Manque de neige : des coûts croissants pour les stations de ski

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Manque de neige : l’une des conséquences du réchauffement climatique

A cause d’une hausse sensible des températures, le manque de neige en montagne s’amplifie peu à peu. Parfois, cela contraint certaines stations à fermer. Pour lutter contre ce phénomène climatique, des sites investissent dans des équipements de plus en plus sophistiqués. Mais cela engendre des coûts importants.

Un phénomène de réchauffement indiscutable

Récemment, les signes qui prouvent qu’un réchauffement climatique est en cours se multiplient dans les stations de montagne françaises. Ainsi, un manque de neige indiscutable oblige certains sites à resserrer leur période d’exploitation, proposée aux vacanciers. A l’évidence, la raison principale de cette réduction d’activité est due à un manteau neigeux insuffisant. Celui-ci a été largement provoqué par les différentes canicules, dernièrement observées en France métropolitaine. Ainsi, l’enneigement insuffisant entraîne progressivement des changements notables. De fait, les professionnels du tourisme tentent de réagir, face à la gravité de la situation. Notamment, en utilisant des apports de neige artificielle. Ainsi, si nécessaire, plus d’un tiers de la surface skiable des Alpes peut désormais compter sur cette technique pour satisfaire les vacanciers.

Les Alpes, une zone particulièrement concernée

Le manque de neige ne doit pas menacer les vacances scolaires passées à la montagne.

Le manque de neige ne doit pas menacer les vacances scolaires passées à la montagne.

En 30 ans, Météo France a calculé que la hausse des températures dans le massif alpin avait atteint 2°C. Un constat préoccupant, car les Alpes, avec 129 stations en activité, constituent la première destination mondiale des skieurs. En première ligne de ce changement, on trouve les stations de moyenne altitude. En effet, ces zones moins élevées sont encore plus touchées par la hausse des températures. Un phénomène connu. Ainsi, Christophe Chaix, météorologue, spécialiste du réchauffement climatique du territoire alpin, l’explique simplement. Il déclare que « La limite pluie-neige, qui détermine l’enneigement d’une station, est passée de 1.200 mètres d’altitude dans les années 1960 à environ 1.500 mètres aujourd’hui. » Par conséquent, les stations situées en dessous de ce seuil critique « souffrent » d’un manque de neige encore plus évident que les autres. Autrement dit, les stations de basse et de moyenne altitudes seront bientôt plus exposées à des carences d’enneigement. Ce qui est logique.

Des frais à prévoir pour ajouter de la neige

A court terme, les nouvelles contraintes météorologiques auxquelles les stations sont maintenant confrontées vont sans doute modifier leurs futurs investissements. Pour elles, cela va bientôt devenir une question de survie. En effet, la nécessité absolue de lutter contre le manque de neige va vite devenir un enjeu primordial. Par conséquent, elles vont devoir continuer à fournir une quantité de neige suffisante. Artificielle ou naturelle. Parfois, cette contrainte va devenir plus importante que de moderniser ou d’agrandir certaines infrastructures. Même si elles sont parfois un peu vétustes. A l’avenir, recourir à des canons à neige va donc engendrer des dépenses de plus en plus importantes. De même que le transport forcé de neige, par camion ou par hélicoptère. Une obligation dictée, entre autres, par le souci de préserver les classes de neige, pendant les vacances scolaires. Une tradition à préserver absolument. D’ailleurs, les maires des stations de montagnes en sont tout à fait conscients. D’où leurs fortes préoccupations actuelles, face au manque d’enneigement.




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