L’association des maires de France dévoile ses propositions après celles du Sénat et de l’Assemblée nationale.

L’association des maires de France a l’exécutif dans le collimateur. Les élus locaux se sont concertés et ont préparé des propositions concernant le projet de révision constitutionnelle présenté en conseil des ministres le 9 mai prochain. Et c’est François Baroin, le président de l’AMF, qui transmet ces exigences au président du Sénat, Gérard Larcher.  

L’association des maires de France «En présentant nos propositions aujourd’hui, nous nous inscrivons dans le calendrier de la révision. Pour nous, il est primordial de garantir dans la constitution la place et le rôle de la commune. Maintenant, il me semble que c’est au Parlement de garantir la libre administration des collectivités locales et leur autonomie financière et fiscale», a tonné le maire de Troyes au Figaro.

Des articles enrichis proposés.

Les maires de France réclament une clarification des textes et surtout un renforcement des garanties de l’autonomie des communes. En somme, ils souhaitent une revalorisation de la place de la commune dans la Constitution.

Lassociation des maires de France soumet pour ce faire, des articles enrichis de la Constitution. La marche à suivre clé en main pour l’exécutif en quelque sorte.
À titre d’exemple, les élus locaux souhaitent l’ajout d’une loi d’orientation pluriannuelle des finances locales à l’article 34 de la Constitution afin de garantir l’autonomie financière des communes et leur stabilité.

Non-cumul: «une atteinte à la liberté des électeurs»

Lassociation des maires de France n’a toujours pas digéré la limitation du cumul des mandats pour les élus locaux des communes de 9 000 habitants. Et elle ne lâchera rien car c’est «une atteinte grave à la liberté de l’électeur». Les tensions entre les collectivités et l’exécutif ne se sont donc pas apaisées depuis le 100e congrès des maires de France en novembre dernier.

Rappelons que 13 milliards d’euros d’économies ont été imposés aux collectivités sur cinq ans. «Nous sommes très inquiets de notre capacité à répondre à la demande de nos administrés qui sont des usagers de services publics.