Alors, voilà une nouvelle qui pourrait bien changer la donne pour beaucoup d’entre nous : le Conseil national de la commande publique (CNCP) est là. Il remplace l’ancien Observatoire et son but, c’est de mieux organiser et piloter tout ce qui touche aux achats de l’État et des autres organismes publics. C’est un peu comme si on mettait un coup de jeune sur la manière dont l’argent public est dépensé pour acheter des biens et des services. On va voir ce que ça donne concrètement.

Le Conseil National de la Commande Publique Prend Ses Fonctions

C’est officiel, le Conseil National de la Commande Publique (CNCP) vient de prendre ses fonctions en ce début d’année 2026. Cette nouvelle instance a pour but de mieux organiser et diriger la politique d’achat de l’État. Il faut dire que les achats publics représentent une somme considérable, plus de 233 milliards d’euros chaque année, et impliquent un grand nombre d’acteurs. Le CNCP arrive pour mettre de l’ordre dans tout ça.

Une Nouvelle Instance Pour Piloter la Commande Publique

Le CNCP n’est pas sorti de nulle part. Il fait suite à des constats et des recommandations, notamment ceux d’un rapport sénatorial publié en juillet 2025. L’idée est de centraliser et de mieux piloter les achats publics. On parle d’une véritable reprise en main pour que l’argent public soit dépensé de manière plus efficace et avec un meilleur impact.

Successeur de l’Observatoire Économique

Vous connaissiez peut-être l’Observatoire Économique de la Commande Publique (OECP) ? Eh bien, le CNCP prend sa suite. Mais attention, ce n’est pas juste un changement de nom. Le nouveau conseil est pensé pour être plus représentatif de tous ceux qui participent à la commande publique. Il s’agit d’une évolution pour mieux répondre aux enjeux actuels.

Une Gouvernance Partagée

Ce qui est intéressant avec le CNCP, c’est sa manière d’être organisé. Il réunit autour de la table :

  • Les acheteurs de l’État
  • Les acheteurs locaux et ceux de la sécurité sociale
  • Les centrales d’achat
  • Et bien sûr, les fournisseurs
    Cette gouvernance partagée, sous la houlette de la Direction des Achats de l’État (DAE) et de la Direction des Affaires Juridiques (DAJ), vise à créer un dialogue plus constructif et à prendre des décisions plus éclairées pour l’ensemble de l’écosystème.

Les Missions Clés du Nouveau Conseil

Le nouveau Conseil national de la commande publique (CNCP) arrive avec un programme chargé pour transformer la manière dont l’État achète. Il ne s’agit pas juste de paperasse, mais de repenser tout le système pour qu’il soit plus efficace et plus intelligent. L’objectif principal est de mieux piloter la dépense publique, de simplifier les démarches grâce au numérique et de renforcer notre capacité à acheter ce dont nous avons besoin, directement chez nous quand c’est possible.

Voici les grands axes sur lesquels le CNCP va travailler :

  • Améliorer le pilotage stratégique : On veut avoir une vision plus claire de ce que l’État achète. Cela passe par une meilleure analyse des dépenses, comme celles liées aux déplacements professionnels des agents, qui représentent une somme conséquente. L’idée est de trouver des économies et de s’assurer que l’argent public est bien utilisé.
  • Simplifier les procédures par le numérique : Fini les démarches administratives compliquées et interminables. Le CNCP va pousser pour que le numérique rende les choses plus simples, tant pour les acheteurs publics que pour les entreprises qui répondent aux appels d’offres. Cela inclut des outils pour faciliter l’accès des start-ups aux marchés publics.
  • Renforcer la souveraineté des achats : Il s’agit de s’assurer que la France puisse produire et acheter ce qui est essentiel pour son fonctionnement, sans dépendre excessivement de l’étranger. Cela concerne des domaines variés, y compris le soutien à nos agriculteurs via la commande publique et l’accélération de la transition écologique dans nos achats.

