On dirait que le monde de la fonction publique territoriale, c’est un peu comme une grande maison où les gens entrent et sortent. Mais d’où viennent tous ces nouveaux visages ? Et comment sont-ils arrivés là ? On a regardé ça de plus près, et il y a quelques surprises. Saviez-vous que seulement une petite partie des nouveaux arrivants viennent d’une autre administration publique ? C’est assez révélateur de la façon dont les choses se passent.
1. Répartition Des Entrées Dans Les Collectivités Par Statut
Quand on regarde comment les postes s’ouvrent dans les collectivités locales, on voit que les choses sont assez variées. Ce n’est pas juste une seule voie qui mène à un emploi public territorial. En fait, il y a plusieurs manières pour les gens d’arriver dans ces administrations.
Pour mieux comprendre, voici comment ça se présente généralement :
- Les titulaires : Ce sont les fonctionnaires, ceux qui ont un statut permanent. Ils arrivent soit par concours, soit par mutation s’ils viennent d’une autre administration. Mais attention, ils ne représentent pas la majorité des nouvelles recrues.
- Les contractuels mensualisés : Ce groupe est assez important. Ce sont des personnes recrutées pour des missions qui ne sont pas forcément permanentes, mais leur contrat est établi sur une base mensuelle. Ils sont une alternative souvent utilisée.
- Les contractuels horaires : Là, on parle de contrats plus courts, souvent pour des besoins saisonniers ou ponctuels. Les gens sont payés à l’heure. C’est une catégorie qui bouge beaucoup.
- Les emplois aidés : Ce sont des dispositifs un peu particuliers, souvent liés à des politiques d’aide à l’emploi. Ils représentent une petite partie des arrivées.
Ce qu’il faut retenir, c’est que la voie du statut de fonctionnaire n’est pas la seule porte d’entrée. Les collectivités utilisent différentes méthodes pour recruter, et cela a un impact sur la composition de leurs équipes.
2. D’où Viennent Les Titulaires ?
Quand on parle des titulaires qui rejoignent la fonction publique territoriale, il faut savoir qu’ils ne débarquent pas tous de nulle part. En fait, une bonne partie d’entre eux ont déjà une expérience dans le secteur public. On estime que 22% des titulaires qui entrent dans la territoriale provenaient auparavant de contrats mensualisés. Ça montre bien que le chemin vers le statut de titulaire n’est pas toujours direct et passe souvent par une période en tant que contractuel.
Pour comprendre d’où viennent ces nouveaux titulaires, on peut regarder plusieurs parcours possibles :
- Anciens contractuels mensualisés : Comme on l’a vu, c’est une voie assez courante. Ces agents ont déjà fait leurs preuves dans une collectivité et finissent par obtenir le statut de titulaire, soit directement, soit après avoir passé un concours.
- Mutations : Certains titulaires viennent d’autres administrations publiques, que ce soit d’autres collectivités territoriales, de la fonction publique d’État ou hospitalière. Ils changent juste de
3. Contractuels Mensualisés, Une Alternative Fréquente
Quand on regarde les chiffres, on voit que les contractuels mensualisés représentent une part non négligeable des nouvelles recrues dans la territoriale. Ils arrivent juste derrière les titulaires recrutés en externe, ce qui en fait une voie d’accès assez courante pour intégrer la fonction publique locale. C’est une option que les collectivités utilisent pas mal, souvent pour des postes qui ne sont pas forcément pourvus par concours ou pour des besoins qui évoluent.
Ce statut offre une certaine stabilité par rapport aux contrats horaires, car la rémunération est versée chaque mois, comme son nom l’indique. Mais attention, ça ne veut pas dire que c’est un emploi à vie.
Voici ce qu’on observe souvent avec ces contractuels mensualisés :
- Ils constituent une bonne partie des entrées directes, montrant que les collectivités s’appuient sur eux pour leurs effectifs.
- Une partie d’entre eux finit par obtenir un poste de titulaire, que ce soit directement ou après avoir passé un concours. C’est une sorte de tremplin pour certains.
- Cependant, une autre partie quitte la collectivité à la fin de leur contrat, ce qui montre que ce n’est pas toujours une voie vers la stabilité à long terme.
4. Que Deviennent Les Contractuels Mensualisés ?
Une fois leur contrat terminé, qu’advient-il de ces agents mensualisés ? Les chiffres montrent que leur parcours est assez varié. Une bonne partie d’entre eux, environ 37%, parvient à obtenir une titularisation, que ce soit directement ou après avoir passé un concours. C’est une voie d’accès non négligeable à la fonction publique territoriale.
Cependant, il ne faut pas oublier que 55% des contractuels mensualisés quittent la collectivité à la fin de leur contrat. Cela peut signifier plusieurs choses :
- Ils retrouvent un emploi dans le secteur privé.
- Ils intègrent une autre fonction publique (d’État ou hospitalière).
