Enseignement à distance : des sites scolaires encore difficiles d’accès

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Enseignement à distance : une scolarité perturbée


Actuellement, le rodage de l’enseignement à distance forcé, dû au confinement obligatoire, expose les élèves à des difficultés informatiques réelles. En effet, à cause d’une affluence énorme sur les sites scolaires, ceux-ci ne parviennent pas toujours à satisfaire la demande.

Des contraintes handicapantes

Aujourd’hui, les élèves qui doivent se plier aux contraintes de l’enseignement à distance n’obtiennent pas toujours satisfaction. De fait, de nombreux tweets témoignent de fréquents dysfonctionnements qui gênent les cours. Cela, de façon encore considérable. En cause, une concentration trop importante de connexions simultanées. Cela s’explique par la fermeture, décidée le 12 mars pour des raisons sanitaires, des écoles, universités, collèges et lycées français. Théoriquement, cette mesure devrait durer au moins jusqu’au 29 mars. Mais tout le monde s’attend à ce qu’elle se prolonge. Cela dépendra de l’évolution, encore imprévisible, de l’épidémie en cours. Cependant, le nouveau système mis en place va absolument devoir trouver les moyens de satisfaire les demandes. Celles-ci sont faites par environ 62.000 établissements scolaires. Soit de près de 12,4 millions d’élèves. Ainsi que par 871.000 enseignants. Sans oublier les étudiants des universités et des grandes écoles. Soit, encore 2,7 millions d’étudiants supplémentaires. Bref, un besoin colossal.

Des engagements non tenus

L'enseignement à distance reste problématique en France.

L’enseignement à distance reste problématique en France, à cause d’un excès de connexions.

Parmi de nombreux sites testés, le portail École Directe, Klassroom, le CNED, ou les Environnements Numériques de Travail d’Île-de-France, de Rennes, de Nantes ou de Nice, ont maintes fois montré des signes de défaillance. Même constat décevant dans les départements d’Occitanie, de Champagne-Ardenne, du Val-d’Oise, d’Alsace, du Grand Est, de Normandie… En clair, presque partout. En fait, pour le moment, seul le site du ministère de l’Éducation nationale a réussi à répondre présent. Pourtant, Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale, s’était engagé. Il avait assuré, via les réseaux sociaux, que « toutes les mesures de continuité du service public de l’éducation sont mises en œuvre ». En ajoutant, un peu trop vite « Nous y sommes préparés ». Pas assez, apparemment.

Une situation prévisible de surcharge

Après quelques jours d’activité difficile, force est de constater que de nombreuses plateformes françaises d’enseignement à distance, confrontées à des volumes anormaux d’élèves, ne parviennent pas toujours à absorber le trafic inhabituel. De fait, il est très souvent surdimensionné pour les serveurs. Cependant, la situation devrait parvenir à se clarifier dans les prochains jours. En effet, l’Education nationale y travaille. Donc, en attendant de disposer de services plus fluides, les enseignants et les élèves vont devoir s’armer d’une chose précieuse, dont tout le monde a besoin en ce moment : la patience.

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Journaliste spécialiste des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication. Collaborateur permanent du Bulletin des Communes et chef de rubrique.


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