Le chiffre frappe les esprits. Seuls 0,008 % des petits colis venus de l’étranger subissent un contrôle. Parmi eux, neuf produits sur dix ne respectent pas les normes. Les petits colis chinois non conformes deviennent un sujet explosif.
Ce constat figure dans un rapport parlementaire récent. Il complète les alertes du gouvernement sur l’invasion de produits chinois. Il souligne l’urgence d’une réaction française et européenne.
Une explosion du nombre de petits colis

Le développement du e-commerce bouleverse les flux logistiques. Les consommateurs commandent des produits à l’unité. Chaque achat devient un petit colis individuel. Les volumes explosent dans les plateformes de tri et les aéroports.
Les douanes voient passer des millions d’envois chaque semaine. Les capacités de contrôle restent très limitées. Le tri repose surtout sur des analyses de risque et des ciblages.
Des contrôles quasi symboliques et un taux de non-conformité immense
Le taux de contrôle, 0,008 %, reste très faible. Pour mille colis, moins d’un seul subit une vérification. Pourtant, le rapport révèle neuf cas de non-conformité sur dix. Les infractions concernent la sécurité, la santé ou l’étiquetage.
Cette proportion illustre une réalité inquiétante. Une masse de produits dangereux échappe à toute vérification. Les familles ignorent souvent ce risque lorsqu’elles commandent.
L’article produits chinois à très bas prix détaille les dangers concrets.
Des douanes françaises sous pression permanente
Les agents douaniers gèrent déjà de nombreuses missions. Ils surveillent les trafics de stupéfiants et de contrefaçons. Ils contrôlent aussi les flux de marchandises classiques. Les petits colis s’ajoutent à ces charges historiques.
Les effectifs ne suivent pas l’explosion des volumes. Les systèmes d’information nécessitent des investissements importants. Les syndicats dénoncent cette situation depuis plusieurs années.
Le satellite douanes françaises et tsunami de colis revient sur ces difficultés.
Un défi pour l’Europe, pas seulement pour la France
Les colis entrent souvent par un État membre, puis circulent. Les failles d’un pays touchent donc tout le marché européen. Une stratégie uniquement nationale ne suffit pas. Les institutions européennes doivent coordonner une réponse.
Les discussions portent sur une taxe spécifique sur les petits colis. Elles évoquent aussi une responsabilité accrue des plateformes.
L’article encadrer les plateformes décrit ces pistes.
Conclusion : un angle mort devenu intenable
Le rapport met en lumière une faille majeure. Les petits colis chinois non conformes traversent nos frontières presque sans filtre. Le débat sur la protection des consommateurs change de dimension.
Le gouvernement appelle désormais à une réaction rapide. Les décisions prises d’ici 2026 structureront la nouvelle politique douanière européenne.