- Ils retournent au chômage.
- Ils changent complètement de voie professionnelle.
Il est aussi intéressant de noter que certains contractuels mensualisés peuvent évoluer vers d’autres statuts au sein même de la fonction publique territoriale, bien que cela soit moins fréquent que la titularisation ou le départ.
Ce statut de contractuel mensualisé semble donc être une porte d’entrée pour certains, mais pas toujours une destination finale. Il offre une expérience précieuse, et pour une part significative, une opportunité de stabiliser sa carrière dans la fonction publique. C’est un peu comme tester le terrain avant de s’engager plus durablement, un peu comme on pourrait le faire avec les véhicules électriques qui gagnent du terrain sur les véhicules à hydrogène dans le secteur automobile.
5. Les Emplois Aidés, Effectifs Marginaux
Les emplois aidés représentent une part vraiment minime des nouvelles recrues dans la fonction publique territoriale. On parle de seulement 3% des entrées externes. Autant dire que ce n’est pas une voie majeure pour intégrer les collectivités, même avec des subventions. Quand ces contrats se terminent, la plupart des personnes concernées quittent la fonction publique territoriale. Seulement une petite fraction, environ 7%, parvient à obtenir un poste de titulaire. D’autres se retrouvent dans des situations moins stables :
- 16% deviennent contractuels horaires, un statut souvent précaire.
- 14% basculent vers un contrat de contractuel mensualisé.
- Et une majorité s’en va complètement.
Ces chiffres montrent bien que les emplois aidés ne constituent pas une solution pérenne pour l’emploi dans les collectivités. Ils servent plutôt de tremplin, mais le plus souvent vers d’autres formes de contrats moins sécurisés ou vers la sortie.
6. Que Deviennent Les Contractuels Horaires ?
Les agents contractuels horaires, souvent recrutés pour des besoins ponctuels comme des remplacements ou des tâches saisonnières, représentent une part importante des entrées et des sorties dans la fonction publique territoriale. On observe que 74% des entrées dans cette catégorie concernent des personnels horaires, qui constituent aussi 67% des sorties. C’est un roulement assez important.
Leur parcours est assez varié :
- 87% quittent la collectivité à la fin de leur contrat. C’est le cas le plus fréquent.
- 3% parviennent à être titularisés, ce qui est une petite proportion.
- 2% retournent vers le statut de contractuel mensualisé, cherchant peut-être une stabilité plus grande.
- 2% sont des allocataires du chômage, ce qui suggère qu’ils n’ont pas trouvé de nouvelle affectation immédiatement.
Ces chiffres montrent que le statut de contractuel horaire est souvent une porte d’entrée temporaire, rarement une voie vers une carrière stable au sein de la fonction publique territoriale. Les missions confiées sont généralement des fonctions d’accueil, d’aide aux enfants dans les centres de loisirs ou d’entretien des locaux. La précarité semble être une caractéristique majeure de ce type de contrat.
7. Contractuels Horaires, La Grande Précarité Généralisée
Quand on parle des agents contractuels payés à l’heure, on touche souvent à la précarité. Ces personnes représentent une part énorme des entrées dans la fonction publique territoriale, mais aussi, et c’est là le truc, une part encore plus grosse des sorties. On parle de 74% des entrées, et 67% des sorties. Ça donne à réfléchir, non ?
Souvent, ces postes sont liés à des besoins ponctuels :
- Des remplacements de courte durée.
- Des renforts pour des périodes spécifiques, comme l’été.
- Des missions d’accueil, d’aide aux enfants dans les centres de loisirs, ou encore l’entretien des locaux.
Leur parcours est rarement stable. La majorité, 87% pour être précis, quitte la collectivité. Une petite partie arrive à se stabiliser : 3% sont titularisés, 6% restent contractuels mais mensualisés, et 2% sont d’anciens allocataires du chômage qui retrouvent une situation. C’est un vrai tourniquet, où la stabilité n’est pas vraiment au rendez-vous. Ces contrats horaires sont souvent la porte d’entrée, mais rarement le chemin vers une carrière pérenne dans la fonction publique.
8. Recrutement Direct De Titulaires, L’exception ?
On pourrait penser que recruter directement des titulaires, c’est-à-dire des personnes qui ont déjà le statut de fonctionnaire, est la voie royale pour entrer dans la fonction publique territoriale. Mais la réalité est un peu plus nuancée. Si la loi prévoit des possibilités de recrutement sans passer par un concours, notamment pour certains métiers techniques ou paramédicaux, ces situations restent assez rares dans la pratique.
En fait, le recrutement direct de titulaires se fait souvent par le biais de ce qu’on appelle le « recrutement sur titre ». Cela permet de nommer des candidats qui possèdent déjà les diplômes ou l’expérience requis, sans avoir à organiser un concours. C’est une porte d’entrée, mais elle n’est pas ouverte à tous les corps de métier.
