face à la concurrence déloyale exercées par les grandes surfaces, Bruno Le Maire vient d’approuver la fermeture de leurs rayons vendant des produits « non-essentiels ». Cela, pour ne pas irriter les nombreux commerces de proximité, en centre-ville. Ces derniers ayant dû fermer. De fait, cette situation révèle une incohérence sanitaire flagrante. Lorsqu’on compare la fréquentation limitée dans les petites boutiques avec celle, beaucoup plus dense, des grands magasins. Par conséquent, cette sensation d’injustice a poussé de nombreux commerces réfractaires à rester ouverts. Bien qu’ainsi, ils se mettent en infraction. Entre autres, cette fronde montante s’explique par les importants efforts sanitaires déjà faits par certains commerces. Qui aujourd’hui ont l’impression que tout cela n’a servi à rien. Puisqu’ils doivent maintenant cesser de travailler.

Une situation toujours incertaine

Pour tenter de calmer cette fronde montante des commerçants indépendants en détresse, certains maires ont demandé aux préfets de permettre la réouverture des boutiques de proximité non-alimentaires. Simplement, en renforçant leur protocole sanitaire actuel. Cela, pour qu’elles améliorent leurs ventes. Souvent réalisées en mettant à la disposition des clients les achats qu’ils ont précédemment faits en ligne. Actuellement, face à cette fronde montante des petits commerçants, le Gouvernement est très fortement interpellé. Pour l’instant, cela entraîne une situation incertaine dans le pays. A quelques semaines des achats traditionnels de Noël. Cependant, cela n’a pas fait changer d’avis Jean Castex. Qui hier a maintenu, sans nouvelles dérogations, la fermeture des commerces jugés « non-essentiels ». Malgré les multiples revendications émanant des diverses organisations professionnelles. Représentant les commerçants indépendants, les artisans et les petits commerces. Comme l’UMIH, la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises et le Conseil du Commerce de France.