A Grenoble, le maire Eric Piolle est fier d'un bilan qu'il juge positif.

Grenoble : un bilan écologique qui fait figure d’exemple

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Grenoble : une ville éprouvette

A ce jour, Grenoble est la seule ville de taille importante qui a pour maire un élu écologiste. A ce titre, depuis six ans, elle occupe une place à part. Ainsi, les déboires et les réussites rencontrés par Éric Piolle dans la gestion de la « Capitale des Alpes » sont souvent scrutés à la loupe.

Un bilan globalement positif

Éric Piolle a l’habitude qu’on l’interroge sur son bilan. Cela dure depuis 2014, date à laquelle sa liste verte a remporté la victoire. Cette accession soudaine à la direction de Grenoble lui a donné une stature de pionnier. D’ailleurs, c’est le mot qu’il avait employé, le jour de son succès, en déclarant « Nous avons inventé quelque chose de nouveau, que beaucoup regardent aujourd’hui, et qui peut donner de bonnes idées ailleurs ! » Mais après six ans d’exercice, quel regard porte l’édile sur son mandat ? Globalement, il semble être satisfait. A son avis, son équipe est parvenue à “[…] changer la pratique autour de la politique […]”. Pour cela, il considère que le principe directeur a juste été d’appliquer « […] les règles de la vie de monsieur tout-le-monde à la vie publique. » Notamment, en réussissant à préserver pour ses collaborateurs des niveaux d’indemnités « […] qui soient publics et abordables ». Une allusion directe au fait que l’une de ses premières directives a été de baisser de 25 % les indemnités des élus. De plus, les frais de bouche de la mairie ont diminué d’environ 80 %. Des sacrifices qui ont, dans l’ensemble, été bien acceptés.

De nombreuses victoires écologistes

Grenoble incarne aujourd'hui la ville écologique par excellence.

Grenoble incarne aujourd’hui la ville écologique par excellence.

Au palmarès des différentes victoires remportées par l’élu écologiste, il faut citer, dans les cantines grenobloises, un passage apprécié à une alimentation labellisée bio. Cela, à hauteur de 60 %. De plus, Eric Piolle est parvenu à interdire en ville la pollution visuelle des panneaux publicitaires. Il a aussi appliqué une tarification sociale de l’eau. Par ailleurs, il a instauré la prime Air-Bois. Et la fourniture en énergie renouvelable des besoins des Grenoblois devrait être couverte d’ici 2022. Enfin, en ville, la construction d’une autoroute à vélo, même si elle reste critiquée, a profondément modifié le volume de la circulation. De ce fait, Grenoble compte aujourd’hui près de 16 % de ses actifs qui vont au travail en vélo. D’ailleurs, la ville a été récompensée par la Fédération des Usagers de Bicyclette, qui l’a reconnue première parmi les métropoles de 100 à 200.000 habitants.

Un maire qui reste confiant

A ce jour, on estime qu’environ la moitié des socialistes locaux, plus le Parti communiste et diverses associations orientées à gauche, ont rejoint la tendance incarnée par Eric Piolle. Même si les anciennes rancœurs entre les écologistes et les socialistes n’ont pas disparu. Cependant, le maire tire de ces différentes adhésions une certaine fierté. Aujourd’hui, il mise sur ces soutiens cumulés pour rester en poste. Ce, malgré les efforts de ses challengers. A savoir, Émilie Chalas, candidate LREM et députée de l’Isère, Olivier Noblecourt, représentant « Grenoble Nouvel Air ». Plus un revenant de la droite, Alain Carignon, jadis condamné pour abus de biens sociaux.

 




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