En septembre dernier, le Premier ministre a annoncé que les petites communes et les villages pourraient désormais appliquer une mutualisation de la vidéosurveillance. Cela, en mettant en place des centres gérés en commun. Depuis qu’elle existe, cette nouvelle possibilité satisfait de nombreuses Fédérations de policiers municipaux.
Améliorer le quotidien de la ruralité

La mutualisation de la vidéosurveillance permet aux communes de limiter le nombre de leurs incidents de délinquance.
Au moment de cette annonce, faite le 24 septembre, le Premier Ministre a précisé plusieurs mesures destinées à améliorer le quotidien de la ruralité. Ainsi, dans ce but, Jean Castex a expliqué que l’exécutif allait consacrer un enveloppe de 10 millions d’euros à ce nouveau programme. Parmi les sujets prioritaires, la mutualisation de la vidéosurveillance dans les petites communes était important. Celle-ci devant les aider à mieux contrôler la délinquance. Notamment, en leur permettant d’exploiter et d’analyser plus d’images recueillies dans leurs espaces publics. En effet, certaines petites localités ne disposent pas toujours d’opérateurs dédiés, pour travailler avec leurs dispositifs de surveillance. Parfois, cela empêche les forces de l’ordre de détecter à temps des infractions commises sur le terrain. Simplement, par manque de moyens pour réagir en temps réel. Or, grâce à la création de centres de surveillance mutualisés, cette carence logistique est en train de se réduire.
La mutualisation de la vidéosurveillance permet une meilleure réactivité
Aujourd’hui, on estime qu’en France environ 35 % des communes disposent de caméras de surveillance. Cependant, il faut admettre que les petites communes sont moins bien loties. Alors qu’elles ont malgré tout besoin d’une vidéosurveillance active. Y compris lorsqu’elles ont un nombre limité d’habitants. Ainsi, en favorisant des connexions groupées au sein d’un même département, la mutualisation de la vidéosurveillance devient peu à peu une réelle amélioration. En permettant de faire mieux que des simples constats des délits, après qu’ils aient eu lieu. En effet, en étant plus réactive, la vidéosurveillance permet des interventions plus efficaces. Ce qui évite ensuite de nombreuses de procédures judiciaires. Par ailleurs, la veille sécuritaire peut s’exercer 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. Cela, grâce à des effectifs de police plus nombreux, car associés entre eux.
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