Une Représentation Élargie des Acteurs

Réunir Acheteurs Publics et Fournisseurs

Le nouveau Conseil national de la commande publique, c’est avant tout une volonté de rassembler tout le monde autour de la table. Fini le temps où les décisions se prenaient en vase clos. Désormais, acheteurs publics, qu’ils soient de l’État, des collectivités locales ou de la sécurité sociale, échangent directement avec les entreprises qui fournissent les biens et services. Cette approche collaborative est la clé pour mieux comprendre les besoins de chacun et trouver des solutions qui fonctionnent pour tous. On parle ici de plus de 130 000 acheteurs et d’un marché annuel qui pèse des milliards d’euros. Il était temps de mettre tout ce monde en relation.

Des Collèges Thématiques Spécifiques

Pour que les discussions soient vraiment productives, le Conseil s’organise en plusieurs groupes de travail, ou « collèges ». Chaque collège se penche sur un sujet précis. Par exemple, il y a un collège dédié à l’intelligence artificielle dans les achats, un autre qui regarde de près le rôle des centrales d’achat, et encore un autre pour les acheteurs locaux. Ça permet d’aller au fond des choses sans se perdre dans des généralités. C’est un peu comme avoir des équipes spécialisées pour traiter des dossiers complexes.

Inclure les Acheteurs Locaux et de Sécurité Sociale

Avant, on avait parfois l’impression que la commande publique était surtout une affaire de l’État central. Ce n’est plus le cas. Le Conseil fait un effort particulier pour que les acheteurs des régions, des villes, des départements, mais aussi ceux de la sécurité sociale, aient une voix qui porte. Ils représentent une part énorme des achats publics et leurs réalités sur le terrain sont bien différentes de celles des ministères parisiens. Leur présence assure que les règles et les orientations prises tiennent compte de la diversité des territoires et des services publics.

Des Priorités d’Action pour 2026

Optimiser les Achats de Déplacements Professionnels

Le Conseil national de la commande publique (CNCP) lance une mission d’inspection sérieuse pour examiner de près les dépenses liées aux déplacements professionnels des agents publics. On parle quand même de 1,4 milliard d’euros par an, c’est pas rien ! L’idée, c’est de comprendre comment ça marche, de trouver où on peut faire des économies, peut-être en surveillant mieux les entreprises qui nous fournissent des services, et de simplifier les démarches pour les agents. On devrait avoir les premiers retours au printemps.

Accélérer la Transition Écologique des Achats

Le CNCP met les bouchées doubles pour que la commande publique devienne un vrai moteur de la transition écologique. Un comité de pilotage spécifique vient d’être installé pour ça. L’objectif est clair : intégrer davantage les enjeux sociaux et environnementaux dans tous les marchés publics. Ça passe par des choix plus responsables, qui soutiennent une économie plus verte.

Soutenir les Agriculteurs par la Commande Publique

On sait que la loi EGALIM fixe des objectifs pour les achats alimentaires, et bien le CNCP compte bien accélérer les choses pour les atteindre. C’est une façon concrète de soutenir nos agriculteurs, de renforcer notre souveraineté alimentaire et de garantir que l’argent public profite aussi à notre agriculture locale. On veut acheter mieux, et ça inclut nos producteurs.

Professionnaliser l’Expertise en Achat Public

Conseil national de la commande publique et expertise achat public

Pour que la commande publique joue pleinement son rôle de levier économique et stratégique, il faut des personnes compétentes pour gérer les achats. C’est là qu’intervient la professionnalisation. On ne parle pas juste de savoir lire un appel d’offres, mais d’avoir une vraie maîtrise des enjeux.

