Aujourd'hui, le traçage des contacts Covid détectés en France reste dans l'Hexagone.

Traçage des contacts : la France de plus en plus isolée

18393

Traçage des contacts : une stratégie européenne qui s’étend

 

Désormais, treize pays dans l’Union européenne permettent à leurs applications de traçage des contacts de communiquer entre elles. Cela, pour identifier d’éventuelles chaînes de contamination due au Covid. Or, la France continue de faire cavalier seul.

 

Un isolement marqué

Le traçage des contacts pour limiter les contaminations du Covid reste dans l'Hexagone.

Aujourd’hui, le traçage des contacts pour limiter les contaminations du Covid reste dans l’Hexagone.

Parmi les explications de cet isolement actuel de la France, on trouve d’abord un refus d’utiliser des outils mis au point par Apple et Google. Alors que d’autres pays n’y voient aucun inconvénient. Aujourd’hui, cela leur permet d’être connectés entre eux. Par ailleurs, l’application française TousAntiCovid fonctionne à partir d’un système centralisé. Alors qu’à l’inverse, de nombreux pays ont accepté de décentraliser leurs données sanitaires. Ainsi, le traçage des contacts peut s’effectuer à une plus grande échelle. En informant les personnes via leur smartphone. Si elles sont devenues des cas contacts. Suite à un échange avec une personne contaminée. Ce repérage se faisant grâce à la liaison Bluetooth. Qui fournit des informations durables de proximité. Ensuite cela permet, si besoin, d’échanger via les différentes applications les identifiants concernés. Bien sûr, en cas de risque.

Une technologie pourtant utile

Actuellement, ce procédé de traçage des contacts est imparfait car soumis à de nombreuses contraintes. Dont la première est évidemment d’avoir un smartphone. En plus, sur lequel une application dédiée doit être active. Néanmoins, ce moyen d’échanges reste un outil très utile pour détecter les éventuelles chaînes de contamination.

L’exception numérique française

Dernièrement, lors d’un bilan sur le croisement des données entre les différentes applications européennes, Bruxelles a rappelé que « Ce système a été adopté par la majorité des États membres. » Donc, il fonctionne au-delà des frontières respectives de nombreux pays. Y compris, depuis peu, en Slovénie. A ce jour, parmi les Etats membres, l’Italie, l’Espagne, l’Irlande, la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne, le Danemark, l’Autriche, la Croatie, la Pologne, la Finlande et la Lettonie adhèrent aussi à ce principe d’échanges de traçage des contacts. Mais toujours pas la France. Ce qui coupe l’Hexagone de tout dialogue possible avec plus de la moitié des Etats membres de l’UE.