L'accès à la nature est devenu inégal pour les Français, pendant le confinement

Accès à la nature : un besoin sain que le confinement limite

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Accès à la nature : une interdiction qui fait débat

 

Depuis le 30 octobre, l’accès à la nature, impossible durant le premier confinement, s’est élargi. Néanmoins, dans les grandes villes, il se limite aux parcs et aux jardins publics. Car aujourd’hui, on ne peut pas dépasser un rayon d’un kilomètre autour de son domicile. Or, on peut questionner le risque sanitaire encouru quand on se promène seul en forêt.

 

Un sujet déjà débattu

Un petit parc pour un accès à la nature

L’accès à la nature, bénéfique pour la santé, est devenu inégal entre les Français, ruraux ou citadins

Lors du précédent confinement, Delphine Batho, l’ancienne ministre de l’Environnement, avait expliqué que priver les Français de l’accès à la nature risquait de nuire à leur santé et à leur moral. Depuis le retour des limitations de sortie, seuls les citadins qui vivent près d’un espace vert peuvent profiter d’une promenade dans un square ou un parc. Alors que ce genre de sortie est connu pour être bénéfique pour la santé. En dehors des métropoles, même si les plages et les forêts restent ouvertes, les Français doivent désormais ne pas dépasser pour leur loisir un rayon d’un kilomètre autour de chez eux. Cela, pendant une durée maximale d’une heure. Donc, seuls les riverains peuvent vraiment en profiter. Une inégalité évidente, lorsqu’on veut juste s’aérer.

L’air pur contre la dépression

Depuis des années, de nombreux spécialistes de Santé s’accordent sur le fait qu’un accès à la nature aide beaucoup à combattre les dépressions. De plus, en brisant la sédentarité, des promenades d’une durée suffisante permettent de lutter contre les addictions. Ce constat est intéressant, à l’heure où la consommation d’anxiolytiques a bondi dans le pays. Enfin, de nombreux scientifiques pensent qu’un accès libre aux espaces naturels favorise le renforcement du système immunitaire. En diminuant les troubles dus à l’anxiété. Ainsi, grâce à un périmètre moins réduit, les citadins stressés pourraient profiter de promenades « vertes », plus apaisantes.

Un accès inégal à la nature

Actuellement, même si l’on comprend le but de l’exécutif de limiter au maximum la circulation du virus, la règle du « un kilomètre pendant une heure » reste discriminante. Car elle a été dictée par des technocrates urbains. De fait, elle pénalise tous ceux qui n’ont pas la chance d’habiter près d’espaces naturels. En effet, aujourd’hui, cette limitation révèle encore plus les inégalités existant entre les ménages aisés et les populations défavorisées. Ainsi, l‘accès à la nature n’est sans doute pas identique pour tous les Français. Notamment, pour ceux qui appartiennent aux classes les plus populaires. Par conséquent, de futurs réaménagements de l’accès à la nature risquent fort d’être demandés dans les prochains jours. Cela, au cours de débats parlementaires. Evidemment, tout en continuant de respecter les consignes sanitaires.