Le nouveau Conseil National de la Commande Publique met l’accent sur plusieurs points pour monter en compétence :

  • Développer la Formation des Acheteurs : Il s’agit de proposer des parcours de formation plus adaptés aux réalités du terrain. Par exemple, des modules sur les achats responsables ou sur l’utilisation des nouvelles technologies pour simplifier les démarches. L’idée, c’est que chaque acheteur public se sente à l’aise avec les outils et les méthodes actuelles.
  • Certifier les Compétences des Agents : Pour aller plus loin, on envisage de mettre en place des certifications. Cela permettrait de reconnaître officiellement le savoir-faire des agents et de donner un coup de pouce à leur carrière. C’est un peu comme obtenir un diplôme qui prouve que tu maîtrises ton sujet.
  • Valoriser les Métiers de l’Achat : Il faut que les gens sachent que travailler dans les achats publics, ce n’est pas juste de la paperasse. C’est un métier qui demande de l’analyse, de la négociation, et qui a un impact direct sur la qualité des services publics et sur l’économie. On veut rendre ces métiers plus attractifs et reconnus à leur juste valeur.

Dynamiser l’Écosystème de la Commande Publique

Conseil national de la commande publique en réunion.

Le nouveau Conseil national de la commande publique ne se contente pas de regarder vers l’intérieur ; il cherche aussi à ouvrir grand les portes. L’idée, c’est de faire bouger les lignes et de rendre la commande publique plus accessible et plus vivante pour tous. On veut que les entreprises, qu’elles soient grandes ou petites, aient une vraie chance de travailler avec le secteur public. Et pour ça, plusieurs actions sont sur la table.

Faciliter l’Accès des Start-ups

On sait que les jeunes pousses ont souvent du mal à se faire une place. C’est un peu comme essayer de rentrer dans une grosse machine bien huilée. Pour changer ça, on met en place un réseau d’ambassadeurs. Ces personnes, présentes dans les ministères, vont aider concrètement les start-ups à comprendre comment fonctionne la commande publique et à y participer. L’objectif est simple : que l’innovation française trouve plus facilement sa place dans nos achats. On veut que ces entreprises dynamiques puissent proposer leurs solutions sans se perdre dans les méandres administratifs.

Mettre en Place un Dialogue Renforcé

Il ne suffit pas d’ouvrir les portes, il faut aussi parler. Le Conseil veut créer un vrai canal de discussion entre ceux qui achètent et ceux qui vendent. Ça veut dire organiser plus de rencontres, des échanges réguliers pour comprendre les besoins de chacun. On veut que les entreprises puissent donner leur avis sur les marchés publics, signaler ce qui fonctionne bien et ce qui pourrait être amélioré. C’est une démarche qui vise à construire une relation de confiance et à mieux adapter les marchés aux réalités économiques.

Enquêter sur la Satisfaction des Fournisseurs

Comment savoir si on fait du bon travail si on ne demande pas l’avis des principaux concernés ? C’est pour ça qu’une grande enquête nationale va être lancée. Elle s’adressera directement aux fournisseurs pour recueillir leurs impressions sur la commande publique. Qu’est-ce qui est clair ? Qu’est-ce qui est compliqué ? Où sont les points de friction ? Les résultats de cette enquête serviront ensuite à ajuster les pratiques et à rendre le système plus fluide et plus juste pour tout le monde. C’est une démarche qui montre qu’on prend au sérieux le retour d’expérience des entreprises qui travaillent avec l’État.

Pour conclure

Voilà, le Conseil national de la commande publique est lancé. Il remplace l’ancien observatoire et se veut plus large, réunissant tout le monde : ceux qui achètent pour l’État, ceux qui achètent pour les régions, la sécurité sociale, les centrales d’achat, et même les entreprises qui vendent. L’idée, c’est de mieux gérer les 233 milliards d’euros dépensés chaque année. On va essayer de simplifier les choses, surtout avec le numérique, et de s’assurer qu’on achète ce qu’il faut pour la France. Il y a déjà des plans pour regarder de près les frais de déplacement des fonctionnaires, par exemple. On verra bien si ça change vraiment la donne, mais en tout cas, ça bouge dans le monde des achats publics.