Bientôt, des rachats de commerces en difficulté pourrait être faits par l'Etat.

Rachats de commerces : l’Etat pourrait bientôt devenir acquéreur

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Rachats de commerces : un soutien aux activités de proximité en danger

Bientôt, l’Etat pourrait effectuer des rachats de commerces de centre-ville, trop fragilisés par la crise sanitaire. Ainsi, ce nouveau Plan de sauvetage pourrait soutenir des activités d’indépendants, jusqu’alors exclus des différents dispositifs de solidarité.

 

Rachats de commerces : vers un nouveau dispositif

Avec ce nouveau Plan, l’Etat pourrait, par l’intermédiaire de sociétés foncières spécifiques, procéder à des rachats de commerces menacés. Ensuite, il pourrait les proposer à nouveau sur le marché, mais en pratiquant des loyers modérés. Cela, afin d’éviter de nombreuses faillites. Ce projet pourrait s’appliquer aux commerces de centre-ville. De fait, beaucoup ont particulièrement souffert de la crise provoquée par la Covid-19. A savoir, entre autres, ceux des secteurs du tourisme, du sport ou de l’automobile. Ainsi, l’Assemblée nationale pourrait étudier cette mesure dès cette semaine. A la faveur du troisième projet de loi de Finances rectificative, examiné depuis lundi dernier.

Une mesure renforcée

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Dernièrement, certains petits commerces soumis à une fermeture administrative ont pu bénéficier d’une annulation de leurs charges. Plus précisément, celles qu’ils avaient accumulées pendant la durée du confinement. Cependant, le Gouvernement estime maintenant que son soutien doit être encore plus efficace. Notamment, en effectuant des achats de commerces. Cela pourrait éviter à certains petits commerçants ou artisans l’épreuve d’une faillite. Dans ce but, Bercy a décidé de prolonger le fonds de solidarité qu’il a mis en place. Ainsi, cette mesure d’allongement concernera tous les indépendants ayant un chiffre d’affaires inférieur à 1 million d’euros, employant moins de dix salariés. Un dispositif d’aide de plus maintenu jusqu’à la fin de l’année pour les professionnels ayant subi une fermeture prolongée.

Un assouplissement possible

Par ailleurs, pour faciliter l’accès à l’aide pouvant atteindre 10.000 euros pour payer des loyers, l’Etat pourrait accepter de supprimer une précédente condition préalable. A savoir, celle de ne pas avoir eu accès aux prêts garantis par l’Etat. En effet, cette contrainte pourrait être trop pénalisante pour de nombreuses entreprises indépendantes, de taille restreinte. De fait, cet élargissement pourrait être inclus dans le prochain Plan de relance, prévu cet automne. Celui-ci devrait aider de nombreuses TPE à mieux lutter contre la forte concurrence du commerce en ligne.