Prélèvement à la source : une appréhension latente
Malgré le flegme affiché par Gérald Darmanin, qui garantit aux contribuables la sécurité du nouveau système de prélèvement à la source, de nombreux Français ne s’y retrouvent pas. Pour beaucoup, ses futures modalités semblent opaques, voire source d’inquiétude. Si tout était limpide, un numéro spécial n’aurait pas été mis à disposition. Il s’agit du 0811.368.368.
Prélèvement à la source : l’envie de rassurer
Concernant le prélèvement à la source, le mathématicien Cédric Villani, également député LREM de l’Essonne, a aussi tenté de rassurer. ll a affirmé, il y a quelques jours : « Tous les indicateurs qui viennent du ministère à Bercy nous disent que le système est prêt […]. » Toutefois, il tempère quand même son propos, en admettant que ce grand système fiscal est complexe. En effet, ce dispositif va devoir « […] fonctionner pour des millions et des millions de contribuables. » Effectivement, ça sera son principe. De plus, il devra rapidement démontrer son efficacité, car son application est prévue pour le 1er janvier 2019. Une échéance très proche.
Prélèvement à la source : un numéro spécial, mais pas gratuit
Une première déception attend le contribuable inquiet lorsqu’il appelle le numéro dédié, mis en place par le ministère des Finances : celui-ci est payant ! En plus du prix d’un appel normal, la conversation coûte six centimes d’euro la minute. Bercy a calculé qu’un appel doit durer en moyenne cinq minutes. Ce numéro sera donc vite rentable pour l’État.
Prélèvement à la source : des questions qui restent en suspens
Dès qu’on veut utiliser le dispositif prévu, certaines questions se posent. À savoir : est-ce que les téléconseillers qui vont répondre aux contribuables seront vraiment compétents ? On peut se le demander, quand on réalise la complexité du jargon fiscal que les répondants seront censés maîtriser. Surtout quand on sait que, de l’aveu du ministère, leur formation n’aura duré que deux jours ! De plus, ce même ministère a révélé que l’assistance téléphonique mise en place a été « […] en partie externalisée ». Dès lors, comment garantir la confidentialité de ces échanges téléphoniques ? Pour l’instant, les réponses à ces interrogations restent floues, ce qui ne rassure toujours pas.
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