Voici quelques points à retenir sur ce mode de recrutement :
- C’est une procédure dérogatoire : Elle doit être bien justifiée et ne s’applique pas à toutes les situations. L’idée est de pourvoir un poste quand un concours n’est pas possible ou pertinent.
- Les profils recherchés sont souvent spécifiques : On pense par exemple aux métiers paramédicaux comme les infirmiers, ou à certains postes techniques où les qualifications sont très précises.
- L’adéquation entre le candidat et le poste n’est pas toujours parfaite : Parfois, on voit des personnes avec des diplômes trop élevés pour le poste, ou à l’inverse, pas assez qualifiées. Ça montre que le système n’est pas toujours aussi carré qu’il le devrait.
- Il y a des lauréats de concours qui restent sur le carreau : Même quand on réussit un concours, il n’y a pas de garantie d’être recruté immédiatement. Certains attendent longtemps, ce qui peut être frustrant.
9. La Fiabilité Des Données Statistiques
Quand on parle de chiffres, il faut toujours se demander d’où ils viennent et si on peut vraiment leur faire confiance. Pour cette étude, on a utilisé une base de données assez conséquente, couvrant environ 250 collectivités sur trois ans, avec près de 300 000 collaborateurs rémunérés chaque mois. Ça donne une bonne idée, mais ce n’est pas parfait.
Le souci, c’est que dans la fonction publique, les données ne sont pas toujours collectées de manière uniforme. Parfois, il manque des informations, surtout pour les agents contractuels dans les petites communes ou les établissements publics. Les administrations doivent souvent demander les chiffres aux différentes entités, et tout le monde ne répond pas toujours.
Du coup, on se retrouve avec des données qui ne sont pas toujours à jour. Il arrive que des rapports citent encore des chiffres vieux de plusieurs années, alors que la situation a bien changé. C’est un peu comme essayer de conduire en regardant dans le rétroviseur. Pour avoir une image claire, il faudrait un système qui recueille les informations de façon régulière et obligatoire pour toutes les collectivités.
Sans données fiables, c’est compliqué de vraiment piloter la politique de la fonction publique. On a du mal à savoir exactement combien il y a d’agents, quels sont leurs statuts, et comment ils évoluent. Ça rend difficile la planification et la prise de décisions éclairées. Il faudrait idéalement :
- Mettre en place une obligation pour les employeurs publics de produire un rapport sur leurs effectifs.
- Créer un système annuel pour collecter ces données dans toutes les collectivités.
- Développer des outils pour analyser ces informations et aider à la décision au niveau de la collectivité.
10. Le Parcours Statutaire De Ces Collaborateurs
Quand on parle du parcours statutaire des agents qui arrivent dans la fonction publique territoriale, on voit plusieurs chemins se dessiner. La titularisation, c’est souvent le but recherché, mais ce n’est pas le seul horizon.
Pour ceux qui entrent dans ce monde, voici quelques étapes ou situations qu’ils peuvent rencontrer :
- Passer de contractuel à titulaire : C’est une voie classique. Beaucoup commencent par un contrat, parfois à durée déterminée, et avec le temps, l’expérience et parfois un concours, ils peuvent obtenir un poste de fonctionnaire.
- La mobilité interne : Certains agents, déjà fonctionnaires dans une autre administration (comme l’État ou un autre versant de la fonction publique), rejoignent la territoriale. Ils gardent leur statut mais changent d’environnement de travail.
- Les contractuels qui restent contractuels : Ce n’est pas rare non plus. Certains postes, notamment pour des missions spécifiques ou temporaires, sont pourvus par des contractuels qui renouvelent leurs contrats sans forcément viser la titularisation.
- Les parcours plus courts : Pour d’autres, notamment ceux recrutés sur des postes horaires, le passage est plus rapide. Ils peuvent être là pour une saison ou un remplacement ponctuel, et leur parcours s’arrête souvent à la fin de leur mission. On voit aussi des cas où ils évoluent vers des contrats mensualisés ou, plus rarement, vers la titularisation.
Il faut dire que les règles ont évolué, et aujourd’hui, il y a plus de flexibilité. Mais cela crée aussi des situations variées, où chacun trace sa route selon ses opportunités et ses choix.
Alors, qu’est-ce qu’on retient ?
Au final, on voit bien que la fonction publique territoriale, c’est pas juste une grosse machine avec des fonctionnaires qui font carrière sur des décennies. Ça bouge, ça tourne, et ça attire même du monde d’ailleurs. Le fait que 6% des nouveaux venus viennent d’autres horizons de la fonction publique, ça montre que les passerelles existent et que les gens n’hésitent pas à changer de casquette. C’est une bonne chose, ça amène de nouvelles idées et ça évite que tout le monde fasse la même chose depuis 20 ans. Ça nous donne matière à réfléchir sur la façon dont on gère les carrières et comment on peut encore améliorer ces mouvements entre les différentes branches de la fonction publique.


